Le sous développement.
« Après chaque Révolution,les masses,un moment maîtresses
de la rue,retombent toujours,l’ordre revenu ,à leurs rangs
de subordonnés »
J.Sépulcre
Nous avons beau pérorer à qui veut nous entendre ,que nous sommes beaux grands et patati et patata, mais l’arbre se reconnaît a ses fruits .Lorsqu’on jette sans complaisance un regard critique sur notre passé récent,il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser ,du moins dans la phase de l’après indépendance.
130 années d’occupation française nous coûta des tonnes de misère prix de notre retard d’alors ,puisque les français débarquèrent chez nous avec une facilité déconcertante. Arrivés a la porte de la casbah baptisée depuis Fort l’empereur les généraux Françaix ordonnèrent au Dey de se rendre .Il s’exécuta sans rechigner en remettent les clef de la ville et surtout ceux du fabuleux trésor public, en échange d’une clémence dans le déshonneur. La soldatesque française obtint ensuite quartier libre, pour le pillage et les viols sans oublier les massacres dans une totale impunité. Ce n’est que tardivement que des chefs de tributs se mirent a se concerter entre autres a Tamenfouste pour endiguer le flot des envahisseurs ;vainement. Cela dura jusqu’à la capitulation de l’Emir Abdelkader.
Il fallut plus d’un siècle empreint de flots de larmes et de sang ,de soulèvements avortés pour imposer enfin l’indispensable et réelle prise de conscience rendant insupportable ,la condition humiliante de colonisé. La somme d’échecs et de coups reçus servirent de vaccins contre toute défaillance en matière de stratégie de combat ,illustrant de manière éclatante notre aptitude et notre détermination a nous libérer .
Apres 130 années d’épreuves cruelles mais combien instructives, nous n’étions plus colonisable. .Mais de la conquête de notre indépendance a
Des le 19 mars 1962,les fissures apparurent dans la cuirasse .L’Algérie prit la tangente du déclin non pas a cause de certains dirigeants, mais d’abord à cause du manque de l’indispensable formation politico culturelle vitale pour aller de l’avant. Quant a ce qui nous gouvernent,‘Chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite.
Faute de maturité les mots démocratie ,socialisme .islamisme,libéralisme ne furent que des mots ;des slogans creux sans effet notable sur le développement du pays. Toutes ces idéologies furent instrumentalisés comme des tremplins par une oligarchie qui consolida progressivement ses assises sous le regard indifférent d’une population sans repères échaudée et frustrée au plus haut point. Le nihilisme ambiant que nous espérons provisoire émane de déceptions suite aux multiples discours ronflants sur le socialisme ,le moudjahidisme,l’islamisme et aujourd’hui le libéralisme vidés de leurs contenus positifs. Cela mène droit contre le mur. La révolte couve. Ce n’est pas un hasard si pour un oui ou pour un nom des émeutes éclatent. Dans une révolte,c’est toujours les lampistes bougres qui payent l’addition,dans l’attente d’une vraie Révolution Cela n’incite guère a l’optimisme. Sah !OUELA LALLA ?
Mohamed Arabdiou
« Rouhi ya zair Rohi tadhiya
El kalb elihabek Rani nekouih
Daout lejded Rahik akouiya
Djmii men taada Rahi tedih”
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