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Dimanche 23 Septembre 2007

Ya mandra Ouegtèche iffaradj Rabi.. ?

 

Cahin –caha notre pays fait son petit bout de chemin vers le développement. La route est longue et parsemée  d’obstacles de toute sorte. Les plus terribles ce sont ce que nous nous dressons nous même sous nos pieds. Certains d’entre eux, nous ont coûté assez cher. D’autres  faillirent nous perdre. Malgré tout l’Algérie  n’a pas basculé dans le trou noir de la galaxie, comme l’espéraient ses fossoyeurs de l’intérieure et ses ennemis de l’extérieur.

 

La majorité de nos compatriotes sont loin de nager dans le bonheur .La sinistrose est très répandue mais compte tenu de ce que nous avons vécu, et ce à quoi nous avons échappé, estimons nous chanceux.

 

La génération qui connut le fond du puits durant la nuit coloniale et surtout la période héroïque mais terrible guerre de libération, est entrain de disparaître sans transmettre, hélas, ce qu’à vécu notre peuple. Le déficit en matière de mémoire est un des traits caractéristiques  de  notre Etat de sous développement. Celui-ci n’est que le prolongement de l’Etat d’arriération du monde arabo islamique dans sa globalité, depuis plus de sept siècles.

 

 A la veille du soulèvement insurrectionnel de novembre 54, le cumul d’expériences humiliantes contribuèrent à doter notre élite politique souvent autodidacte, d’une prise de conscience aigue, sur la manière  de faire face aux multiples et diverses manœuvres de l’ennemi. Les coups  reçus à la cour des longues épreuves coloniales lui apprirent  à connaître les arcanes en matière de stratégie libératrice. Cette aptitude prouva son efficacité avec pour aboutissement, les accords d’Evian et l’indépendance nationale.

 

Une fois éteinte les lampions de l’indépendance, il fallut s’initier à la gestion de notre pays. Les théories acquises ailleurs , télescopèrent avec la réalité sociologique du terrain impliquant dirigeants et dirigés. Les convoitises  et luttes d’intérêt, le clanisme et le régionalisme prirent le dessus sur l’idéal collectif et révolutionnaire. L’obscurantisme dominant profita d’une conjoncture favorable pour exploser au prix d’un bain de sang lors de ce que l’on appelle désormais ’la décennie noire’ L’intégrisme instrumentalisé, prépara le terrain  à une oligarchie naissante qui fit  main basse sur le pouvoir occulte qui enrichit les riches en frustrant l’immense majorité de pauvres. Il n’y a pas lieu de pavoiser. Pas de raison de se mettre en berne,non plus .La prise de conscience ne tombe pas du ciel .Elle a un prix.En attendant, sursaut salutaire ( ifaradj rabbie) ..OUELA LALLA ?

 

                                                           Mohamed Arabdiou

 

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