Quand les fruits ne répondent pas aux promesses des fleurs..
Avançons nous a reculons ? Si l’on en juge par les faits ,le constat est peu flatteur pour nos gouvernants. Alors que durant les années 80 le niveau de développement de notre pays se rapprochait de celui de l’Espagne nous voici tenir la lanterne rouge dans bien des domaines ,telle la corruption. Nous ne sommes qu’un pays pauvre qui a un peu d’argent dont une partie est dilapidée par des gaspilleurs impénitents .Le seul domaine peu reluisant ou nous avons gagné récemment un record ce fut d’apprendre que notre Capitale fut classé la plus sale après un petit pays du sud du Sahara.
Que se passe t il donc ?avons nous perdu tout sens de la dignité,nous fils de cette Algérie qui fut et demeure malgré, tout notre fierté ?
Il est facile de montrer du doigt telle ou telle personne ou un groupe d’individus. Ce serait tout simplement contribuer a épaissir le brouillard qui nous aveugle.
Bien des gens se concertent pour faire front contre un Pouvoir dont ils dénoncent les carences parfois criminelles. Ils ont pu drainer l’adhésion d’une majorité de citoyens soucieux de faire leur devoir,pour les entraîner au nom de la religion mal comprise, dans une pente encore plus criminelle que fut la décennie noire. Cette terrible aventure mit en évidence notre arriération culturelle au point ou n’importe quel bonimenteur sachant lire le coran et quelques hadith peut mener la foule en bateau de l’aventure…
Les oligarques engraissés sous couvert d’un socialisme perverti (spécifique hachakoum ) utilisèrent magistralement ce mouvement ‘islamiste’ pour adapter le système a leur nouvel appétit. Ils poussèrent au non su socialisme et grossirent dans un ultralibéralisme débridé laissant en rade les masses laborieuses au prix du licenciement de quelques centaines de milliers de travailleurs.
D’autres beaux parleurs érigés en opposants ne dénonçaient les tenants du Pouvoir que dans l’espoir de les remplacer. Les hommes intègres ne manquent pas dans le pays mais ils se retrouvent noyés dans un milieu délétère .De nos jours,a grande majorité de citoyens doute de tout, ne croit plus en personne. Cela arange bien les tenants d’un Pouvoir qui se satisfait d’ applaudissement de foules qui vont a un meeting comme on va a un spectacle que l’on oubli des le lendemain.
Nous avions des syndicalistes qui se forgèrent une expérience militante du temps de l’occupation au sein de la CGT et autres syndicats chrétiens en attendant le moment propice pour créer l’UGTA en 56 afin de consolider le FLN pour la libération du pays. Ce fut le défunt Aissat idir les Bourouiba ,Benikous Slimane Rebah Djillali Dekar et tant d’autres....
En 1962 cette équipe du s’adapter .D’une lutte revendicative elle du s’adapter au système participatif .Nous croyions alors en notre centrale syndicale mais .. »ses ailes trop grandes l’empêchèrent de voler.. »
Durant le décennie noire la ténacité d’un BenHamouda permit a l’Algérie de ne pas basculer définitivement dans l’horreur suite à la grève insurrectionnelle préparée par les intégristes. Le processus du virage a 180 degrés avec ses charrettes de licenciements brisa totalement le militantisme syndical .’Révolution et Travail ‘ porte voix et fer de lance des travailleurs disparut dans une indifférence étrange... La dislocation du monde du travail favorisa le carriérisme beni ouiouiste .Mais tel le phénix qui renaît de ses cendre de nouveaux syndicats émergent ça et là .Ils manquent encore d’expérience mais ,c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Nous vivons le temps des émeutes sans lendemains ,des Révoltes faciles a mater mais l’expérience acquises au cours des épreuves prépareront inexorablement ,une vrais Révolution ..Sah ! OUELA LALLA ?
Arabdiou.Mohamed


