Sommes nous en train de manger notre blé en herbe ?
‘Malheur à
qu’en suivant un convoi funèbre,qui se glorifie
seulement devant les tombaux et ne se révolte
que lorsque son cou est déjà entre le glaive et le billot..’
(Djebrane Khalil Djebrane)
L’épouse de Achouche,un juif associé de grand père ,conseillait souvent ma mère de faire des économies et si besoin ,prélever des intérêts de ses économies, sans jamais toucher au capital.. Une belle leçon que me racontait ma mère
Sans prendre garde, sommes nous en train de manger notre blé en herbe , en ne laissant rien, aux générations futures? Avec le pétrole et le gaz, Dieu ou le diable, nous à donné une chance, pour nous hisser au niveau des Nations qui comptent .Apparemment,nous ne nous la saisissons pas.
Au train ou vont les choses,nos enfants ou nos petits enfants, risquent de connaître le sort de ses bambins africains, vus à la télévision, qui, le ventre ballonné et nus comme des vers ,picoraient comme de la volaille , quelques grains de blé ou de riz, égarés dans la poussière d’une piste.
Nos dirigeants deviendraient aussi dociles, que des caniches bien dressés, envers les vrais chefs d’ Etats, sous peine de se voir refuser quelque aumônes, distribuées par des organisations charitables de pays ou les dirigeants prévoyants avaient su préparer ‘ l’avenir de leurs enfants.
Les citoyens ont besoins de logement décents que l’Etat se doit d’assurer,non pas en lançant des appels d’offre et ramener une pléthore de main d’œuvre étrangère, mais en construisant nous même nos propres logis Il ne s’agit pas seulement d’une économie de devise, mais surtout d’acquisition de l’expérience et du savoir-faire.
C’’est bien beau de doter le pays d’ auto –routes, d’Est en Ouest et du Nord au Sud , véritable poumons,pour le plus grand plaisir des touristes,mais qu’en sera-t-il de ces larges artères, lors du tarissement de la rente pétrolière ?De crevasses en crevasses ,elles se transformeront en piste labourable praticables pour les engins lourds.
C’est bien beau de faire du social,par des augmentations de salaire qu’exigent légitimement les citoyens, à condition de faire produire par ces derniers des richesses grâce au labeur et le savoir faire, en guise de compensation. A moins de démagogies,rien n’est gratuit.
C’est bien beau de développer la vente à crédit pour stimuler la consommation, à condition de fabriquer chez nous les voitures et autre produits ménagers etc.
En 1962,nous étions moins de dix millions. Tout homme conscient qui mettait en garde, contre les dangers de l’explosion démographique (3,2%) était conspué ,par des ‘exégètes’ bornés, à l’anathème facile.
Aujourd’hui, nous voici plus de trente millions de bouches a faire nourrir à faire vêtir. .par autrui… On commence à comprendre. .un peu tard.
Ce que l’on appelle le ‘matelas financier’ de l’Algérie qui n’est qu’une broutille, par rapport aux fortunes des pays développés, attise la convoitise des champions algériens de l’import - import et des multinationales unis pour notre malheur, dans la trappe de l’ultra libéralisme prédateur
Le responsable honnête qui s’avère incapable de répondre aux exigencex de son peuple, ne s’accroche pas au Pouvoir. Il laisse place au plus compétant. Diriger , n’est pas cette sinécure, chère au kadafisme. C’est une lourde et redoutable responsabilité pour le présent et pour l’histoire. Que l’on médite sur cette phrase de la mère de Bouabdil en 1492 qui en quittant Grenade chassé, par les Chrétiens ,dit à son fils : »Pleure comme une femme,ce que tu n’as pas su garder comme un homme » A méditer..
Mohamed ARABDIOU


