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Epoque ou je bossais en usine..il ya bien longtemps..
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A travail égal,salaire égal !
Aides toi le ciel t’aidera !..
Ils étaient deux vieux amis de classe que le destin sépara géographiquement et socialement. L’un étaient grand patron d’une, je ne sais quelle boite privée ou étatique. L’autre était non seulement ouvrier mais également délégué syndical aguerri en matière de lutte ouvrière .
Lors d’une rencontre fortuite et des embrassades interminables,ils se retrouvèrent très vite autour d’une table avec deux bouteilles d’imine lekbayel que les initiés reconnaîtront pour évoquer de vieux souvenirs.
Très vite, la conversation vira à la politique ,sans entrave par aucune gène. Appelons les, Kaci pour l’ouvrier et Ferhat pour le ‘boss’.
C’est Kaci qui engagea les hostilités sur un ton ou la sympathie n’excluait pas la fermeté voir ; l’intransigeance du propos.
« Nous vivons dans un pays ou le travailleurs est payé avec de la monnaie de singes. Un R Emiste (chômeur) en France, gagne mieux qu’un médecin ou un ingénieur chez nous ;Conséquences : chaque jour que Dieu fait, les gardes cote interceptent des embarcations de fortunes chargés de Harragas qui fuient le pays dans l’espoir chimérique d’un Eldorado illusoire. Souvent ,ce sont des cadavres de jeunes en pleine force de l’age, que l’on repêche. Est-ce pour cela que nos aînés se sont sacrifiés pour libérer le pays ?Ou est la justice siciale ? . Avons chassé François pour le faire remplacer par Ali ?Trouves tu cela normal ? »
Ferhat ne partagea pas ce point de vue et ne se fit pas prier pour le contester.
« Arrête, tes conneries démagogique Kaci !. La plus part des salariés ne foutent rien si ce n’est se rouler les pouces à longueur de journée en attendant paye..,le virement. La moitié de se ce qu’ils gagnent c’est de l’Argent perdu ;trop perçu pour ces gens.. En France et en Europe en général,il y a des pointeuses a chaque entrée d’usines ou autres établissement. Trois minutes de retard et la machine le signale en rouge. C’est alors la convocation par le chef du personnel.. Au troisième avertissement, c’est la porte.. L’histoire du bus en retard, ne justifie rien. Le gardien est stricte. Toute complaisance vis-à-vis d’un retardataire lui coûterait son job. En cas d’abus d’autorité par un chefaillon,la section syndicale ne badine pas pour défendre la victime. »
La forte amitié entre les deux hommes ,les préserva de la rupture et coûta une deuxième tournée ,à la grande satisfaction du patron du bistrot.
Chacun des deux hommes avançait des arguments contradictoires mais apparemment défendables par rapport a sa logique..
La crise réel actuelle, avec ses frustrations et sa mal vie, propice a toutes les dérives,parfois sanglantes, incombe a la politique de ceux qui nous gouvernent qui -durant un temps- se convertit en simple concessionnaire d’un secteur aussi vital que celui des hydrocarbures. L’ultra libéralisme auquel nous assistons actuellement ,n’est modéré par aucune contrainte étatique imposant des salaires équitables. Cette tendance régressive est d’autant plus ’meurtrière’ qu’elle ne rencontre aucune opposition d’un syndicat ouvrier stérilisé par une démobilisation de plus en plus criarde.
Dans les secteurs étatiques les salariés font de la résistance par l’inertie .Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas prêts a devenir des stakhanovistes.
Pour ce qui est du patronnât privé, face a des travailleurs inorganisés, il a toute latitude de s’inspirer de la vieille pratique coloniale :Faire suer le burnous...
Face a une oligarchie solidement constituée qui fait la jonction avec la haute finance internationale,seule une lutte éclairée des masses laborieuses revendiquant un juste salaire et productivité conséquentes permettront aux damnés de la terre de sortir la tête de l’au. Chaque salarié doit se rappeler l’importance de la solidarité ouvrière en se mettant bien dans le ciboulot que l’on a jamais vu le diable se ronger les ongles de son plein gré…OUELA LALLA ?
Mohamed Arabdiou
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