<![CDATA[Arabdiou]]> http://observateur.dzblog.com Arabdiou fr Thu, 24 Jul 2008 00:08:58 GMT Thu, 24 Jul 2008 00:08:58 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Les colonisables Le sous développement. Le sous développement.]]> http://observateur.dzblog.com/article-249039.html    Le sous développement.

 

 

« Après chaque Révolution,les masses,un moment maîtresses

 

 de la rue,retombent toujours,l’ordre revenu ,à leurs rangs

 

 de subordonnés »

 

                                        J.Sépulcre

 

Nous avons beau pérorer à qui veut nous entendre ,que nous sommes beaux grands et patati et patata, mais l’arbre se reconnaît a ses fruits .Lorsqu’on  jette sans complaisance un regard critique sur notre passé récent,il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser ,du moins dans la phase de l’après indépendance.

 

130 années d’occupation française nous coûta des tonnes de misère prix de notre retard d’alors ,puisque les français débarquèrent chez nous avec une facilité déconcertante. Arrivés a la porte de la casbah baptisée depuis Fort l’empereur les généraux Françaix ordonnèrent au Dey de se rendre .Il s’exécuta  sans rechigner en remettent les clef de la ville et surtout ceux du  fabuleux trésor public, en échange d’une clémence dans le déshonneur. La soldatesque française obtint ensuite  quartier libre, pour le pillage et les viols sans oublier les massacres dans une totale impunité. Ce n’est que tardivement que des chefs de tributs se mirent a se concerter entre autres a Tamenfouste pour  endiguer le flot des envahisseurs ;vainement. Cela dura jusqu’à la capitulation de l’Emir Abdelkader.

 

Il fallut plus d’un siècle empreint de flots de larmes et de sang ,de soulèvements avortés pour imposer enfin l’indispensable et réelle prise de conscience rendant insupportable ,la condition humiliante de colonisé. La somme d’échecs et de coups reçus servirent  de vaccins  contre toute défaillance en matière de stratégie de combat  ,illustrant de manière éclatante notre aptitude et notre détermination a nous libérer .

 

Apres 130 années d’épreuves cruelles mais combien instructives, nous n’étions plus colonisable. .Mais  de la conquête  de notre indépendance a la Révolution pronée pour le développement du pays, il y a loin de la coupe aux lèvres..

 

Des le 19 mars 1962,les fissures apparurent dans la cuirasse .L’Algérie prit la tangente du déclin non  pas a cause de certains dirigeants, mais d’abord à cause  du manque de l’indispensable formation politico culturelle vitale pour aller de l’avant. Quant a ce qui nous gouvernent,‘Chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite.

 

Faute de maturité les mots démocratie ,socialisme .islamisme,libéralisme ne furent que des mots ;des slogans creux sans effet notable sur le développement du pays. Toutes ces idéologies furent instrumentalisés comme des tremplins par une oligarchie qui consolida progressivement ses assises  sous le regard  indifférent d’une population sans repères échaudée et frustrée au plus haut point. Le nihilisme ambiant que nous espérons provisoire émane de déceptions suite aux multiples discours ronflants sur le socialisme ,le moudjahidisme,l’islamisme et aujourd’hui le libéralisme vidés de leurs contenus positifs. Cela mène droit contre le mur. La révolte couve. Ce n’est pas un hasard si pour un oui ou pour un nom des émeutes éclatent. Dans une révolte,c’est toujours les lampistes bougres qui payent l’addition,dans l’attente d’une vraie Révolution Cela n’incite guère a l’optimisme. Sah !OUELA LALLA ?

 

                                                   Mohamed Arabdiou

 

« Rouhi ya zair Rohi tadhiya

 

El kalb elihabek Rani nekouih

 

Daout lejded Rahik akouiya

 

Djmii men taada Rahi tedih”

 

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Thu, 24 Jul 2008 00:08:58 GMT http://observateur.dzblog.com/article-249039.html
ca sent la poudre!v http://observateur.dzblog.com/article-248964.html Bush menace,l’Iran résiste..

 

L’Iran est elle menacée  par l’Amérique de monsieur Bush. ?L’envoie de Burns émissaire auprès  de Saulana représentant européen pour discuter avec les iraniens n’avait rien d’une main tendue. C’est une manoeuvre cousue de fil blanc n destinée , non pas a convaincre la partie adverse, mais pour convaincre encore une fois le peuple américain de la justesse  d’une agression éventuelle du pays des ayatollahs fondé  sur un grossier mensonge.

 

La réalité qui saute aux yeux ,est que l’actuel locataire de la maison blanche  comme bien d’autres, n’est que l’exécutant des basses œuvres du lobbies sioniste. Israël veut réduire le monde arabe en micro Etats face auxquels il paraîtrait grand. Il croit pouvoir nous réduire en peuplades  ignorante particulièrement en matière de défense. N’est ce pas lui qui poussa Bush a détruire l’Irak au prix d’un désastre économique pour le peuple américains ? Le pays de Saddam n’avait jamais refusé de pétrole aux USA mais IL  faisait partie du Front du refus , d’où la campagne médiatique pour le diaboliser au prix d’accusations infondées. D’autres pays comme la Syrie et L’Iran sont depuis belle lurette dans le collimateur de l’appareil sioniste qui dicte aux dirigeants américain la ligne à suivre d’abord pour les intérêts d’Israël .Bush  ne s’est il pas surpassé  a la Knesset ,lors du soixantième anniversaire de l’occupation de la Palestinien en pérorant que 320 millions d’américains sont aux cotés d’Israel. ?. Son excès de zèle le poussera  jusqu’à menacer l’Iran  sous la fausse accusation de fabriquer  cette bombe que l’on offre généreusement a Israël. Alors que les iraniens ont prouvé qu’il ne visait qu’a fabriquer de l’énergie  nucléaire en prévision de l’après pétrole, sous contrôle de l’AIEA.

 

Monsieur Bush et une partie des dirigeants Européens voudraient a présent nous interdire de fabriquer ce combustible dont ils voudraient garder le monopole  Ils sont prêts a nous installer des centrales  nucléaires a coups de milliards de dollars a condition de nous approvisionner en combustible chez eux, puisqu’ils veulent interdire a l’Iran (ce qui constituerait un précédent lourd de menaces) de maîtriser la technologie d’enrichissement de l’uranium. C’est a peine s’ils ne nous contestent pas le droit de faire des études en math physique  chimie biologie. S’ils tolèrent a nos enfants d’étudier c’est pour nous piquer tous les cadres compétents .En Irak ou les israéliens sont  comme chez eux les  cadres de valeurs ont été soit récupérés soit liquidés sans autre forme de procès.

 

De par sa position géographique sur la route du pétrole, l’Iran peut s’avérer  un os bien plus dur que celui de l’Irak, pour Israël, les USA et autres affidés occidentaux .En cas d’agression,il ne ferait pas bon de vivre dans les pays  ou des dirigeants arabes ‘modérés’ offrent des bases militaires aux troupes américaines. Sah !OUELA LALLA ?

 

                                                                   Mohamed Arabdiou

 

 

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Wed, 23 Jul 2008 02:02:31 GMT http://observateur.dzblog.com/article-248964.html
Lesous développement?Le sous développementLe sous développement http://observateur.dzblog.com/article-248348.html Le sous développement

 

 

Sommes nous condamnés au sous développement ?Ne sommes nous qu’un pays arriéré qui  a du gaz et un  peu de pétrole ?La  manifestation  bruyante pour ne pas dire plus de certains agriculteurs illustre encore une fois la sempiternelle absence de cohésion dans la gouvernance de ce pays. Ce serait trop facile  de ne s’en prendre qu’aux dirigeants du pays alors que nous avons tous notre part de responsabilité a laquelle nous essayons souvent de nous soustraire en montrant ‘les autres’ du doigt.

 

Tout le monde se souvient de la dernière pénurie de pommes de terre qui fit grimper son prix au point de le faire rivaliser avec celui des fruits exotiques .

 

Le gouvernement prit des mesures rapides et adéquats pour combler cette lacune par l’importation et des  mesures incitatives en faveur des producteurs de tubercules Le résultats ne se fit pas attendre ,à la grande satisfaction des pères et mères de familles qui virent le prix de ce produit de première nécessité revenir à portée de leurs bourses.

 

Il a suffit d’une petite surproduction pour tomber dans le travers inverse et aussi négatif .L’effondrement du prix signifie la ruine de ceux qui répondirent positivement aux autorités compétentes  pour produire d’avantage .

 

Après avoir régulé le marché en prenant des  mesures contre la hausse excessive, par l’importation et une stimulation de la production nationale ,l’effondrement des prix imposa encore une fois l’intervention du gouvernement pour réguler le marché en prenant en charge l’excédent de production.

 

Le hic , ce fut lorsque certaines propriétaires des ères de stockage se mirent à faire ce qui ressemble a  du chantage en refusant de réceptionner la marchandise sous de fallacieux prétextes afin de l’acheter a très bas prix et la conserver eux même. Cette manœuvre provoqua évidemment la colère de certains producteurs qui ripostèrent bruyamment hier du coté de Bouira en ptotestant afin d’attirer l’attention des Pouvoirs publics.

 

Faut il réquisitionner d’office tous les locaux spécialisés moyennant une juste rétribution ? Dans l’affirmative,cela ne risque t il pas de décourager les propriétaires de ces locaux équipés a cet effet pour  se détourner de cette activité ? La solution serait au juste milieu. L’Etat doit disposer de ses propres ères de stockage de sécurité, tout imposant  une certaines discipline chez les conserveur professionnels afin d’écarter les brebis galleuses

 

D’autre part, la conservation dans des caves appropriées (degré de luminosité ,température,taux d’humidité etc )est une nécessité vitale mais elle n’est pas seule, pour réguler le marché Il est urgent pour l’Etat de créer une ou des entreprises de transformation de la pomme de terre  en poudre mousseline très demandé chez nous comme a l’exportation. Cette poudre déshydratée se conserve beaucoup plus longtemps que les tubercules crues. C’est un créneau porteur  qui devrait intéresser des industriels  honnêtes à ne pas confondre avec les charognards de tout acabit.

 

En ce domaine aussi, l’Etat doit prévenir tout forme de chantage  en créant des entreprises de sécurités prêts a intervenir .Tout le monde trouverait son compte tout en sauvegardant la paix sociale .Sah !..OUELA LALLA ?

 

                                                    Mohamed Arabdiou

 

 

  

     

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Tue, 15 Jul 2008 11:18:11 GMT http://observateur.dzblog.com/article-248348.html
Le nouvel impérialisme http://observateur.dzblog.com/article-248328.html La tentation néo-impériale des Etats-Unis d’Amérique (1/2)

L’exemple par le Moyen-Orient

Par Willy Beauvallet
jeudi 10 juillet 2008

Au moment où le livre blanc de la sécurité nationale présenté par Nicolas Sarkozy et l’ambition d’une prochaine réintégration de la France dans l’OTAN semblent confirmer l’alignement progressif de ce pays sur la diplomatie américaine et notamment sur ses perspectives guerrières, il n’est pas inutile de revenir sur les mutations récentes de la puissance américaine et ses conséquences sur le Moyen-Orient.

La fin de la guerre froide a profondément bouleversé le monde contemporain. La bipolarité structurante des relations internationales, organisée autour d’un double leadership concurrent soviétique et états-unien, a laissé place à un ordre incertain, dans lequel les Etats-Unis (USA) occupent la position de l’unique superpuissance. Le 11 septembre 2001 constitue l’évènement qui va révéler le tournant de la posture américaine dans les relations internationales. Après avoir privilégiées un multilatéralisme au sein duquel elles exerçaient leadership régulé de l’extérieur, les autorités de ce pays ont progressivement glissé en effet, à partir de 1994, vers une posture unilatérale.

Les attentats du 11 septembre ont accéléré ce glissement, comme en témoigne l’adoption de la nouvelle doctrine de sécurité nationale, axée sur la justification des « guerres préventives ». Au regard des procédés mis en œuvre par les autorités américaines à la suite des attaques menées sur New-York et leur capitale, on peut même se demander à quel point ce glissement ne s’apparente pas à une « tentation impériale », c’est-à-dire à la volonté de construire un ordre mondial fondé sur l’exercice autorégulé de la puissance dominante. Les actions menées au Moyen-Orient (entendu ici comme la région s’étendant de l’Egypte au Pakistan) depuis septembre 2001 constituent l’exemple type de cette « tentation impériale » dont on souhaiterait ici préciser quelques unes des conséquences.

Le tournant impérial de la politique étrangère des Etats-Unis d’Amérique

L’hypothèse d’un tournant impérial de la politique étrangère états-unienne au Moyen-Orient se fonde sur un certain nombre de constats que l’on peut résumer de la façon suivante : une volonté caractérisée de s’émanciper des contraintes juridiques internationales que les USA ont pourtant contribué à construire (A) ; la perception de contraintes économiques fortes en provenance du Moyen-Orient, justifiant une tentative de mise sous tutelle de la région (B) ; la réactivation d’un discours justificateur à prétention universaliste (C).

Une volonté claire de s’émanciper des contraintes juridiques internationales

Les Etats-Unis sont à l’origine de la création d’un nouveau système de régulation des relations internationales, conçu au sortir de la seconde guerre mondiale. L’Organisation des Nations unies (ONU) était sensée y occuper une position centrale. En partie paralysé durant la guerre froide, ce système s’est cependant développé à sa marge, via l’adoption de traités limitant les armements et assurant le maintien de l’équilibre des puissances américaines et soviétiques. C’est l’objet des traités SALT I et II (Strategic Arms Limitation Talks) de 1972 et 1979, du traité de non prolifération de 1968 (dit TNP) ou encore du traité ABM (Anti Balistic Missiles) signé en 1972. Ce système de sécurité a été réactivé à partir de 1988, au sortir de la guerre froide.

Le développement des actions de l’ONU, la multiplication des traités multilatéraux et le renforcement des organisations internationales en sont les principales manifestations : renforcement de l’Union européenne et de divers dispositifs régionaux en Amérique du Sud ou en Asie, création de l’organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994, signature du protocole de Kyoto en 1997, adoption du traité relatif à la création d’une Cour pénale internationale (CPI) la même année, adoption de nouveaux traités de limitation des armements entre 1988 et 1999, etc.

A partir du milieu des années 1990, les USA semblent vouloir s’émanciper de ces contraintes. Dans la seconde moitié des années 1990, les autorités américaines refusent de signer le protocole de Kyoto relatif à la réduction des gaz à effets de serre, le traité relatif à la CPI visant la répression des crimes contre l’humanité ou encore le traité visant à l’interdiction des mines antipersonnelles. En 2002, le président George W. Bush retire les USA du traité ABM en relançant le projet un temps baptisé « guerre des étoiles », qui vise à protéger le territoire américain des missiles intercontinentaux. Vis-à-vis de l’ONU, les procédures utilisées se font, là aussi, de plus en plus problématiques. Les bombardements de la Serbie par l’OTAN, de l’Afghanistan ou de l’Irak se font sans autorisation préalable du Conseil de sécurité.

La nouvelle doctrine de sécurité nationale, dite de « guerre préventive », autorisant une agression armée contre un Etat tiers sur le seul soupçon d’activités potentiellement hostiles de la part de cet Etat - et ce en dehors de l’autorisation expresse des Nations unies - constitue une remise en cause importante de la charte des Nations unies[1]. Les nouvelles doctrines militaires, fondées sur l’usage intensif des bombardements aériens sur des cibles tant militaires que civiles[2], sont contraires aux conventions de Genève, de même que les nouvelles pratiques mises en œuvre à l’égard des prisonniers de guerre (prison extraterritoriale de Guantanamo ; externalisation de la torture, etc.).

Enfin, alors qu’ils exigent un respect pointilleux des dispositifs internationaux par leurs opposants (l’Iran ou la Corée du Nord), le peu d’empressement des Etats-Unis à faire respecter les résolutions de l’ONU, ou différents dispositifs du droit international (comme le traité de non prolifération), par leurs alliés, est patent. Le cas d’Israël étant, en ce qui concerne le Moyen-Orient, l’un des cas les plus évidents (non application des nombreuses résolutions onusiennes enjoignant l’Etat israélien de se conformer à ses obligations internationales ; violation graves des conventions de Genève relatives au droit humanitaire et à la protection des personnes sous occupation ou encore des pactes internationaux de 1966, etc.)[3].

De la part de la principale puissance de la planète, ces pratiques traduisent une volonté d’émancipation des consensus internationaux et de mécanismes régulateurs qui n’ont pourtant de crédibilité que dans la mesure où ils s’appliquent aux grandes puissances. C’est à la condition de leur propre soumission à ces dispositifs que ces dernières peuvent en exiger, voire en garantir, le respect par les autres Etats.

La notion « d’Etats voyous », utilisés par les USA pour dénoncer et isoler les Etats hostiles à l’ordre international, n’a plus guère de crédibilité dès lors que celui qu’on présentait en 1990 comme le « gendarme du monde » ne respecte pas les dispositions de ce même droit international. Il n’est d’ailleurs pas anodin que, en ce qui concerne le refus de signer les traités relatifs à l’interdiction des mines antipersonnelles ou à l’instauration d’une Cour pénale internationale, les USA se soient retrouvés aux côtés de ces mêmes Etats qu’ils dénoncent comme « voyous »[4].

La perception de contraintes économiques fortes justifiant la tentative d’un contrôle direct du Moyen-Orient

Les évolutions de la politique étrangère américaine ne sont pas dissociables de deux éléments complémentaires qui structurent les nouvelles perceptions américaines de sécurité. Tout d’abord, elles sont consécutives de la disparition, même momentanée, de la seule puissance capable de rivaliser avec la leur et par conséquent de la contenir. Dès lors, l’un des enjeux pour l’appareil d’Etat américain reste bien de faire en sorte d’empêcher la résurgence d’une puissance rivale et de conserver ainsi son avantage stratégique. Aux USA, la perception des enjeux de sécurité est ensuite dominée par la conscience d’une dépendance très forte de l’économie américaine vis-à-vis des approvisionnements énergétiques en provenance du Moyen-Orient et d’Asie centrale (Golfe Persique et Mer Caspienne), c’est-à-dire des pays qui détiennent ces matières premières.

Parallèlement à l’épuisement des ressources nationales, le taux de dépendance énergétique du pays s’accroît en effet de façon continuelle depuis 1970 (52% en 2001 contre 64% en 2020)[5]. Dans le même temps, la raréfaction des gisements pétroliers accroît la dépendance vis-à-vis des pays du Golfe et de la Mer Caspienne , ces deux régions étant évaluées comme détenant les principales ressources de gaz et de pétrole. A cela, s’ajoute la montée de rivaux énergétiques, telle la Chine , connue pour ses besoins croissants en matières fossiles. La Chine est elle-même engagée dans une démarche d’élargissement et de sécurisation de ses approvisionnements énergétiques. Deux éléments se conjuguent donc depuis 1991 : la conscience d’une dépendance très forte des USA vis-à-vis du Moyen-Orient, lequel occupe une place centrale dans la perception des intérêts fondamentaux américains ; l’absence de rival stratégique dans cette région du monde, autorisant la mise en œuvre d’entreprises militaires et politiques de grande envergure.

Ainsi s’opère dès 1991 avec la première guerre d’Irak, et plus encore depuis 2001, une véritable révolution géopolitique : jouant sur la désagrégation de l’URSS en Asie centrale, l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan, l’alliance avec Israël et les monarchies du Golfe, les Etats-Unis opèrent un repositionnement spectaculaire de leurs troupes autour du Golfe et de la Caspienne. En Asie centrale, la « guerre contre le terrorisme » a permis de mettre en place un dispositif d’encerclement de la Mer Caspienne et de ses ressources gazifières mais aussi de la Russie , de la Chine et de l’Iran (présence de troupes au Pakistan, en Afghanistan, au Tadjikistan, au Kirghizstan, en Ouzbékistan, en Azerbaïdjan).

La position centrale de l’Irak dans l’échiquier géopolitique proche-oriental, l’importance de ses ressources pétrolières et la proie facile qu’il constituait en 2003 (après une guerre et un embargo dévastateurs) en faisaient, par ailleurs, une cible de premier choix. Le contrôle de ce pays par les USA permet en effet d’isoler l’Iran et la Syrie (deux régimes perçus comme hostiles, en particulier envers Israël), de contrôler d’importantes ressources pétrolières, de faire contrepoids au puissant allié saoudien et de contrôler l’OPEP de l’intérieur.

Ce repositionnement militaire s’accompagne par ailleurs d’une volonté affichée de « remodeler le Moyen-Orient », c’est-à-dire de modifier en profondeur ses équilibres politiques, voire les frontières des Etats qui le constituent. C’est ce projet que Georges Bush désigne sous le terme de « Grand Moyen-Orient »[6]. Tout un courant intellectuel, très influent chez les néoconservateurs, prônait effectivement la création de nouveaux Etats, issus de l’éclatement des Etats actuels - en particulier de l’Irak, de la Syrie et du Liban, sur des bases ethnico-religieuses (sunnites, chiites, chrétiens, etc.)[7]. Ces projets répondent en cela à des grilles de lecture communautaires ou religieuses de la réalité moyen-orientale : on surdimensionne l’importance des clivages intercommunautaires au détriment, par exemple, des sentiments nationaux ou des clivages sociaux.

Dans ce cadre, l’Irak ou le Liban ne sont plus appréhendés que comme une juxtaposition de groupes ethnico-religieux voués à une séparation qu’il convient alors d’accélérer en entretenant l’agitation confessionnelle ou séparatiste. C’est le sens de la notion « d’instabilité constructive » en vogue chez les néoconservateurs[8]. Les pratiques américaines contemporaines à l’égard du Moyen-Orient rejoignent en grande partie, en ce sens, celles des empires coloniaux britanniques et français à la veille de la première guerre mondiale[9].

Les repositionnements effectués dès 1991 et plus encore après les attentats du 11 septembre s’inscrivent donc dans une offensive géopolitique de grande envergure qui se fait néanmoins au mépris de principes essentiels du droit international : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, l’intangibilité des frontières existantes, la prohibition des opérations militaires unilatérales, etc. Ils ne peuvent donc s’effectuer sans la mobilisation d’un discours visant à les justifier et à leur conférer un caractère vertueux.

Les différents registres de justification mobilisés

Le troisième élément permettant d’accréditer la thèse d’une « tentation impériale » réside dans la nature et le contenu des registres discursifs utilisés pour légitimer, ou normaliser, les processus décrits plus haut. Ces registres sont de deux ordres principalement : la thématique de la « lutte contre le terrorisme » ; la promotion de la « démocratie » et des idéaux américains, eux-mêmes appréhendés comme universels.

La « lutte contre le terrorisme » a pour objet de justifier les interventions militaires sur un plan sécuritaire et moral (lutter contre le terrorisme, c’est lutter contre le mal mais aussi œuvrer pour la protection des populations civiles) tout en permettant de s’extraire des obligations internationales relatives au droit de la guerre et au traitement des combattants faits prisonniers[10]. Ce registre n’est pas nouveau. Récemment, il a été mobilisé par la Russie à l’encontre des mouvements tchétchènes ou encore par Ariel Sharon à l’encontre des mouvements palestiniens.

La notion de guerre au terrorisme se fonde sur des faits réels (les actes de terreur à l’encontre de population civile des pays en question) mais fonctionne en fait de manière extensive et totalisante. Elle aboutit d’une part à disqualifier l’ensemble des mouvements opposés au pays qui mobilise ce registre (c’est-à-dire tous les mouvements palestiniens ou Tchétchènes) et d’autre part à faire abstraction des conditions concrètes de production de la violence politique dans un contexte donné (l’occupation de la Cisjordanie ou de Gaza ; l’oppression soviétique puis russe sur la Tchétchénie ).

Elle aboutit ainsi à disqualifier, non pas seulement les formes ou moyens d’une opposition à un projet politique ou militaire donné, mais le principe même de cette opposition[11]. C’est en ce sens qu’elle fonctionne comme registre idéologique. Telle qu’elle est utilisée, la notion de « terrorisme » est un donc un concept « fourre-tout » pour reprendre les termes d’A. Joxe, sans profondeur analytique.

Les documents officiels américains font par exemple abstraction des profondes différences de nature et de pratiques existant entre, d’une part les manifestations de résistances territoriales et nationales bénéficiant d’important soutiens sociaux et maîtrisables par la négociation internationale (la résistance à l’occupation israélienne des territoires occupés par le Hamas ; la résistance aux prétentions israéliennes sur le Liban par le Hezbollah), et d’autre part l’expression d’une lutte radicale, sectaire et déterritorialisée contre les offensives occidentales sur le Moyen-Orient depuis 1991, non maîtrisable par le biais classique de la négociation interétatiques (le cas Alqaida ou Fatah-Al-Islam au Liban)[12].

La « promotion de la démocratie » renvoie à une rhétorique en apparence plus positive. Ce registre fonctionne cependant à l’image des entreprises coloniales du XIXème siècle, en justifiant une entreprise politique ou militaire par le recours à des idéaux à prétention universaliste : les guerres contemporaines se font au nom de la « démocratie » et de la « liberté » comme les guerres coloniales se faisaient au nom de la « civilisation » il y a quelques dizaines d’années. Le registre est en réalité profondément ethnocentrique, opérant un double réductionnisme : les entités dominantes sont parées de toutes les vertus tandis que les entités dominées ne sont perçues qu’en négatif. Renvoyé dans de nombreux discours à une réalité à la fois artificielle et caricaturale, la perception de l’Islam apparaît de ce point de vue comme un exemple typique de ces processus.

Aux Etats-Unis et dans d’autres Etats occidentaux, la résurgence des discours à la fois impériaux et messianiques (le droit et le devoir de dominer des entités pour leur bien et au nom de la supériorité morale de l’entité dominante) depuis les années 1980 est en ce sens caractéristique[13]. Ils rappellent, sur des bases différentes, les mécanismes de l’impérialisme européen, lui-même justifié au nom du « fardeau de l’homme blanc ».

Ce sont ces proximités entre l’impérialisme européen des XIXème et XXème siècle et les perspectives actuelles de la politique américaine au Moyen-Orient qui justifient à son égard le terme de « néo-impérialisme ». Si ce tournant néo-impérial de la politique étrangère des Etats-Unis apparaît donc comme une réalité palpable, particulièrement au Moyen-Orient, elle n’est cependant pas sans soulever un certain nombre de problèmes et de conséquences sur lesquelles nous allons maintenant nous attarder.



[1] On se reportera par exemple au texte de J. Torreiro et D. Nanopoulos, « La doctrine américaine de guerre préventive : une approche juridique et sociologique », in Hauger Sébastien (dir.), Nature, Société, Technologie : Le décryptage du réel par les nouveaux chercheurs, Paris, Vuibert, 2005, p. 23-46.

[2] Ces doctrines ont été mises en ouvre lors du bombardement de l’Irak ou encore du Liban par Israël au cours de l’été 2006.

 

[3] Voir par exemple, sur les pactes internationaux de 1966, M. Mendès-France, « Droits des peuples, droits humains face au nouvel ordre mondial », http://www.france-palestine.org/imprimersans.php3 ?id_article=832. Du même auteur, on lira avec intérêt, depuis le site de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), la plainte déposée par l’UJFP et le Centre d’information alternative (AIC) de Jérusalem auprès du procureur de la Cour pénale internationale contre les crimes de guerre commis par l’armée israélienne au Liban en 2006. http://www.ujfp.org/modules/news/article.php ?storyid=226

 

[4] Voir à ce propos les développements de N. Guyatt, Encore un siècle américain ?, Enjeux Planète, 2002

 

[5] “Our projected growing dependence on oil imports is a serious long-term challenge. economic security and that of our trading partners will remain closely tied to global oil market developments. Without a change in current policy, the share of oil demand met by net imports is projected to increase from 52 percent in 2000 to 64 percent in 2020”, National Energy Policy, Report on the National Energy Policy Group, http://www.whitehouse.gov/energy/National-Energy-Policy.pdf, May 2001, p.27.

 

[6] Cf. le discours de G. Bush le 9 mai 2003, http://www.whitehouse.gov/news/releases/2003/05/20030509-11.html En juillet 2006, au cours de la guerre entre Israël et le Hezbollah, C. Rice affirmait qu’il s’agissait là de « l’accouchement douloureux » de ce nouveau Moyen-Orient. Cf. G. Corm, Le proche orient éclaté, Paris, Folio, 2007.

 

[7] Des auteurs tels Nathan Sharansky et Bernard Lewis.

 

[8] Voir par exemple W. Charara, « Instabilité constructive », Le Monde Diplomatique, juillet 2005.

 

[9] Pour mieux la contrôler, ces dernières avaient en effet organisé un bouleversement politique de la région à partir de deux objectifs : organiser le dépeçage de l’Empire ottoman qui la contrôlait jusqu’alors ; empêcher la constitution d’un grand royaume arabe en favorisant l’éclatement de la zone en multiples Etats plus ou moins fortement opposés les uns aux autres et structurellement dépendants des puissances tutélaires.

 

[10] En effet, les prisonniers étant considérés comme « terroristes », ils ne bénéficient pas des protections et régimes très particuliers réservés aux prisonniers de guerre. C’est l’origine de la prison de Guantanamo.

 

[11] Les organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme, tel Human Right Watch aux Etats-Unis tendent au contraire à faire un usage restrictif de la notion de terrorisme. Ces organisations dénoncent toute violence visant aveuglement les civils, sans pour autant juger de la légitimité des causes politiques en question. Les rapports de ces organisations n’épargnent d’ailleurs ni les mouvements de guérillas, ni les armées régulières.

 

[12] Voir le Rapport sur le terrorisme dans le monde 2001 du département d’Etat américain, reproduit dans l’article « les 7 Etats qualifiés par les Etats-Unis de commanditaires du terrorisme » du Monde Diplomatique. Alain Joxe note que, en amalgament des situations extrêmement diverses, elle permet de faire abstraction des processus (comme l’occupation ou encore la désagrégation des structures étatiques) générateur de la violence politique. Toujours selon cet auteur, la notion de « terrorisme » permet aussi d’éviter de distinguer entre différentes formes de violence politique extrême qui, pour certaines, relèvent moins du « terrorisme » que « d’actes de guerre ». Enfin, elle évite de souligner le fait que les actes terroristes ainsi redéfinis (c’est-à-dire les actes visant des civils de façon indiscriminée) furent aussi et sont toujours le fait des Etats ou armées occidentaux. A. Joxe, « Un concept fourre-tout : le terrorisme », Le Monde Diplomatique, Avril 1996.

 

[13] Cf. P. Golub, « Rêves d’Empire de l’administration américaine », Le Monde Diplomatique, juillet 2001.

 

  reproduit de oumma .com

 

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Mon, 14 Jul 2008 23:15:09 GMT http://observateur.dzblog.com/article-248328.html
C harly Habdo emasculés? http://observateur.dzblog.com/article-248158.html Val monte au créneau contre Siné, le traitant d’antisémite !

 

Publié le 11-07-2008

 

 

Siné, dessinateur de Charlie Hebdo, était attendu au tournant depuis longtemps, par son directeur de publication, Philippe Val, bien connu pour d’être plutôt un adepte de la pensée unique et du "choc des civilisations", qu’un contestataire. Ce dernier vient de décréter que Siné est une "ordure", qu’il aurait tenu des propos "antisémites" dans son journal et qu’il doit s’excuser, pour un commentaire sur Sarkozy junior !

 

Siné a écrit :

 

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

 

Bien sûr, il est de meilleur ton de se moquer des arabes, de leur religion, de faire des gorges chaudes d’une histoire privée d’annulation de mariage, que de d’ironiser sur ceux qui sont touchés par la révélation de la foi juive.

 

Le fait de dire qu’il est souvent bien vu dans le contexte français actuel d’être judéophile, voire de se trouver des racines juives, n’a pourtant rien d’antisémite. C’est une réalité de notre époque, même si le lobby pro-israélien continue à présenter les juifs en France comme des victimes, qui devraient rapidement rejoindre Israël pour se mettre aux abris !

 

Ci-dessous l’article de Marianne qui indique que le reste de la rédaction de Charlie hebdo ne semble pas briller par son courage face aux attaques que Val lance contre Siné.

 

Charlie Hebdo : fini de rire !

 

Philippe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, qualifie d’antisémite un article publié dans son propre journal. Entre autres joyeusetés…

 

Hara-Kiri, ancêtre de Charlie... le bon vieux temps ? A lire Charlie hebdo, comme ça, avec les petits dessins rigolos et les vannes à toutes les pages, on se dit que c’est un journal où ils doivent bien se marrer. Pourtant, il suffisait, paraît-il, d’assister à la conférence de rédaction de jeudi dernier pour comprendre que… pas du tout. Ambiance pourrie, cafés tièdes et réparties qui tombent à l’eau. Explication : deux jours avant, Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Obs, dénonce sur RTL « un article antisémite dans un journal qui ne l’est pas ». Il fait référence à la chronique du dessinateur Siné, « vétéran » de l’hebdo satirique. A l’antenne, il explique que Philippe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, « insoupçonnable d’antisémitisme » et même « considéré par certains comme philosémite », fera, dans le prochain numéro, « un éditorial pour expliquer que Siné est une ordure ».

 

Quand Charlie fait son auto-procès

 

Jeudi donc, gros malaise à la rédaction de Charlie. Finie la joyeuse impertinence et la belle unité du procès des caricatures, on oscille entre murmures réprobateurs et embarras. « Siné a peut-être été un peu trop loin… », reconnaît, off, un dessinateur. « Le problème, c’est qu’on est obligés de se protéger, concède un autre. Le texte de Siné n’est pas défendable devant un tribunal… » Pour Charb, autre figure charliesque, « il est évident que Siné n’est pas antisémite, mais son texte peut être mal interprété ». Le tronçon qui fait débat est assez court, nous le reproduisons ici :

 

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

 

Philippe Val explique que, comme Siné le dézingue dans la première partie de cette chronique (ce qui est tout à fait exact, les deux hommes étant en conflit depuis de nombreuses années), il n’avait pas lu ce passage avant sa publication. Mais il attend des « excuses » de la part du dessinateur pour un article qu’il juge clairement « antisémite ». Et il promet qu’un « communiqué signé de toute la rédaction paraîtra la semaine prochaine » pour remettre les pendules à l’heure. Charlie qui présente ses excuses à une religion, ça fait bizarre. Et pour cause, c’est une première. L’ex-journal « bête et méchant » serait-il en train de devenir « intelligent et respectable » ? De fait, le texte de Siné est plus qu’ambigu. A le lire, on peut comprendre que pour aller loin dans la vie, il vaut mieux être juif...

 

Hara-kiri général

 

Mais évidemment, Siné, 80 ans de provoc’ au compteur, trouve « tout ça complètement con » : « Si Jean Sarkozy se convertissait à l’islam pour épouser la fille d’un émir ou à l’hindouisme pour épouser une fille de maharadja, je l’aurais écrit aussi. Quant à faire des excuses à Sarkozy et à Darty, autant me couper les couilles tout de suite. » A propos de couilles, il estime d’ailleurs qu’à Charlie, on en manque sérieusement et que ses confrères sont des « lâches » qui ploient devant Val, patron despotique. Pouêt, pouêt, qu’est-ce qu’on se marre...

 

Pour continuer dans la franche rigolade, Siné contre-attaque en accusant Val d’avoir allumé un contre-feu pour se débarrasser d’une autre polémique qui enflamme la rédaction en ce début d’été. Dans un précédent édito, le directeur de publication a en effet pris fait et cause pour Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo et de Clearstream, contre Denis Robert, le journaliste indépendant qui s’est attaqué au grand groupe financier luxembourgeois. Plusieurs piliers du journal, Cavanna, Michel Polac et Siné, ont alors désavoué Val dans leurs chroniques. Et comme si ça ne suffisait pas, on vient d’apprendre que Patrick Pelloux, chroniqueur et syndicaliste hospitalier, menace de démissionner parce que Michel Polac l’a attaqué dans les pages de Charlie au sujet d’un article sur le cancer. Patrick Pelloux a réagi en envoyant un texto à ses copains de la rédaction, ainsi libellé : « Amis, suite à l’article de Polac de cette semaine je vais suivre son conseil et je quitte le journal pour rester aux urgences. » Décidément... Si ça continue, bientôt, on se poilera autant à Charlie qu’au Figaro. Pourvu que la ressemblance s’arrête là.

 

Vendredi 11 Juillet 2008 - 09:42

 

Anna Borrel

 

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Sat, 12 Jul 2008 03:12:01 GMT http://observateur.dzblog.com/article-248158.html
Les mots qui tuent.. http://observateur.dzblog.com/article-248157.html Royaume Chérifien – Aljazera :

 

Le torchon brûle..

 

 

‘Ce qui  pour le léopard n’est une question de repas est pour la gazelle une question de vie et de mort..’

 

Mais que se passe t il entre le gouvernement marocain et la chaîne qatari ?Hier tout baignait dans l’huile. Subitement c’est la brouille… Apres la récente condamnation du représentant de l’organisation des droits de l’homme et le directeur du bureau d’Aljazéra à Rabat,c’est la levée de bouclier contre  des tribunaux marocains  que l’on juge inique.

 

En tant que journaliste nous ne pouvons qu’être solidaires avec  un  ou des confrères opprimés pour leur opinion. S’agit il d’une opinion (commentaire) ou d’une information non fondée ?La différence est de taille.

 

En tant que membre de cette corporation chacun de nous se doit également de mesurer la lourde responsabilité que nous devons assumer pour ce que nous publions. Certaines paroles ou écrits peuvent avoir l’effet d’une balle pouvant tuer de manière directe ou indirecte. D’autres affirmations peuvent contribuer a précipiter la chute d’un régime. Ce fut le cas du fameux gros mensonge médiatique à propos du fameux charnier de Timisoara en Roumanie. Ce fut le cas en 67, lorsque, sur ordre de ses maîtres sionistes Lazaref patron du quotidien parisien  France soir titrait sur huit colonnes : ‘L’EGYPTE ATTAQUE ISRAEL ! alors que chacun sait que tout  fut minutieusement préparé par Israël ,pour  une attaque surprise lors de la guerre dites des six jours .

 

Tout récemment , le congrès américain ne vota t il pâs pour un crédit faramineux destiné entre autre,aux médias stipendiés en vue de déstabiliser le régime iranien ? C’est là, quelques petits exemples  illustrant le faites que la presse peut être un moyen plus destructeur que les armées les mieux équipées d’où ,le terme ‘guerre froide’.

 

L’internationale sioniste est la première organisation dans le monde qui utilisa prodigieusement l’arme destructrice des masses média. Malgré le désastre  que infligea cet usage, ,on a presque envie de l’admirer. Une poignée de juifs idéologiquement fascisés (sionisme = fascisme) arriva a coloniser le grand peuple des Etats-Unis grâce à une mainmise systématique sur les médias américains ,qui façonnent et oriente l’opinion publique. Aucun candidat a la Maison blanche ne peut espérer se faire élire sans qu’au préalable il ne fasse acte d’allégeance envers Israël .On a vu Hillary Clinton et ses menaces contre l’Iran. Obama ne fut pas en reste .Coté républicain c’est pire..

 

En France Sarkosy fut le candidat zélé des milieux sionistes. Sans égaler son influence aux  USA ce lobbies ,bien implantés en France devient un tremplin pour  soumettre  l’Europe en formation..

 

Israël a démontré son influence considérable d’abord face a la faiblesse médiatique des Etats arabes.

 

La naissance d’Aljazéra fut chaleureusement saluée par tous les arabes politisés qui virent  en cette lucarne une lueur d’espoir,une brèche contre le silence assourdissant et autre stérile bourrage de crâne au nom du tout va bien. Cette chaîne joua le rôle de pionnière dans la mesure ou elle contraignit de nombreuses TV arabes a mieux s’ouvrir afin de conserver un minimum de crédibilité. D’innombrables téléspectateurs algérien oublièrent complètament leur unique pour se brancher a Aljazéra .

 

Ce rôle d’avant-garde de la chaîne qatarie implique des responsabilités accrues comme veiller à préserver  sa crédibilité gage de son audience.

 

Le succès évident d’Aljazira  ne manque pas susciter envie et jalousie de nombreux concurrents. Cela ne n’exonère pas l’équipe de cette chaîne  du devoir de rigueur et de modestie entre autre vis-à-vis des invités interviewées a qui l’on coupe la parole se manière qui frise l’impertinence.

 

Le succès rapide de cette chaîne ne doit en aucun cas griser quelques uns de nos confrères au point de leur faire oublier la règle numéro un de la profession .Vérifier deux fois plutôt qu’une l’ information avant de la publier

 

Y a t il eut des morts lors des manifestations au Maroc ? Si c’est le cas,nous ne pouvons qu’être solidaire avec les accusés. S’il s’agit d’une faute (grave) les responsables  de la chaînes ,il n’y a pas de honte à présenter des excuses au gouvernement marocain.

 

Le minimum que peut concéder la chaîne c’est d’offrir au gouvernement marocain le même temps d’expression pour une mise au point démentant le fait annoncé .Le pire serait de minimiser la portée du fait. Lors d’un e course poursuite,ce qui est mis en jeu,un simple repas pour le léopard est pour la gazelle une question de vie ou de mort.

 

A long terme,le bellicisme vis-à-vis de tel ou tel pays ne serait pas payant Le journalisme a chantage maffieux pratiqué par des lilliputiens peut engendrer un retour de manivelle des plus douloureux pour les auteurs auxquels nous ne voulons pas comparer Aljazéra que nous apprécions et que nous encourageons  tant quelle demeure sur la bonne voie Sah !OUELA LALLA ?

 

                                                            Mohames Arabdiou

 

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Sat, 12 Jul 2008 02:29:17 GMT http://observateur.dzblog.com/article-248157.html
Provocation ? synisme OU LES DEUX A LA FOISDEFILE DU 14 JUILLET : TSAHAL ET LA GARDE DE MAHMOUD ABBAS COTE A COTE SUR LES CHAMPS-ELYSEES ?DEFILE DU 14 JUILLET : TSAHAL ET LA GARDE DE MAHMOUD ABBAS COT http://observateur.dzblog.com/article-247867.html Défilé du 14 juillet : Tsahal et la garde de Mahmoud Abbas côte à côte sur les Champs-Elysées ?

Publié le 5-07-2008

 

La rumeur circule sans qu’une confirmation officielle ne soit donnée d’aucun côté. Cela parait tellement énorme que nous avons peine à y croire : Sarkozy aurait prévu de faire défiler la 14 juillet l’occupant et l’occupé côte à côte sur les Champs Elysées !

Non pas que cela nous étonne outre mesure de la part de Sarkozy, dont on sait à quel point il s’intéresse aux droits de l’Homme et au droit international !

Inviter à défiler les criminels de guerre israéliens ne serait qu’un pas supplémentaire dans sa collaboration désormais ouverte avec le terrorisme israélien. Développer des armes en commun, faire venir la police israélienne en France pour former à la répression les policiers français, multiplier les célébrations en l’honneur d’Israël, réclamer à cor et à cris la libération du soldat Guilad Shalit fait prisonnier par le Hamas, mais jamais celle d’aucun des 10 000 otages palestiniens, pas même celle des 45 députés kidnappés par Israël, ni celle de l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri condamné à 7 ans de prison pour délit d’opinion....

Pourquoi pas en effet défiler bras-dessus, bras-dessous pendant qu’on y est ?

Mais l’Autorité Palestinienne — qui a certes avalé et fait avaler pas mal de couleuvres au peuple palestinien — pourrait-elle aller jusqu’à accepter de se pavaner aux côtés de ses tortionnaires ?

On imagine mal !

L’armée française, qui accepte de faire le sale boulot en Afghanistan, Tchad, Côte d’ivoire, Djibouti, Kosovo.., est déjà un spectacle que nous ne risquons pas d’aller applaudir, mais flanquée de l’armée d’occupation israélienne, et des gardes du corps de Mahmoud Abbas, elle ne risque pas d’augmenter son prestige !

Ci-dessous l’information publiée par le site www.bakchich.infole 29 juin dernier :

Défilé du 14 juillet : El Assad pourrait se défiler à cause de la présence des Israéliens

A quelques jours des cérémonies de la fête nationale, l’organisation du défilé reste suspendue au décidément bien nébuleux sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Les – rares – chefs d’Etat qui s’y rendront le 13 juillet sont également invités à rester assister à la manifestation militaire lendemain. Cadeau aux deux premiers à avoir répondu présents, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas : leur délégation militaire a été invitée à défiler, côte à côte. Vu de l’Elysée, réunir militairement les deux protagonistes du principal conflit dans la région se veut un geste fort de soutien… à la paix.

Premier couac : les membres des forces palestiniennes, contrairement à celles de leur voisin, devront marcher plus légers : ils se sont vus, pour des raisons impératives et bien peu diplomatiques de sécurité, interdire le port… d’armes ! Le Président syrien, Bachar Al-Assad, convié récemment à y assister, risque du coup de se défiler. Même si Damas a repris des pourparlers de paix avec Israël, que l’Elysée propose de prolonger à Paris en marge du sommet de l’UMP, devoir applaudir le contingent militaire israélien relève de l’affront. De quoi plomber le sommet autant que la fête nationale…

 

http://www.bakchich.info/breve940.htm

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Wed, 09 Jul 2008 23:39:39 GMT http://observateur.dzblog.com/article-247867.html
Une référence.. http://observateur.dzblog.com/article-247846.html Interview de Ghaleb Bencheikh
sur le fondamentalisme musulman
Ghaleb Bencheikh, physicien et théologien, est notamment l'auteur de la Laïcité au regard du Coran (Presses de la Renaissance , 2005) et il anime l'émission Islam sur France 2.

Qu'est-ce que le fondamentalisme dans l'islam ?
C'est le retour à une supposée pratique des anciens, des pieux anciens - les fameux «salafs» -, réputés vertueux, nobles et valeureux. Pourtant, seul Dieu peut savoir s'ils étaient réellement pieux à ce point, car ils étaient des hommes et se comportaient comme tels, y compris en s'entre-déchirant après la mort du Prophète. Une certaine hagiographie les a pourtant toujours présentés comme des gens irréprochables et merveilleux. Ils étaient proches du Prophète et donc censés avoir pratiqué l'islam originel, avant qu'il n'ait connu sa corruption dans l'histoire. Le discours des fondamentalistes fait de ce retour à l'âge d'or, sur le plan éthique, la panacée de tous les problèmes auxquels sont confrontés les musulmans aujourd'hui. Ils font du Coran la seule source de droit et l'unique modèle de constitution fondant l'Etat islamique contemporain. Le fondateur des Frères musulmans, l'égyptien Hassan al-Banna, fut le premier à le théoriser ainsi au milieu du XXe siècle. Ses continuateurs clament que Dieu ne se trompe jamais et qu'il suffit donc d'appliquer au pied de la lettre ce qu'il dit pour trouver le salut. Les plus intelligents se rendent bien compte qu'il est impossible d'appliquer dans le monde contemporain littéralement et intégralement tout le Coran, par exemple les sourates sur l'esclavage ou celles appelant à faire le pèlerinage de La Mecque à dos de chameau. Ils admettent donc qu'il faut interpréter le message dans un sens métaphorique, mais à condition de ne jamais sortir du cadre coranique.

Pourquoi le fondamentalisme a-t-il pris un tel essor ?
Il faut replacer la question dans son contexte : au début du siècle dernier, après l'abolition du califat par Mustafa Kemal. Il n'y avait plus dès lors de «commandeur des croyants», d'autorité suprême pour l'islam. Cette mesure avait été saluée par nombre d'intellectuels musulmans se réclamant du renouveau et des réformes. Mais d'autres ont vécu la fin du califat comme un profond traumatisme s'ajoutant à tant d'autres défaites de l'islam face à l'Occident et à la modernité. D'où cette contre-réforme qui s'est exprimée au travers de mouvements fondamentalistes. Les combats pour la décolonisation, puis le douloureux réveil post-colonial et les échecs des indépendances, ont renforcé cette tentation du repli sur les certitudes d'un passé mythifié.

Et aujourd'hui ?
De nombreux facteurs endogènes au monde islamique expliquent la montée du fondamentalisme : la faillite de l'école, le manque de liberté, des régimes à la légitimité plus que douteuse, un passé non assumé. Tout cela entraîne une terrible régression par rapport à ce que pouvaient être les débats intellectuels ou la vie quotidienne, il y a un demi-siècle, dans des villes comme Le Caire, Istanbul, Bagdad ou Kaboul. A ces problèmes internes s'ajoutent les réactions de nombreux musulmans à ce à ce qu'ils perçoivent comme le directoire du monde, c'est-à-dire un pouvoir mondial détenu par l'hyperpuissance américaine avec ses alliés «sionistes» et occidentaux. Quand ils y sont représentés c'est seulement par des larbins ou des «collabos». Ce directoire du monde contrôle l'ONU et impose sa conception des droits de l'homme et une justice à géométrie variable, dont les musulmans seraient toujours victimes. Mais face à la puissance nucléaire impie, les musulmans ont quelque chose d'encore plus formidable : leur foi, pour laquelle ils sont prêts à mourir. Voilà, en substance, les thèmes autour desquels tournent les diatribes des Ben Laden et consorts, mais aussi des islamistes radicaux en général, pour justifier leurs forfaitures.

Pourquoi l'islamisme a-t-il une influence croissante sur la jeunesse, notamment en Occident ?
L'islam version islamiste offre aux jeunes tentés par le retour à la religion une commode identité de référence et surtout un espoir quand l'horizon est opaque tant au niveau social qu'économique. Le phénomène ne se limite pas à l'islam, et aussi bien chez les chrétiens que parmi les juifs, beaucoup espèrent trouver dans leur patrimoine religieux et spirituel des réponses aux sempiternelles questions qui nous hantent sur les origines, la mort ou le sens de la vie. Pour les jeunes musulmans s'ajoutent des problèmes spécifiques, tels que la vie dans des quartiers difficiles ou un sentiment d'être discriminés car ils se voient comme éternellement issus de l'immigration. Sur ce terreau fertile intervient alors le discours galvanisant, qui a naturellement beaucoup plus de succès que celui d'un «aimons-nous les uns les autres» ou que celui du questionnement.

En France, comment serait-il possible de limiter le phénomène ?
Un des grands problèmes vient du fait que les imams ne sont pas formés à ce que j'appellerai avec un peu de provocation un islam «gallican». L'échec est autant celui des cadres musulmans eux-mêmes que celui de la République. Il faudrait des imams à la culture hybride, nourris d'un héritage assumé de Voltaire et de Rousseau et profondément ancrés dans la culture de l'islam et la théologie la plus fine. Cet islam gallican permettrait de s'affranchir de l'ombre tutélaire des pays jusqu'ici pourvoyeurs d'imams, tels que le Maroc, l'Algérie, la Tunisie , la Turquie , l'Egypte ou l'Arabie Saoudite. On pourrait par exemple tenter une première expérience en créant une école de formation théologique avec les deniers publics dans les départements concordataires (1). Autrement, le risque est de devoir compter, directement ou indirectement, sur des financements étrangers. Mais celui qui finance à la fin dicte ses conditions. L'autre enjeu essentiel serait une réforme du Conseil français du culte musulman, qui devrait se transformer en une organisation plus souple et ouverte, à la manière de la Fédération protestante de France, car, dans la tradition islamique, il n'y a pas de structure cléricale, ce qui est une source de grands bonheurs, mais aussi d'inextricables problèmes.

Et sur le plan doctrinal ?
Il est possible, en France comme dans les autres pays occidentaux, de mener à bien les recherches théologiques et théoriques que l'on ne peut pas faire à Téhéran ou à Riyad. La première des urgences est de désacraliser l'œuvre des anciens, leurs commentaires sur les commentaires des commentaires. Quel qu'ait pu être leur génie, ils ne peuvent engager tous les hommes pour l'éternité et nous vivons dans un temps différent du leur. Le second point est de réfléchir sur le Coran lui-même. Il y a ceux qui veulent y voir une fiction littéraire... C'est leur droit le plus absolu. Il y a ceux qui veulent y voir un appel au mystère et c'est aussi leur droit. Même dans ce cas, il n'y a aucune raison de ne pas le traiter comme tout autre texte sacré. Il est aujourd'hui difficile, voire impossible, de mener au sein de l'islam des débats sur des points qui ont été intensément discutés aux VIIIe ou IXe siècles, comme par exemple le fait de savoir si le Coran est incréé ou a été créé (2). Pendant des siècles, les théologiens ont discuté pour savoir comment interpréter «dans la main de Dieu» et s'il s'agit d'une main véritable... De même à propos de la «face de Dieu» : n'est-ce pas là de l'anthropomorphisme ? On imagine mal aujourd'hui l'intelligence, la hardiesse et le génie des théologiens et jurisconsultes musulmans des siècles passés.

Pourquoi aujourd'hui est-ce si difficile de discuter de telles choses ?
Il y a effectivement un climat délétère, une terrible frilosité exacerbée depuis l'affaire des caricatures de Mahomet. On hésite à publier tout ce qui pourrait fâcher. Cela est navrant, mais beaucoup de choses sont actuellement publiées dans les pays anglo-saxons. Cette différence s'explique aussi par la sociologie de la communauté musulmane en France, avec une élite très réduite, une e moyenne qui commence juste à s'affirmer et qui a surtout à cœur de réussir sa vie professionnelle, et une majorité de gens vivant dans l'ornière, pensant seulement à la survie.

Pourquoi les intellectuels et notables musulmans sont-ils souvent timorés pour condamner les attaques aux libertés menées par les islamistes ou même les attentats-suicides ?
Il y a la peur de passer pour un traître à l'islam et à sa communauté. D'où ces discours récurrents : «Certes je condamne cet attentat, mais je ne dirai rien publiquement tant que les médias ne condamneront pas aussi les crimes de Bush et des Israéliens.» Mais il y a aussi la peur, celle d'avoir des problèmes, de subir des menaces physiques, mais surtout de se retrouver mis au ban. Le seul moyen de sortir de ce double piège est d'agir avant tout selon sa conscience et de considérer clairement comme répréhensible et condamnable ce qui est répréhensible et condamnable.

Faut-il aussi s'interroger sur ce qui, au cœur même du texte et de la tradition, peut inciter à la violence ?
Il y a à l'évidence dans le Coran des passages de facture martiale et belliqueuse. Ils sont bien là. Cela ne sert à rien de tenter de faire comme s'ils n'existaient pas ou de relever que dans l'Ancien Testament il y en a plus ou de rappeler à raison que dans le Coran, il y a aussi des appels à rendre le bien pour le mal. Il faut bien sûr replacer de tels textes dans leur contexte, mais je crois qu'il faut aller au-delà et proclamer de façon solennelle, en se fondant sur l'autorité de grands théologiens, la désuétude et l'obsolescence des incidences sociopolitiques de ces parties du Coran. C'est un travail intellectuel profond et essentiel que de différencier dans le texte ce qui est principiel, métahistorique, de ce qui est simplement contextuel et circonstanciel.

Même problème pour le voile ?
Si j'étais femme et musulmane, je ne le porterais pas, mais je respecte celles qui le portent, sans partager leur point de vue, car je suis attaché à la liberté. Mais je m'étonne toujours d'un tel choix. Quand je remonte dans l'histoire, je vois que c'était un roi assyrien qui a voulu distinguer les prostituées sacrées du temple des autres en leur faisant couvrir leurs cheveux. Ce signe a été repris par les femmes de haut rang dans le judaïsme antique, puis dans le christianisme. Le Coran s'inscrit dans cette continuité. Cela ne concernait d'abord que la famille du Prophète, puis les épouses des croyants, mais pas les femmes des basses castes. Nous sommes donc dans le contingent mais maintenant on retrouve le voile comme un uniforme combat de Dakar à Djakarta, en gommant toutes les différences culturelles.

Interview de Ghaleb Bencheikh sur le fondamentalisme musulman
Libération, 28 août 2007 - avec l'aimable autorisation de Libération

(1) L'Alsace et une partie de la Lorraine , occupées après 1870, où les cultes présents (catholique, protestant, juif) sont encore pris en charge par l'Etat.
(2) Savoir si le Coran a été dicté directement par Dieu, qui l'a transmis au travers de Mahomet, ou s'il est seulement inspiré par Dieu

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Wed, 09 Jul 2008 19:25:42 GMT http://observateur.dzblog.com/article-247846.html
un symbole..PREMIERES POURSUITES JUDICIAIRES CONTRE DES SOLDATS ISRAELIENS EN ESPAGNE http://observateur.dzblog.com/article-247845.html Premières poursuites judiciaires contre des soldats israéliens en Espagne

 

Publié le 30-06-2008

 

 

"Nous sommes heureux d’annoncer que l’Espagne a rejoint les pays où des poursuites judiciaires ont été engagées contre les militaires israéliens, comme la Grande-Bretagne , la Suisse , la Hollande , les Etats-Unis ou la Nouvelle Zelande. Et nous espérons que justice sera rendue aux victimes", indique le Centre palestinien des droits de l’Homme (PCHR dans un communiqué du 26 juin, que nous venons de traduire.

 

"Six survivants, avec les parents des victimes des bombes larguées sur Gaza par l’Armée israélienne le 22 juillet 2002, intenteront des poursuites devant l’Audiencia Nacional (Tribunal National). Bien que ce ne soit pas la première fois que des gens demandent à ce Tribunal de travailler sur les crimes contre l’humanité, c’est la première fois que les victimes d’une attaque israélienne ciblée dans les territoires palestiniens ont saisi la Cour d’eux-mêmes.

 

Cette action en justice, qui prend 35 pages, explique dans le détail pourquoi ces évènements doivent être considérés comme des crimes de guerre soumis à la juridiction universelle : cette attaque était disproportionnée.

 

Une seule cible : quinze victimes.

 

Vers minuit, un avion de guerre israélien a largué une bombe d’une tonne au dessus du quartier Al Daraj à Gaza. La cible était Salah Shehadeh, un dirigeant du Hamas. La bombe a détruit sa maison et sept autres maisons, en même temps ; trente autres personnes ont été touchées, quinze sont mortes et cent cinquante autres ont été blessées à des degrés divers.

 

Cette action en justice vise le ministre israélien de la défense, Benjamin Ben Eliezer ainsi que six personnes sous son commandement.

 

Un tribunal israélien a déclaré aux victimes que l’attaque était tout à fait proportionnée. Pourtant, la communauté internationale l’a considérée comme illégale et disproportionnée, surtout si l’on tient compte de l’extrême sophistication de la technologie militaire d’Israël.

 

Antonio Segura, Gonzalo Boye, Raul Maillo, Juan Moreno, avocats, ont une longue expérience des poursuites ayant trait au droit international et aux droits de l’Homme. Ces avocats sont bien connus en Espagne, en raison de leur combat pour les droits de l’homme dans les Juridictions Universelles. Leur procès le plus connu fut celui de Pinochet qui s‘est tenu en Grande Bretagne pendant plus d’un an. Ils ont aussi représenté les victimes de la torture au Guatemala : l’affaire de Jose Couso, le cameraman espagnol qui a été tué par des soldats américains à Bagdad, et bien d’autres comme l’affaire de Scilingo ou l’attentat à la bombe à Madrid de l’autoroute 11. Leur engagement avec les victimes du monde entier les a rendus très populaires auprès des associations de droits de l’homme et de solidarité.

 

Conjointement avec Le Centre Palestinien des Droits de l’Homme et au nom de son directeur Raji Sourani, ces poursuites sont les premières en Espagne et plusieurs associations des droits de l’homme travaillent en commun avec ce groupe d’avocats depuis maintenant plus de deux ans.

 

Après une longue attente, le 24 juin ils étaient de l’Audiencia Nacional (Tribunal National) et nous nous attendons à ce que justice et compensations morales soient reconnues aux victimes, tandis que les coupables de tels crimes seront présentés à la justice. La société civile espagnole (avec des groupes comme Le Comité de solidarité à la cause arabe, et l’Association d’Al Quds [i.e : Jerusalem) de solidarité avec les peuples des pays arabes et beaucoup d’autres) conjointement avec d’autres associations à travers le monde, travaillent pour que justice soit rendue en Palestine, alors que dans le même temps, les gouvernements s’exonèrent de leurs obligations et agissent sans morale ni politique, cherchant seulement à compenser de temps à autre économiquement les Palestiniens, sans nulle considération pour leur engagement politique et international."

 

PCHR

 

26 juin 2008

 

Pour plus d’information : pchr@pchrgaza.org et http://www.pchrgaza.org

 


 

(Traduit par Carole SANDREL)

 

 

CAPJPO-EuroPalestin

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Wed, 09 Jul 2008 19:16:57 GMT http://observateur.dzblog.com/article-247845.html</