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Esclavagisme à l’italienne Le 18 juillet, une filière de travail forcé a été démantelée dans le sud de l’Italie. Des centaines de Polonais étaient exploités dans des camps de travail agricoles ! |
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Mardi 18 juillet, 25 personnes ont été arrêtées en Italie et en Pologne. Une filière de travail forcé a en effet été découverte dans les Pouilles (sud de l’Italie) : 113 Polonais exploités pour des travaux agricoles, ont été libérés par des carabiniers italiens. Cette énorme filière de travail illégal implique des Polonais, des Italiens, ainsi que deux Ukrainiens et un Algérien. Selon le commandant de la police polonaise, Marek Bienkowski, les détenus ont été inculpés pour « trafic d’êtres humains et réduction en esclavage ». Les Polonais étaient retenus prisonniers dans des camps de travail dans la région de Foggia (nord des Pouilles), dans des conditions confinant à l’esclavagisme. Surveillés par des gardes armés, sévèrement châtiés corporellement quand ils tentaient de fuir, ils habitaient dans des campements collectifs : « le travail dans des conditions inhumaines a conduit certains travailleurs au suicide. Des cas d’homicides parmi les victimes ne sont pas exclus, pas plus que des cas de mort due à l’épuisement », a constaté Marek Bienkowski. Des traces de sévices physiques sont donc bien visibles sur les corps des Polonais libérés, et selon le commandant de la police, ils sont aussi sévèrement touchés psychologiquement. « Les travailleurs étaient battus avec des matraques et surveillés par des gardiens armés et des chiens. Des cas de viols ont été révélés », a indiqué ce dernier. Depuis deux ans, le sud de
De tels abus nous rappellent que la situation de nombreux immigrés de l’est dans les pays industrialisés d’Europe de l’ouest est préoccupante (les Polonais sont légion en Italie), et que cette affaire n’est malheureusement pas un cas isolé dans le monde. Pour mémoire, il a fallu attendre 2003 pour qu’au Niger, l’esclavage soit sanctionné par la loi… |


