Unis ,Combattons
la cleptocratie ravageuse!
« Contre l’internationale de la terreur
que représente le néo libéralisme,
nous devons former l’internationale
de l’espérance »
(Front Zapatiste de Libération Nationale)
Lorsque les gens du FIS se mirent à gesticuler,dénonçant les « taghouts »,ils n’avaient rien inventé. Aux yeux du peuple,ils avaient simplement eut le mérite d’avoir osé défier le système répressif d’un Pouvoir chancelant,en dénonçant l’état de déliquescence du pays, alors qu’une minorité de corrompus se constituait en classe homogène,discrète et.. avide.
Après avoir usé jusqu’à la corde,le prestigieux passé révolutionnaire du FLN,c’est le socialisme qui devint la cible ,par la perversion..
Exemple : Nous préconisions l’institution d’un monopole du commerce extérieur, afin de maîtriser, en répertoriant, ce qui provenait de l’étranger ,afin d’imposer un prix minimum à l’importation et étudier la possibilité de fabriquer sur place,ce qui était possible. C’est le cas de l’industrie automobile: Nos représentants pouvaient,proposer aux PDG de marques étrangères,une protection voir une exclusivité du marché, à la condition,d’installer une usine en Algérie qui commencerait par le montage, avec un taux d’intégration progressif et planifiée des composants du véhicule,jusqu’à la phase finale.
Certains maffieux hissés a des postes décisionnels, pervertirent le sens de ce monopole : « Au PDG d’une marque de voiture X , je propose ceci : Je lui assure la protection ou même l’exclusivité du marché pour un bon prix, à condition qu’il me verses tant % dans une banque étrangère.. «
C’est ainsi que des gens qui ,à l’indépendance n’avaient que la veste qu’ils portaient se retrouvèrent roulant sur l’or, alors que la paupérisation démoralisait les masses populaires les rendant attentifs a n’importe quel dénigreur de l’Algérie.
Le comble,ce fut de voir des députés « élus » par le peuple, voter une loi de prescription interdisant tout contrôle des fortunes acquises par la rapine,depuis l’indépendance.
Une partie des tenants du Pouvoir, fit provoquer des manifestations, afin de s’en servir pour de se débarrasser des opposants au libéralisme projeté accusés de ‘de rentiers du système.. ’
La tendance contre Révolutionnaire essaya vainement , d’instrumentaliser le FIS qui avait le vent en poupe, afin de le neutraliser, en l’associant au pouvoir ultra libéral, issu de la nouvelle constitution,qui venait d’être plébiscitée,permettant le pluralisme, au nom de la démocratie .
Les gens du FIS qui concoctaient un tout autre projet de société à notre pays, refusèrent. Il s’en suivit l’épreuve de force ,qui aboutit au bain de sang que nous vécûmes, durant la décennie noire.
L’Algérie vint à bout des tueurs intégristes, alors que les idées chères aux maffieux, s’imposaient en catimini jusqu’à se banaliser au grand jour. Plus de Parti unique synonyme de totalitarisme !N’importe quel citoyen peut- en théorie -créer un ¨Parti politique,.N’est ce pas merveilleux ?
La démocratie,quel joli mot ! mais l’arbre se reconnaît à ses fruits. Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ?..
Au nom du socialisme, nous avions une autre conception de la démocratie ;Celle qui privilégie le bien être pour le plus grand nombre au bulletin de vote.. l’école pour tous, qui permet au fis de fellah sans terre, d’étudier pour devenir ingénieur ou médecin. De nos jours, au prix ou sont les livres et autre matériel scolaire, le fils du riche peut s’élever, alors que celui du pauvre même sur doué ,est condamné à être comme son père..
Au nom du socialisme, nous espérions que chaque citoyen ait la possibilité d’accès aux soins .
Aujourd’hui dans la belle société libérale,on peut se permettre en Algérie même ,des soins dans des cliniques ultra modernes, à condition d’avoir les moyens pour en payer le prix. .L’hôpital demeure plus ou moins accessible, aux pauvres bougres ;jusqu’à quand ?
Au nom d’un socialisme discutable, parce que, progressivement perverti, nous avons quand même crée un embryons d’industrie qui n’existe plus, en échange de vagues promesses de la haute finance internationale.
L’Etat libéral se contente de jouer le rôle de rentier percevant des royalties, en bradant nos matières premières stratégiques et non renouvelables que nous ne contrôlons plus(ou rarement),à 51%...
Une à une ,nos usines sont fermées,réduisant au chômage des centaines de milliers de pères de famille d’où, l’augmentation notable de cas de suicide. La grande délinquance se substitue dangereusement au terrorisme..
De plus en plus de patrons, embauchent au noir,des ouvriers et même des cadres qualifiés, en ne les déclarant pas et en ne les inscrivant pas à la caisse de sécurité sociale, ni à celle de la retraite Pour la moindre remarque,c’est le licenciement ;barra! ;sans autre forme de procès.. Le droit syndical ?un vague souvenir.. Veut on châtrer l’UGTA, hier fer de lance dans la lutte ouvrière ?.
. Le socialisme fut perverti. Le libéralisme à outrance est désastreux .Que faire ?Menacer les nouveaux riches ?Ils iraient déposer leur magot dans des banques étrangères, ou ils les investiront ailleurs.. aggravant la situation de notre pays.
Le plus sage serait de faire le trie, entre les vrais chefs d’entreprises qui s’enrichissent tout en enrichissant leur pays,et les voleurs qu’il faut combattre .Il ne suffit pas de promulguer des loi. Il faut les appliquer.
Face à la mondialisation de la haute finance,la seule issue reste une globalisation de la lutte ouvrière au niveau planétaire afin de se prémunir du chantage aux ‘délocalisation’ et l’application du principe d’une juste division internationale du travail et des échanges commerciaux équitables Ce n’est pas pour demain,mais,au train ou vont les choses,partout à travers le monde,y compris en pays riches,cela s’impose.
Tous unis,combattons la cleptocratie !
Mohamed Arabdiou
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