La vie chère.. :De qui se moque t on ?
Les auteurs du virage à 180 degrés,n’ avaient ils claironné ,pour qui voulait les entendre ,que tous nos maux provenaient des entreprises étatiques , en taisant les causes de la plupart de celles a qui, on inocula la maladie de carence, pour justifier leur bradage,jetant dans la rue des centaines de milliers de travailleurs. ? Sans discernement,on jeta l’eau du bain et le bébé avec..
Au nom de l’économie de marché et de la libre entreprise ,que de sérénades avons nous entendu, a propos de l’avenir radieux que l’on nous réservait sous les hospices du FMI. !
Pour assurer le succès de la nouvelle politique ultra-libérale on déclara la guerre a toute subvention ,y compris pour les produits de première nécessité. Le résultat est flagrant. La misère gagne de plus en plus de terrain alors ,qu’une minorité de parvenus se vautre dans un luxe insultant, en attendant de devenir révoltant.
On imposa le principe de la vérité des prix -ce qui n’est pas mauvais en soi -a condition de faire appliquer la vérité des salaires en cessant de flouer les salariés, en les payant avec de la monnaie de singe .
Le problème chez nous, ne se situe pas au niveau du choix idéologique, mais d’abord dans une gestion sérieuse, impliquant la même rigueur et discipline pour tous. N’est ce pas au nom du socialisme hachakoum que les premières fortunes mal acquises, commencèrent a se constituer ?
Le socialisme vrai, a ses règle. Le libéralisme bien compris, aussi. Le succès de l’une ou l’autre politique dépend d’abord de la rigueur et du sérieux des détenteurs du Pouvoir. Ce dernier doit être aussi fort et intransigeant que juste. Toute dérogation à cette règle fusse elle minime, mène droit vers la dérive.
Après nous avoir imposé un ultralibéralisme qui enrichit les riches en appauvrissant les pauvres, voici nos gouvernants qui volent subitement au secours des petites gens, en subventionnant l’importation du lait et la baguette de pain.. De qui se moque t on ?
Agir de la sorte c’est regarder le problème par le mauvais bout de la lorgnette. Si subvention il y a,c’est d’abord en faveur des vrais producteurs nationaux notamment les agriculteurs ,qu’elles doivent s’adresser et non aux importateurs de poudre de lait qualifiés de.. ‘producteur’ !!.. !parce qu’ils ajoutent de l’eau à la poudre pour la revendre en sachets liquide ?
Les masses laborieuses exigent d’être rémunérées en vrai dinar alignée a l’Euro ou autre monnaie forte ,quitte à être payé
Est il normal qu’un ouvrier d’El Hadjar touche - pour le même travail que celui de son collègue de Mittal Arcellor en France- ,un salaire dix fois moindre ?
Est il normal de s’appauvrir en laissant partir, le fleuron de nos cadres de SONATRACH et autres, vers des pays de loin plus rémunérateurs ?
Tout salaire honorable du sommet au bas de la hiérarchie, doit évidemment se justifier par une productivité conséquente, sur la base de normes internationales palpables.
Cela fait au moins 20 ans que nous aurions du imposer une industrie automobile florissante .Il s’agit bien sur de fabrication et non de montage réservé aux ‘ sous dev.’ C’est là un symbole d’une industrie créatrice d’emploi et du savoir faire, pour un développement durable .
.Le ridicule est de favoriser l’installation de banques étrangères pour la vente a crédit de bagnoles faites par d’autres au détriment de nos travailleurs ;ce qui permet une ponction notable de nos économies au profit des Etats riches qui se respectent .N’est pas une atteinte a notre dignité ?
Certains voient d’un bon œil la démobilisation populaire actuelle illustrée par le taux d’abstention lors des dernières élections et la faiblesse actuelle de l’action syndicale. C’est là, une erreur aux conséquences qui pourraient s’avérer tragique , beaucoup plus tôt qu’on le pense..
Mohamed Arabdiou


