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Jeudi 27 Septembre 2007

Ne tombons pas de Cabibde en sylla !..

 

 

« Après chaque Révolution,les masses, un moment

 

 maîtresse de la rue et dictatrice dans l’anarchie,

 

retombent toujours,l’ordre revenu,à leur rang de subordonnés »

 

 

 ( Jean Sépulcre dans ‘Chimère sociale et loi du plus fort’-1939)

 

 

Ce qu’il y a de terrible chez nous ,c’est la tendance à l’extrémisme et l’intolérance. A une certaine époque, tout ce qui portait un linge kaki s’érigeait en potentat face a plus faible que lui..

 

 Les évènement aidant, nous vécûmes des perturbations qui ébranlèrent momentanément le pouvoir inique. Déchaînée et enhardie, une jeunesse contestataire se mit de la partie pour conspuer le gouvernement non sans dénoncer les abus d’autorité. On publia même un livre blanc dénonçant la torture dans les commissariats et autres officines.

 

Pour calmer le jeu, le gouvernement, affaibli et menacé sérieusement par les barbus qui prenaient du poil de la bête,donna des instructions  fermes pour le stricte respect des.. droits des citoyens sous peine de sanctions. Compte tenu de la conjoncture - éphémère il est vrai,-cette directive fut appliquée à la lettre. Ce fut la métamorphose.

 

Militaires et policiers devinrent subitement  doux comme des agneaux. Cela n’épargna pas nos membres du service d’ordre d’une saignée effroyable par les hordes de barbus.

 

Dès la fin du service certains fonctionnaires prudents se gardaient de porter l’uniforme dans l’espoir de passer inaperçus.

 

Le renversement de vapeur ,eu un effet des plus surprenants. Ceux là même qui étaient victimes de l’abus de pouvoir et qui baissaient l’échine au moindre courroux de la maréchaussée ,s’enhardirent au point de devenir des  foudre de guerre d’opérette’. .belliqueux ,d’une insolence qui dépasse l’entendement.

 

Un incident de la circulation banal mais significatif dont je fus témoin vers 1990 en plein Ramadane ,marqua fortement mon esprit ,dans la mesure ou ’il me parut symboliser la nouvelle atmosphère.. démontrant le basculement des rapports entre citoyens et l’autorité.

 

.Au croisement d’une route, le chauffeur d’un véhicule qui, de toute évidence n’avait pas la priorité,fonça au point de manquer de très peu un accrochage avec le véhicule de la voie principale ,conduit par un capitaine en uniforme aux galons bien en évidence. Ce n’est pas l’altercation somme toute banale auxquelles nous sommes habitués  qui me choqua mais la violence de ton du chauffard belliqueux et provocateur face a un représentant de l’Etat qui fit preuve d’un calme presque reprochable.

 

Cette tendance de tomber de Caribde en Sylla est fréquente chez nous ? alors que nos aînés ont toujours privilégié le juste milieu ,contre l’extrémisme.. Khiar El omor aouçatoha.. OULA LALLA ?.

 

                                       Mohamed Arabdiou

 

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