Des Républiques monarchiques..
L’approche de la fin du deuxième mandat du président Bouteflika et l’éventualité d’une rallonge pour un troisième suscite, des commentaires aigres doux voir, franchement acerbes. Nous ne sommes pas le premier pays a faire face a ce genre de problèmes ou plutôt a un tel dilemme.
Il y a des peuples qui, non seulement contestent la longévité des mandats,ils rejettent même le Pouvoir présidentiel qu’ils assimilent parfois a une monarchie absolutiste ,les privant d’un droit de regard sacré à leurs yeux,des affaires publiques .Ce fut le cas de
Le sentiment de frustration de certains d’entre nous, face a la tendance aux prolongations excessives émane du faite de comparaisons parfois incomparables. Les peuples occidentaux qui vécurent des bouleversements parfois sanglants finirent par s’instruire en s’imprégnant de valeurs démocratiques entrées dans leurs mœurs, après mille et un échec, a l’exemple de l’ Allemagne nazie, les violentes luttes sociales et les acquis qui en résultèrent ,ainsi que la prospérité y afférentes, facteur de stabilité et source de développement
Les pays arabo musulmans dont l’amnésie semble atavique, qui ronronnent depuis plusieurs siècles sous le fardeau de l’obscurantisme qui fit de leur peuple une proie facile du colonialisme ou de quelques potentats locaux imposant leur soumission .Le plus grave est de voir certains d’entre eux pavoiser comme s’ils étaient fiers de leur Etat Le comble de m’aliéné n’est il pas d’être fier de son aliénation. ? .Si la prétention tuait ? nous ne serions pas de ce monde. ’Misr oum edounia’ proclament les admirateurs d’Alazhar a moins que ce ne soit du cinéma a l’eau de rose.. Roi de la très démocratique Arabie Saoudite dont les chaleureuses relations avec les USA se passent de commentaires, est érigé en’ protecteur des lieux saints’ .En République libyenne ,Dieu dota le pays de l’or noir et surtout de Mouamar El Kedafi qui depuis prés de 40 ans préside aux destinées de ce peuple frère. Soucieux de préserver l’avenir des libyens, ce chef d’Etat sans peur et sans reproche, accoucha du fameux livre vert et quatre garçons machaa allah qui laissent augurer une succession perpétuant la lignée.
La démocratie ce n’est ni la bible ni le Coran. Elle vaut ce qu’en font ceux qui s’en réclament. Lorsqu’un baudet se retrouve face a une belle rose parfumée il ne la sent pas ,il la broute..
Ce n’est pas la durée d’un Président qui est l’essentiel mais la qualité de sa gestion .Seuls les peuples immatures s’en remettent a des hommes providentiels.
On choisit les dirigeants en fonction de leur probité et leurs compétences ,tant il est vrai que c’est au pied du mur que l’on reconnaît le maçon et que l’arbre se reconnaît a ses fruits..
Une démocratie n ’en est pas une , quand les dés sont pipées .L’Etat d’urgence durant la décennie noire, offrit un bon prétexte pour faire perdurer une gestion autoritaire. Les dirigeants de cette terrible période eurent le mérite de sauver l’Algérie des griffes de l’intégrisme mais aussi des milieux occidentaux particulièrement en France ou au nom du ‘qui tue qui ? des Bernard koutchner et autres ,encouragés par certains poloticards nationaux, prônaient le droit d’ingérence. Au bord de la faillite, notre pays s’en tira de justesse de cette mauvaise passe
(Quand les caisses de l’Etat se vident les ennemis et conseilleurs se multiplient..). En politique ,c’est de bonne guerre.
Ouyahia se plia de bonne grâce , au dictat du FMI, survenu au point de rendre irréversible le virage a 180 degrés concocté par les oligarques qui jusque là, agissaient dans l’ombre.
L’avènement de Bouteflika survint au moment même ou le prix du pétrole se mit a grimper .Tout le monde sait que l’on ne prête qu’aux riches. L’ancien ministre des AE, s’imposa sans tricherie, du fait de sa longue expérience et une absence lui épargnant toute compromission dans la gestion, apres lamorty de Houari Boumedienne. Une fois mis en selle ,tout marcha comme sur des roulettes durant les deux mandats.
Le troisième pose problème non pas pour des raisons juridiques mais a cause du résultat pas très brillants de sa gouvernance .Il lâcha la bride a un ultra libéralisme dévastateur sur le plan économique et social. .Des lors, Il ne suffit pas de le reconnaître devant les maires,il faut en assumer les conséquences sans attendre d’être poussé vers la sortie .Pour cela, il aurait fallu être un De Gaulle..
Les présidents de la trempe d’un Moubarek savent qu’ils peuvent compter sur le soutien de la haute finance internationale pour se maintenir au Pouvoir par la force en faisant durer notre Etat de sous développement.
Notre Président veut il un sursit de mise a l’épreuve pour, corriger sa trajectoire afin de limiter les dégâts ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait durant son deuxième mandat ?Certains lui attribuent le souci de préserver l’Algérie des requins charognards qui guettent a l’affût pour perpétuer la curée .Jusqu’à quand ? n’est ce pas en forgeant que l’on devient forgeron ?,Devons nous faire dépendre l’avenir des générations montantes au bon vouloir d’hommes qui se considèrent ‘providentiels’ Sommes nous des peuples mineurs qui ont besoin d’un tutorat. ? C’est le dilemme des pays arabo musulmans dont le trait caractéristique est la diabolisation de la laïcité et les luttes sociales. Des lors ,tant qu’il n’y a pas de Révolution dans les esprits ? avec Bouteflika ou un autre,nous ne sommes pas prêts à voir le bout du tunnel .Sah !..OUELA LALLA ?
Mohamed Arabdiou


