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Vendredi 10 Août 2007
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Lutte du peuple sahraoui pour son indépendance

 

                                  

 

             Soltana et la descente aux enfers

 

                

 

 

 

  Après des événements dont furent victimes des étudiants sahraouis au sein de l’université d’Agadir au cours de la première semaine de mai 2007, des étudiants sahraouis ont décidé d’organiser au sein de la cité universitaire de Marrakech un sit in pacifique de solidarité avec leurs camarades d’Agadir et ce, le 9 mai 2007.

 

 Soltana Khya, la jeune étudiante sahraouie était là.

 

 Les diverses « forces de sécurité »se sont ruées et sans ménage sur les sahraouis, un groupe s’est chargé de Soltanta : coups de matraques, coups de pieds, insultes, crachats…Soltana perd son œil droit, le sang coule. Elle crie :« j’ai perdu un œil ». Les attaquants continuent de plus belle. Les gaz dégagés par les bombes lacrymogènes et d’autres produits brûlants versés sur les sahraouis accentuent les souffrances de Soltana.

 

 Elle est jetée ( menottée) comme un simple animal dans une « ambulance » pleine à craquer des blessés. Dans « l’ambulance », un tortionnaire prend Soltana de ses cheveux et commence à cogner sa tête contre la carrosserie de la voiture, d’autres tortionnaires crient «  tuez les sahraouis, tuez le polisario »

 

 A l’hôpital Ibn Zouhair de Marrakech, on met en un clin d’œil un simple bandeau pour cacher la place de l’œil perdu, et on mène Soltana et ses camarades au commissariat pour « interrogatoire ». C’est l’enfer. C’est la torture physique et morale. Soltana est traitée et avec une grande haine de tous les noms les plus rabaissant pour une  femme et surtout pour une femme sahraouie.

 

 Soltana est poursuivie en «  justice » ( ???!!!). Elle est condamnée le 25 mai 2007 à 8 mois de prison ferme.

 

  Aujourd’hui Soltana a perdu son œil droit. Si on était dans un Etat de droit une enquête serait ouverte pour punir les coupables. Si on a un véritable parlement, des groupes de députés auraient demandé des comptes à l’Etat. Même en cas de guerre, une armée n’a pas le droit de maltraiter un militaire prisonnier. Soltana n’est pas une militaire, elle  n’est pas en guerre. Elle est  simplement une citoyenne sahraouie qui revendique son identité et ses droits les plus élémentaires. Les commis de l’Etat marocain ne pourrons jamais comprendre cela. Mais les démocrates conséquents et, quelques soient leurs opinions sur la question du Sahara, ne peuvent en aucun cas rester indifférents aux vexations et à la répression dont sont victimes les sahraouis.

 

 Peut-on rester indifférent au cas de Soltana ? On le peut si on a le sang du makhzen dans les veines ; on peut le rester si on a l’âme du moyen âge.

 

      NB :  Ces brèves lignes ont été écrites après un entretien avec Soltana ( sur sa demande) à Mohammedia. La réalité est plus dramatique que ce que j’ai écrit.

 

                                           Mohammedia, 2 août 2007

 

          Ali Fkir, militant des droits humains (AMDH, FMVJ) et journaliste d’ENNAHJ ADDEMOCRATI

 

 

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