‘CEUX QUI TIRENT LES FICELLES’ - suite
Essai de M.Arabdiou _2003
La valise ou le cercueil
Une des tactiques, des tenants de la colonisation de l’Algérie, ce fut d’entretenir la peur de l’arabe parmi les européens d’Algérie. Ces petits blancs étaient souvent de modestes citoyens, vivant de leur salaire d’ouvriers, d’artisans, ou de petits commerçants .La misère des indigènes musulmans,leur donnait un sentiment de supériorité,auquel la majorité eut tendance, à se complaire. .On aimait bien l’arabe, à condition qu’il reste à sa place, en situation d’infériorité .Pour justifier, voir légitimer cette iniquité vis à vis de leur conscience, on attribuait, on entretenait des préjugés ,contre ces musulmans, en oubliant que ces algériens, étaient chez eux, en Algérie .Ces petits blancs , considéraient l’hostilité latente ,dont il ressentaient les prémisses, à de la haine innée,contre ces « civilisateurs »..d’ou, le besoin rassurant, d’un sentiment de supériorité morale et matérielle,pour maintenir à distance et éterniser, une sujétion justifiée d’abord ,par l’appréhension.
Les dirigeants de ce système ségrégationniste banalisé, entretenaient ce comportement solidaire contre ces algériens , auxquels on contestait le droit d’être leurs «égaux sur leur propre terre.. En pareille circonstance, l’argument efficace, pour liguer les individus ,consista à susciter la peur de l’autre ; d’où, le slogan attribué aux arabes et ressassé à dessein.. »La valise ou le cercueil »..
Ce cri d’hostilité ,a vraisemblablement été proféré,par quelque groupe de manifestants exaspérés, par l’oppression coloniale. On l’attribua à l’ensemble des nationalistes ,dans le but évident,de maintenir le clivage, entre européens et musulmans, en renforçant les rangs, des partisans du système colonial..
En Palestine occupée, nous assistons au même scénario. Des quatre coins du monde, des juifs russes, allemands ,argentins ,y débarquent avec la conviction due à un conditionnement, que cette terre est à eux et que les palestiniens ,qui y habitent depuis des siècle ,y sont des étrangers qui » n’ont qu’à aller voir ailleurs.. Ils menacent de nous exterminer,chassons les ..! »».
De même qu’ en Algérie,il ne manqua pas de personnalités parmi les européens, épris de justice,en Palestine occupée aussi il y eut,il y a encore, des hommes exemplaires, tel qu’Israël Adam Shamir ou le rabbin R .Benjamin. qui sont l’espoir d’une réconciliations de tous les hommes épris de justice, sans distinction d’appartenance raciale ou religieuse.
« ..Il nous faut en fin de compte avouer publiquement, la vérité : Nous n’avons pas le droit,moralement , de nous opposer au retour des réfugiés arabes, dans leur pays,jusqu’à ce que nous ayons commencé à racheter le péché que nous avons commis, contre les réfugiés arabes,nous n’avons pas le droit de poursuivre le retour de l’exil .Nous n’avons pas le droit de demander aux juifs américains, de quitter un pays, qui a été pris par d’autres,tandis que ses possesseurs sont sans foyers et misérables »
« Nous n’avons pas le droit d’occuper la maison d’un arabe, si nous ne l’avons pas payé à son juste prix .Le même principe prévaut pour les champs,les jardins,les magasins ,les ateliers. Nous n’aurions pas le droit de créer un foyer national et de réaliser l’idéal du sionisme avec les biens d’autrui .Se livrer à un tel acte est du brigandage.
..Je suis étonné que le rabbin Herzog et tous ceux qui parlent au nom de la morale juive et citent les dix commandements consentent à de tels procédés .La conquête politique ne saurait abolir la propriété privée
« ( « Jéwish Newsletter »1/12/1958 cité par P. Déméron ) (à suivre..


