‘CEUX QUI TIRENT LES FICELLES’ - suite
Essai de MOHAMED ARABDIOU - 2003
En 1898 ,au cours d’un voyage qu’il fait dans le Proche Orient à la tête d’une délégation Sioniste,Herzl est reçu à Jérusalem par l’empereur d’Allemagne Guillaume II,en présence du chancelier Von Bulow. Le fondateur du Congrès de Bale lui expose ses projets. C’est l’époque ou l’Allemagne cherche à pénétrer en Orient et préparer la construction d’un chemin de fer Berlin -Bagdad .L’auteur de « l’Etat juif »,fait valoir à Guillaume II combien une colonisation juive dans cette région du monde, favoriserait la politique expansionniste de l’Allemagne. Il lui déclare :
« Nous désirons établir,sur le littoral oriental de la méditerrané,un centre moderne de culture et de commerce,qui apportera un appui direct et indirect de l’expansion du germanisme »
Guillaume II l’écoute avec beaucoup d’attention et lui répond : « Les tentatives sionistes en Palestine seront assurées de ma bienveillance,à condition de ne pas porter atteinte à la souveraineté de mon alliée,
Fort de cet appui, Herzl va voir le sultan Abdul Hamid, sous la souveraineté duquel est placée
Comme le sultan se montre réticent,Herzl offre de verser
« Conseillez au docteur Herzl de ne pas insister sur cette question .Je ne puis aliéner fut ce un pied carré de mes terres car, elles ne m’appartiennent pas ;elles appartiennent à mon peuple .Mon peuple l’a conquis et arrosé de son sang .Que les juifs gardent leurs millions .Si mon empire est démembré,peu être obtiendront ils
En même temps le sultan fait savoir qu’il interdit aux voyageurs israélites de séjourner plus de trois mois en Palestine .L’ambassadeur d’Italie à Constantinople, intervient auprès d’Abdul Hamid pour tenter de le ramener à de meilleures sentiments .Il lui fait valoir que son intransigeance risque de lui attirer des désagréments .Le sultan reçoit une deuxième fois Herzl .Il le décore de l’Ordre de
Dépité,Herzl se tourne alors vers
( à suivre..)


