Saha aid koum !
Hayou chamel afriqui..
« Latença hadhel ghabina,
ouafrança ma faalet fina ya chebab ! »
En 1982 je crois,une délégation de pieds noirs étaient venus rendre visite a leur ville natale. Ils furent accueillis aussi bien que possible conformément a nos traditions d’hospitalité .Etant natif de cette ville de
Il y avait parmi les personnalités de la ville un membre de la nomenklatura honni par la population du fait de sa rapacité. Ce n’est pas tant sa nouvelle richesse qui choquait les gens qui se gardaient de le critiquer en face du faite de son influence .Il était riche mais l’ignorance fit de lui un prétentieux parvenu d’origine plus que modeste mais agissant comme s’il était sortie de la cuisse de Jupiter.Alors que nous bavardions de tout et de rien en évoquant des souvenirs qui ne fachent pas un de ces pieds noirs reconnut notre homme etlui tint a peu pres ce langageC’était une brave femme...Elle était une bonne chez nous pendant des années.. « c’est toi x ?Je t’ai connu quand tu étais petit…Comment va Aicha ta maman ? Cela fait longtemps qu’elles est morte ?
Ces remarques spontanées et sans arrière pensées provoquèrent un moment une atmosphère glaciale parmi les algériens. Il n’y avait rien de particulier sur ce qui fut dit .Tout le monde savais dans quelles conditions vivaient la majorité de nos filles et mères durant l’époque coloniale. C’est la métamorphose en petit bourgeois de l’homme reconnu qui provoqua un échange de regard entendus, entre les membres du comité d’accueil. Il n’y avait rien d’injurieux dans la remarque .C’est le comportement de ce nouveau riche la mit en exergue. a vraie dire cette claque donnée innocemment dit plaisir a plusieurs d’entre nous..
Ce sont les coups de canons qui tonnent a minuit pour célébrer la date glorieuse et historique du premier novembre 54 qui me rappela cette anecdote assez significative sur la versatilité de certains d’entre nous. Sans se transformer en radoteur ressassant un passé aussi douloureux soit il ,nous n’avons pas le droit d’oublier que malgré tous les emmerdements,nous sommes un pays libre ;une liberté acquise grâce au sang généreusement versé afin que nos garçons et nos filles aillent à l’université. Ils sont morts pour la révolution,pour la justice sociale qui veut dire une juste répartition du meilleur comme le pire.. parce que oublier c’est trahir.. C’est très bien de célébrer régulières de tels évènements sacré. mais la meilleure façon d’entretenir la flamme qui fit de nous des hommes libres,c’est le respect du serment donnée à nos martyrs ; un antidote contre la démobilisation de notre jeunesse et gage de leur avenir.. OUELA LALLA ?
Mohamed Arabdiou


