Jeudi 02 Août 2007

Belaid Abdesselam vide son sac… Polémique ?

 

   Réaction attendue d’El Watan .Edito d’aujourd’hui 2 août..

 

 

« Le dernier livre de Bélaïd Abdesselam égrenant les treize mois passés à la tête du gouvernement n’a suscité aucune réaction « en haut lieu », a confié, hier, l’ancien chef du gouvernement. Bélaïd Abdesselam, dont les motivations déclarées en rédigeant son livre sont de « rétablir certaines vérités sur treize mois à la tête du gouvernement », a fait tout le contraire de ce que pouvait laisser suggérer le titre racoleur du livre. Plus que des contre-vérités, sa version de certains événements qui ont tristement marqué le passage de Bélaïd Abdesselam à la tête du gouvernement, dont il est par, ailleurs, le seul à croire qu’il fut couronné de succès, se nourrit de l’idéologie du complot qui a toujours fait partie de sa culture politique. Aux autres institutions et personnalités mises en cause dans le livre de se défendre et d’apporter leur éclairage sur cette période en répondant aux allégations lourdes de sens et aux non-dits tout aussi gravissimes qui se cachent derrière ! Pour bien connaître le fonctionnement du système, Bélaïd Abdesselam sait que ni l’armée ou certains de ses hauts responsables à l’époque rendus responsables de ses déboires, ni les services de sécurité auxquels il a réservé son artillerie lourde en leur demandant de rendre le pouvoir à l’autorité politique, ne réagiront à ces propos, fidèles en cela à leur réputation d’institutions de l’ombre. Bélaïd Abdesselam pense qu’il peut calomnier en toute impunité et que ses vérités, qu’il tient comme il l’a publiquement reconnu dans l’entretien paru dans l’édition d’hier d’El Watan de « déductions personnelles » et non de faits avérés, finiront par s’imposer. C’est ce qu’il a tenté de faire avec sa propre relecture de l’affaire de l’emprisonnement des journalistes d’El Watan avec une affligeante tentation d’écrire l’histoire en trempant sa plume dans le sang des victimes « laïco-assimilationnistes » qu’il continue de pourfendre, aujourd’hui encore, avec la même haine et la même énergie. C’est la seule constance qu’on peut lui concéder dans son parcours d’homme politique. Prenons l’affaire d’El Watan en question ! Ainsi donc, pour Bélaïd Abdesselam, le journal a été odieusement instrumentalisé par le général Nezzar, si on suit bien son imagination débordante, pour faire barrage au patron de la gendarmerie d’alors, le général Abbas Gheziel, qui devait remplacer le général Nezzar au poste de secrétaire général du ministère de la Défense nationale. « C’est une déduction que j’ai faite a posteriori », avoue sans le moindre regret Bélaïd Abdesselam. Voilà comment l’ancien chef du gouvernement gérait les affaires du pays. Sur simple déduction, on pouvait envoyer en prison sans autre forme de procès des journalistes que la justice a, par ailleurs, acquittés plus tard. Quel crédit, alors, peut-on encore accorder à un homme qui, tout en reconnaissant que le véritable pouvoir c’est l’armée, que les services de sécurité fonctionnent comme un pouvoir parallèle qui échappe au pouvoir politique, que le HCE n’était « qu’une caisse de résonance », a accepté, malgré tout, des responsabilités gouvernementales dans de telles conditions ? « 

 

                           ooooooooooooooooo   

 

                       (  EXTRAITS : )             

 

Voici d’autres extraits du livre de Belaid Abdesselam qui aideront le lecteur de ce blog, à porter un jugement  aussi objectif que possible en discernant la vérité, ou du moins, le vraisemblable.

 

 Qui est responsable du virage a 180 degrés au détriment des masses populaire. ?

 

Etait il possible d’échapper aux exigences du FMI au dépens des plus démunis?

 

Ce sont là les réponses que nous attendons au dé la des différents entre personnes que nous ne nous permettrons pas de juger à la légère..

 

 Cette polémique permettra peut-être de jeter plus d’éclairage sur le complot réel ourdi par ceux qui aujourd’hui ont pignon sur rue.

 

 

Ooooooooooooo

 

  Extraits du livre de Belaid Abdesselam publié sur site :

 

 

« ..Le Général semble oublier, et beaucoup de nos responsables

 

politiques semblent aussi oublier avec lui, que l’un des thèmes majeurs servant de justificatif

 

et d’objectif à l’action entreprise, sous l’égide de l’A.N.P., au lendemain de l’annulation des

 

résultats des élections législatives de 1991 et de l’interruption du processus électoral qui s’en

 

suivit, était le rétablissement de la crédibilité de l’Etat. Pour ma part, dans le programme de

 

travail que j’avais assigné à mon Gouvernement, avec l’approbation du H.C.E., le

 

rétablissement de la crédibilité de l’Etat figurait en bonne place ; il comportait essentiellement

 

deux volets : la lutte contre la subversion et l’action à mener contre la corruption et ce que

 

l’on appelait les maux sociaux, qui étaient la cause principale de la dégradation de la situation

 

politique dans le pays. Ce fut mon Gouvernement qui édicta toutes les dispositions

 

législatives et réglementaires permettant aux forces de l’ordre d’intervenir avec efficacité et à

 

notre justice d’agir avec la rigueur et la célérité voulues en vue, d’une part, de contenir et de

 

.

 

combattre les assauts visant les institutions de l’Etat et, d’autre part, d’assurer la protection

 

des personnes et des biens, victimes d’attentats de plus en plus meurtriers et destructifs. Ayant

 

accepté d’assumer une responsabilité que je n’avais nullement recherchée ou sollicitée, dans

 

les circonstances douloureuses que vivait l’Algérie en juillet 1992 et au cours des mois qui ont

 

suivi, je ne pouvais en aucun cas me soumettre à la volonté de ceux qui, comme le Général

 

, se croyaient investis de la mission suprême de déterminer, seuls, ce qui était bon

 

pour le pays et ce qui ne l’était pas, et me laisser ranger dans les annales de cette sombre

 

période de notre histoire comme étant uniquement l’homme de la loi anti-terroriste, des cours

 

spéciales et des mesures destinées à débarrasser nos mosquées des menées subversives qui s’y

 

étaient implantées au cours des années ayant précédé à la période qui s’était ouverte avec

 

l’interruption du processus électoral intervenue au début de 1992. En plus de sa portée comme

 

une disposition législative indispensable à l’assainissement du climat moral dans le pays et au

 

rétablissement de la crédibilité de l’Etat, la clause sur le contrôle des capitaux que j’avais fait

 

inclure dans mon projet de code des investissements constituait une obligation morale, à

 

laquelle je ne pouvais me soustraire sans faillir à la dignité et au caractère éminemment élevé

 

et salutaire de la mission qui m’avait été confiée. Mon rôle était de doter le pays d’un code

 

des investissements susceptible de contribuer à la poursuite et au renforcement de son

 

développement, dans le respect des valeurs saines issues de notre Révolution ; mon rôle

 

n’était pas de procurer un code de blanchiment d’argent mal gagné à ceux qui ont accaparé

 

des richesses au détriment de notre peuple. »

 

 

           (page 174-175)

 

 

« …Il n’est pas étonnant, surtout compte tenu de l’atmosphère faite d’intrigues et de

 

comportements opportunistes qui caractérise notre situation politique depuis le début de la

 

décennie 1980, que certains de mes collaborateurs ou de membres de mon Gouvernement

 

aient fait part au Général de leurs appréhensions, pour ne pas dire de leurs

 

oppositions, à la clause incluse dans le projet du code des investissements sur le contrôle des

 

capitaux. Mes collaborateurs et les membres du Gouvernement n’étaient pas exempts de

 

personnes au double langage et présentant de multiples facettes, selon l’idée qu’ils se font de

 

l’opinion de leur interlocuteur. A cet égard, il est connu que, devant moi ou bien tout

 

simplement en présence de l’ensemble des membres du Gouvernement réunis en conseil, il

 

arrive que certains aient d’abord, pour souci, d’afficher les opinions les plus radicales, les

 

positions visant à les classer parmi les éléments les plus stricts pour leur rigueur en ce qui

 

concerne la gestion des affaires de l’Etat et le traitement des questions touchant à quelques

 

aspects de notre vie sociale, tels que la corruption ou l’enrichissement illicite. Ce faisant, ils

 

se remettent, à ceux qu’ils considèrent comme les « vrais décideurs », pour redresser les

 

choses dans le sens correspondant à leurs véritables choix, qu’ils n’osent pas afficher et

 

défendre devant tout le monde. Ceux qui se sont ouverts au Général, selon ses dires,

 

au sujet de leur désaccord sur le contrôle de l’origine des fonds à investir, sont probablement

 

les mêmes qui m’affirmaient que les militaires ne laisseraient jamais passer une telle clause,

 

n’hésitant pas à suggérer, et parfois à affirmer ouvertement que ces militaires ou leurs amis

 

seraient les premiers à pâtir d’un tel contrôle. Pour ma part, par la position que j’avais adoptée

 

en préconisant une clause visant à assurer que les fonds bénéficiant des avantages prévus par

 

le code des investissements sont d’origine honnête, je tablais sur l’idée que les décideurs,

 

.relevant de l’A.N.P., ne disposaient pas d’intérêts occultes à soustraire au contrôle de l’Etat et

 

n’accepteraient, en aucun cas, de se faire les complices des opérateurs privés qui écument

 

l’économie du pays. Les bonnes âmes dont le Général se délectait à recueillir les

 

confidences étaient probablement les mêmes qui prétendaient m’éclairer et m’aider de leurs

 

conseils, en me disant que, par certaines de mes positions, notamment la clause sur le contrôle

 

des capitaux incluse dans le projet de code des investissements, je m’employais à scier la

 

branche sur laquelle j’étais assis avec mon Gouvernement.

 

En fin de compte, l’enseignement à tirer de cet épisode sur le cheminement suivi

 

par le projet de code des investissements que j’avais fait élaborer et qui fut adopté après le

 

renvoi de mon Gouvernement, est que, tout au moins pendant une certaine période récente de

 

la vie politique de notre pays, ceux qui, devant l’opinion nationale et extérieure, avaient en

 

charge des intérêts du pays, n’étaient pas les vrais maîtres des décisions dont ils assumaient la

 

responsabilité publique. Des recours inavoués vers des centres de pouvoir occultes étaient

 

susceptibles de contrer leur action, de la neutraliser et même de leur imposer des décisions ne

 

correspondant pas à leurs choix propres. »

 

 (  pages176-177)

 

  

publié par arabdiou dans: observateur
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