Vendredi 08 Décembre 2006

 Salim Hllali :Disparition d’une étoile..

 

Contrairement aux affirmations de certains juifs marocain,Salim H’llali est Algérien. Vous allez me dire algérien ou marocain ou Tunisien ,c’est kifkif. Ce ne serait qu’en partie vrai. Pour moi, cheikh Effrit  le tunisien ou Hocine Slaoui le marocain ,ce sont des maghrébins point final .Mais lorsque je découvre par Internet des gens ignorer les origines de notre compatriote Salim Hllal’,c’est pour le moins vexant. Pire encore, certains de ses frères en religions, commencèrent à le calmnie;, qu’il se serait compromis avec le mossad.Foutaise que tout cela L’opération consiste à ternir l’image de notre artiste, tout en incitant d’éventuels émules suivre cet exemple de trahison.

 

Pour moi et pour beaucoup d’Algériens,surtout ceux de mon age,Salim ’Hlalli qui chantait Taali ah yaghazali ou Mounira ah ya Mounira..etc, (paso doble..) fut un grand monsieur ravi aux siens par la faucheuse, cela fait déjà plus d’un ans.ALLAH YARHAMOU.

 

                                                                                      

                                                                                                                                                                                           M.Arabdiou

 

                                                                     

                      Salim Hlali

 

 

Voici une biographie de notre chanteur bien aimé que j’ai découvert dans un site et que je livre  aux lecteur d’observateurs.

 

 

Salim Hlali est né à Bône(Annaba) en Algérie le 30 juillet 1920,d’une modeste famille de boulangers,originaire de Souk Ahras berceau d’une des plus grandes tribus Chaouia,les Hilali.

 

Très jeune,il quitte ses parents et débarque à Marseille en mars 1934 d’un bateau « moutonnier ».Il «  monte »à paris pour L’Exposition universelle de 1937.Il y commence une carrière de chanteur espagnol. C’est sa rencontre avec les chanteurs Bachtarzi Maheddine et Mohamed El kamal qui marquera le début d’une  carrière fabuleuse de chanteur oriental.

 

En 1938 ;il fait la tournée des capitales européennes avec la troupe de Mahieddine et,la même année,il se produit dans un spectacle grandiose dans le plus grand cinéma de Marseille,place du théâtre. Il ne tarde pas  à « monter en flèche ».Malgré son amour  pour le chant espagnol,il est resté très attaché à la musique algérienne et il détiendra le record de la vente des disques en Afrique du nord.

 

En 1940,il fut sauvé des camps de concentration grâce à l’intervention de si Kaddour Benghabrit,recteur de la mosquée  de paris,qui lui délivre une attestation de conversion à l’islam au nom de son père et qui pour corroborer cela,fait graver le nom de son père sur une tombe abandonnée du cimetière musulman de Bobigny de plus il le fait engager au café de la mosquée de paris ou il s’est produit régulièrement avec des artistes aussi importants qu’Ali Sriti et Ibrahim Salah En 1947,il crée un cabaret «  Ismaïlia Folies »dans l’hôtel particulier de Ferdinand de Lesseps,avenue Montaigne à paris. En 1948,il en crée un second, « Le Sérail,rue du Colisée.

 

En 1949,au sommet de sa carrière,il choisit de vivre au Maroc ou il est,comme partout,reçu dans les grandes familles. Il installe à Casablanca , un des plus somptueux cabarets du monde, « Le coq d’Or »avec six salons décorés de draperies tissés d’or et de meubles Louis xv authentiques .A cette époque il est souvent allé à Tunis pour engager des artistes chanteurs et musiciens,entre autres « la grande dame »de la chanson tunisienne, Chafia Rochdi,à laquelle il vouait une admiration sans bornes.

 

En 1965,il se retire à Cannes dans une magnifique villa ou il vit entouré d’œuvres d’art et de bibelots rares .la passion de la chanson ne l’ayant jamais quitté,le voilà en 1970 qui entreprend une deuxième carrière,cette fois en français,avec une musique qui reste néanmoins très influencée par la musique arabe. c’est La première fois qu’un chanteur oriental tente de faire carrière en Europe en y apportant ce qu’il y a de mieux dans la musique arabe,le rythme et le raffinement de la mélodie. la parution d’un disque chez Polydor en 1970 fut suivie par un grand gala dans une salle inhabituelle pour la musique de variétés : « la salle Pleyel »,réservée d’ordinaire aux divas et autres grands interprètes de musique classique .la salle était comble le soir de cette première internationale mais le public habituel de Salim,qui lui faisait fête,le tira insensiblement vers ses grands succès de la musique arabe .Le lendemain,la presse unanime ne tarissait pas d’éloges sur la nouvelle étoile que le monde occidental venait de découvrir .Les radios et la télévision firent le siége de l’artiste pour obtenir une interview ou pour l’intégrer dans leurs grandes émissions Salim fut terrorisé par cet assaut médiatique qui dérangeait la retraite dorée qu’il s’était construit dans sa grande villa de Cannes.

 

Fuyant la vie trépidante qui risquait de devenir la sienne,il préféra retrouver sa vie paisible et tranquille,ne donnant accès à personne dans sa vie privée et ne prenant de « bain de foule »que de temps à autre,selon son bon plaisir et non par obligation professionnelle. Il indemnisa totalement la compagnie de disques pour les frais engagés et reprit sa liberté.

 

Il avait consacrer prés de quarante ans à la musique maghrébine qu’il avait servie avec tout son talent,suscitant des vocations et une multitude d’imitateurs qui ne se cachaient pas pour lui emprunter un style qui a marqué toute une génération ou puiser allégrement dans son répertoire Bien des artistes,dont Enrico Macias,n’ont fait que suivre une voie toute tracée. Depuis les années 70,il n’a jamais cessé d’enregistrer des chansons,dépensant des sommes colossales pour monter d’abord un studios à cannes et ensuite un autre à paris,pour son plaisir personnel .Il y passait des nuits entières et y conviait les meilleurs musiciens arabes et espagnols .Mieux encore,le « métier »aidant,sa voix et son art se sont affirmés,apportant à son interprétation une souplesse et une sûreté infinies et faisant de lui un artiste inégalable.

 

En dehors de ses activités d’antiquaire,ou il a montré un goût sur et délicat,il n’a jamais refusé de faire des galas sur la Cote d’Azure,à Paris,au Maroc,à Montréal. Sa spécialité était l’animation des mariages des grandes familles du monde arabe :le roi de Maroc qui avait pour lui la plus grande admiration l’a convié au mariage de sa fille aînée,lui faisant un pont d’or .Pour cerner ce personnage hors du commun,je vous invite à vous reporter à ce que dit de lui un journaliste canadien,Nighthawk,de la Gazette de Montréal,qui a assisté au spectacle que Salim a donné en novembre 75 à Montréal,place des Arts,devant mille huit cents personnes : « ses chansons sont presque toutes arabes,avec une touche de modernisme,dans le style qui a donné naissance au flamenco.(…)Salim Hlali est énergique,dynamique,plein de charme et il établit une relation très intime avec son public,à la façon de Manitas de plata. Il entre en discussion avec un spectateur,tourne un compliment à une dame au milieu d’une chanson. Il s’arrête pile dans une chanson triste et s’embarque sur un solo de daraboukha qui fait naître des battements de mains dans le public,dans une frénétique accélération de rythme. Il s’investie totalement dans son chant,se donne dans la joie avec des caprices d’enfant gâté.(…)il vocalise sur chaque syllabe et les variations se succédant en une arabesque fleurie dans une orgie de couleurs.(…)D’une chanson française assez pauvre quant au texte,(…)il a su faire un kaléidoscope de sons d’une durée de quinze minutes .il connait à la perfection tous les secrets du chant oriental ».

 

Voici donc,pour finir de retracer cette carrière éblouissante,un dernier album consacré à « Salim Hlali au Maroc ».Pays ou il a résidé pendant plus de dix ans. Il y est présenté les œuvres typiquement marocaines, qu’il interprétait régulièrement au « Coq d’Or »et dans ses galas au Maroc et à l’étranger.

 

 

 

 

publié par arabdiou dans: observateur
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Commentaires

Merci de me faire découvrir cet artiste que je connaissais pas . "Salim Hlali" j'espère trouver ses enregistrements dans le marché. Bien à toi.
Commentaire n° 1 posté par: kder(site web) le 08/12/2006 - 12:37:08

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