Premier Mai :
Sans solidarité, point de salut..
Nous vivons à l’ère du capitalisme triomphant Après avoir connu des heures de gloire , les travailleurs du monde entier, qui se donnaient la main en espérant des jours plus beaux,des jours meilleurs,les voici à jouer le ‘chacun pour soit ‘et ‘après moi le déluge…’
Le premier Mai était célébré comme un jour de l’Aïd. Des masses laborieuses défilaient avec ferveur dans presque toutes les villes du monde , donnant espoir aux opprimés qui continuaient de lutter pour le triomphe de leur droit, à une vie meilleure. C’était hier.. plus aujourd’hui..
« 1884: Les travailleurs américains font du premier mai un jour de revendication pour une journée de travail de huit heures.
1886 : durant les premiers jours de Mai, une grève générale fut lancée à Chicago par des travailleurs qui demandaient une journée de travail de huit heures. Une manifestation de grévistes sur la place Haymarket est violemment réprimée par la police locale, et huit organisateurs anarchistes sont arrêtés et inculpés. Cinq de ceux-ci furent condamnés à mort pour soi-disant avoir incité des militants à lancer une bombe sur des agents de police durant l'émeute. Quatre furent pendus publiquement et le dernier s'ôta la vie avant l'exécution. L'émeute de Haymarket est historiquement reconnue comme étant le symbole du Premier Mai et de la lutte des travailleurs pour leur émancipation. » (WIKIPEDIA)
A-t on la mémoire si courte, pour oublier ce qui constitue le symbole de la lutte des opprimés, pour une vie progressivement meilleures ?
Nous espérons que non. Nous espérons et croyons ,qu’il ne s’agit que d’un répit .
Le jour viendra,a n’en pas douter, ou l’effondrement du mur de Berlin apparaîtra comme une pause ,dans la lutte ouvrière pour mieux se redéployer pour abattre d’autres murailles.
Après l’hivers ,le printemps,après la nuit, c’est la clarté du jour. Depuis les temps immémoriaux, de Spartacus à nos jours ,il en a toujours été ainsi. Deux pas en avant,un pas en arrière..
Le triomphe du Marxisme en 1917, ouvrit une de nouvelles perspectives pour les damnés de la terre qui y crurent ,autant qu’on croit en religion, avec ce que cela peut charrier comme excès de zèle,d’intolérance de fanatisme, sources de crimes et d’autodafés..
La victoire d’un capitalisme globalisé et conquérant fut un facteur de corruption dans les rangs des élites ouvrières qui, pour des raisons mercantiles, abjurèrent la cause des travailleurs, pour jouir de miettes de super profits arrachés aux plus faibles parmi nous pour engraisser les plus riches. Il est vrai qu’ en chacun de nous ,couve le démon de la tentation de dominer les autres.. Les uns l’acceptent, d’autres le subissent..
De nos jours,ce n’est pas la misère qui est plus dure que par le passé. C’est sa perception par rapport a nos aspirations qui constitue le levain du refus de l’exploitation éhonté,des uns par les autres.
Le développement fabuleux des moyens de communication fait de notre planète un village. Tout se sait.
Le capitalisme n’a plus de frontière . Globalisé,il se concerte à Davos ou ailleurs , alors que le monde ouvrier demeure cloîtré dans des syndicats nationaux calfeutrés par leur revendication locales, oubliant de plus en plus, ce qui faisait leur puissance : La communauté de lutte et la solidarité internationale.
Dites à un travailleur qui a la chance d’avoir un emploi « Travailleurs de tous les pays,unissez vous ! » il vous rira au nez,jusqu’au jour ou il se retrouvera à pointer au bureau de chômage, en pays riche, ou à faire les poubelles,en pays pauvres.
Les progrès fabuleux de la technologie quintuplent la production de richesses au profit d’un nombre de plus en plus restreint de personnes, alors les travailleurs sont réduits a un chômage généralisé sans provoquer hélas l’inévitable sursaut salutaire.
Découragés les gens sont déçus par leurs syndicats et leur partis de gauche qui brandissent parfois le poing et font des promesses, sans avoir la capacité de les tenir..
Cette impuissance vient du fait que le patronnât se mondialise. Il coordonne ses activités. Si dans tel ou tel pays des troubles menacent ses intérêt, il délocalise immédiatement , au profit d’un autre pays plus docile. La moindre agitation chambarde le mouvement boursier avec le déplacement instantané de capitaux vers des pays plus complaisants. C’est le vieux système du ‘ diviser pour régner..’
Tant que les travailleurs de tous les pays du monde, n’auront pas compris la nécessité de se tendre une main solidaire pour faire front contre leur ennemi commun, leur combat ,demeurera vain ..jusqu’au jour de l’explosion semblable à celle qui fit sauter le mur de Berlin.. en sens inverse..
‘Travailleurs de tous les pays,unissons nous!.’Ne ricanez pas, c’est vital..
Mohamed Arabdiou


