‘Ceux qui tirent les ficelles’ : 12 suite
Essai de M.Arabdiou - 2003
Le virus contagieux..
Durant les années 70, Amos O.Z un écrivain israélien publia une enquête mettant en exergue la menace de la société israélienne par le virus qui fit tant de mal aux juifs ;le fascisme. Cette maladie peut atteindre le milliardaire, comme le brave père de famille, vivant de son maigre salaire ou parfois même d’une allocation chômage. Le fait que ce soit un auteur juif qui écrive sur ses coreligionnaires donne plus de crédit à ce témoignage révélateur d’une dangereuse dérive qui ne présage rien de bon.
Amos O.Z. publia ses entretiens avec des colons juifs de la rive occidentale du jourdain. Le mari,un yéménite,.Jusqu’au jour de cette interview ,il était détenteur d’un passe port britannique. Son épouse est d’origine américaine dotée d’un passe port américain .Les réflexions de ces nouveaux israéliens sont sans ambiguïté .
Harriet ,la femme :
« ..Nous n’aurions jamais du arrêter la guerre des six jours, ni celle du Kippour .Nous aurions du continuer, pour les contraindre à une reddition totale, et réduire leur capital en cendre. C’est une guerre de religion que nous menons ,une guerre sainte contre l’islam .Il faut qu’ils s e mettent dans la tête que cette terre appartient aux juifs, qu’il doivent vivre en acceptant notre souveraineté et en faisant les basses besognes à notre place. N’est ce pas ce que dit la bible ?N’y parle t on pas de scieur de bois et des porteurs d’eau ?Chaque fois que nous leur avons cédé, les choses ont mal tourné pour nous .La bible le dit bien : le roi Saul a perdu tout son royaume pour avoir pris Amaleq en pitié. Les Goys sont entre nous, il ne peu en être autrement ,c’est dans leur nature. Quelque fois ,c’est pour des raisons religieuses ,parfois pour des raisons idéologiques ,d’autres fois par antisémitisme ;mais en vérité, tout ça ,c’est la volonté de Dieu. C’est eux (les Arabe) ou nous »
Menahem ,le mari :
« Moi je vais encore plus loin qu’Harriet ; pourtant je crois pour de bon que nous aurons des chances de cohabiter avec les arabes en toute amitié, le jour ou ils auront compris qu’il sont ici par charité, mais qu’ils n’ont pas le droit d’y être…Je me débrouille très bien en arabe ;ma famille est originaire d’Aden. L’Arabe n’est pas un foudre de guerre. Il suffit qu’il sache qu’il doit rester à a place »
« Dans la plus part des nations, les égards dus à l’opinion publique internationale constitueraient un frein à la libre réalisation de tel rêve .pas Israël, comme l’exprime celui qu’Amos Oz choisit de désigner par le nom de M..Z. « , écrira Chazli.
«.. Ce qu’a fait le professeur Leibowitz, ça peut s’appeler du judéo nazisme. Et pourquoi pas ?Harry Truman à liquidé 500.000 Japs d’un coup, avec deux bambinettes .Moi, je veux que nous soyons encore plus malin et plus efficaces .je veux qu’Israël soit membre de ce club .Peut-être qu’un jour viendra ou le monde finira par me craindre au lieu de me plaindre .Peut-être que tout le monde se mettra à trembler d’effroi devant mes sautes d’humeur au lieu d’admirer ma noblesse d’âme. Qu’ils tremblent tous !Qu’ils nous traitent de chiens enragés !Qu’ils comprennent enfin que nous sommes un pays sauvage ,dangereux capable de semer la mort parmi tous ceux qui nous entourent, un pays redoutable, qui peut se déchaîner soudain, dans un accès de folie, parce qu’on nous a tué un de nos gosses -oui, même un seul -et qu’ à cause de ça, nous pouvons devenir enragés et faire flamber tous les puits de pétrole du Moyen Orient «
« Si nos ancêtre avaient débarqué içi au bon moment et s’étaient débarrassés de six million d’Arabe ou d’un million seulement, que serait il passe ?..Les livres d’histoire du monde entier, nous auraient consacré une ou deux pages réprobatrices, on nous aurait traité de tous les nom .Mai aujourd’hui ,nous serions une Nation de 25 millions d’habitants. De quoi se faire respecter, vous ne trouvez pas ? Et nos auteurs, les Gunter Grass et les Heinrich Boll ,écriraient ,d’une plume élégante, des romans entier sur notre culpabilité collective pour ramasser quelques Prix Nobel, au nom de la littérature et de la morale. Peu être bien que le gouvernement aurait indemnisé les Arabes que nous n’aurions pas pu faire disparaître, en puisant dans les revenus pétroliers d’Irak. En tout cas, le peuple d’ Israël serait aujourd’hui établi sur une terre d’un seul tenant, du canal de Suez aux champs pétrolifère ;et croyez moi : malgré tout ces crimes ,tout ces salopards seraient là à nous faire la cour, à s’aplatir et nous lécher les bottes. »
« La guerre en Israël aura au moins servi à quelque chose :les gentils ont toujours été -et sont encore -dégoûté par les yids, (c’est à dire les « Beni oui oui « juifs qui vivent hors d’Israël) et leur problème de conscience. Le peuple juif n’aura plus alors qu’une seule ressource : rentrer chez lui et vite .Si quelqu’un s’avise de lever le petit doigt pour nous nuire ,nous lui prendrons, vite fait, la moiti é de sa terre pour l’exploiter et nous brûlerons l’autre moitié Y compris le pétrole .Et avec les armes nucléaires, sil le faut ,pour faire passer à tous, l’envie de nous créer des ennuis. Après quoi, c’est la paix assurée pour quarante ans ou plus »
« Ecoutez moi bien. Même aujourd’hui, je me porte volontaire pour faire la sale besogne, dans l’intérêt du peuple d’Israël, pour tuer autant d’arabes qu’on le voudra, pour déporter ,expulser ,brûler ,pour qu’ils nous haïssent bien, et aussi pour mettre le feu à la terre que foulent les yids de la diaspora, les obliger à rentrer dare dare ,en pleurnichant. J’agirai ,même si l’avais pour cela à faire sauter quelques synagogues ,ici et là. Après quoi, vous pourrez me traduire devant un tribunal de Nuremberg et me pendre comme criminel de guerre, si ça vous chante, pour passer votre conscience juive à l’eau de javel et vous joindre au cercle respectable des nations civilisées » .
Face à ces aveux, O.Z. l’auteur de cet ouvrage déclara « que HITLER n’avait pas seulement massacré les juifs, mais il avait également instillé en eux son poison .Ce venin se serait bel et bien infiltré dans certains cœurs et continue à en sourdre.. »
(S. E. Chazli . 1990)
A suivre


