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Dimanche 27 Juillet 2008

La curée

 

  ‘Qui ne dit rien consent..’

 

 

Ce que je raconte là, est vérifiable par toute autorité qui s’intéresserait à la chose  publique. Journaliste depuis l’indépendance, de par mon age,ma santé et le manque de moyens d’investigation,je ne suis pas en mesure de fournir des détails qui conforteraient les preuves du pillage ou du gaspillage a ciel ouvert ,aux yeux d’une population qui semble blasée jusqu’à l’indifférence. Ce  fait (méfait) est un exemple d’une incurie qui confine à la gangrène menacant  le pays.

 

Le lieu.

 

Cela se  passe à Alger dans la commune d’El Biar et concerne la rue des frères Bouchouchi qui s’étend  de l’hôpital Birtraria jusqu’au territoire de Oued Korriche.

 

Sur plus d’un ou deux km, cette rue connaît régulièrement  , depuis des années,des fuites d’eau souvent abondantes qui n’en fissent pas alors que la population subissaient des restrictions parfois draconiennes  de cette élément vital.

 

Grâce à Dieu et aux efforts du gouvernement, la situation  s’est considérablement améliorée ces derniers temps, sans pour autant colmater  des canalisations irréparables de par leur vétustés ,au point  de massacrer  cette rue que redoutaient les automobilistes .Le goudronnage effectué  il y a quelques années ne tint pat longtemps sur cette route collinaire qu’érodait régulièrement les cascades d’eau émanant des fuites mais aussi des creusement par n’importe qui et n’importe comment. (*)

 

Le dernier des abrutis savait combien étaient pourries les canalisations de cette rue à plus forte raison les membres des autorités locales.

 

Puis un jour la population de ces quartier vit débouler toutes une série de gros matériel roulant flambant neuf .Une dizaine de camions à benne énormes et autre engins aussi rutilant pour le décapage  ou pour le creusement rapide émerveillèrent la majorité des habitants. Cela incitait à l’optimisme malgré les récriminations de quelques esprits grincheux qui trouvent toujours à redire. Ce nouveau matériel d’une société algérienne qui venait de se constituer semble t il, valait au moins 50 milliards de centimes. Et  alors ? réagissait les défenseurs de la livre entreprise qui ripostèrent en évoquant les dégâts causés par  le collectivisme mal compris. Saha ..vive la libre entreprise ! on va voir ce que l’on va voir. .En un temps trois mouvements la rue des frères Bouchouchi s’habilla d’une rue neuve pour le grand plaisir des badauds.. et des automobilistes. El Hamdoulillah !De tels travaux ont du coûter au moins un ou deux milliards  peut-être  plus !Merci monsieur le maire,merci m’sieur l’governement, merci monsieur le Président !

 

Le hic est que quatre jours plu tard la vielle canalisation se remit a faire des sienne .Un vrai jeu de cache cache avec les ouvriers communaux .En un mois ce fut au moins 10 creusements d’environ quatre mètres carrés de surface sur deux  de profondeur pour boucher les fissures. Dans un de mes blog j’avais même déploré cette situation. Autant pisser dans le sable.. On refit appel a d’autres  engins mécanises pour recreuser une tranché tout au long de la rue des frères Bouchouchi pour enfin changer la canalisation Travail arabe ?Ils ne sont pas si cons,les frères.. Même ma grand-mère aurait eu le bon sens de changer d’abord les tuyaux défectueux avant le goudronnage coûtant des milliards.. »Fiha teghmèss persiflèrent les grincheux. .Cela permettra a la société de refaire les travaux moyennant une seconde facture.. En attendant,la rue des Frères Bouchouchi redevient pleine de crevasses pour le grand plaisir des marchands d’amortisseurs..

 

S’il n’y a pas de combines sous roche,c’est que l’incompétence atteint la débilité .Reste a savoir a quel niveau  de responsabilité ;communal ? La Wilaya  ?Si les autorités supérieures a ce niveau, ne font rien, pour clarifier  cette situation,si l’opacité demeure ,faute d’une clarification et d’une communication , satisfaisante,le vox populis mettra tout le monde dans le même panier et cela,ce n’est pas dd tout bon pour le pays .Sal OUELA LALLA ?

 

(*)Trois jours après le premier goudronnage  indigné de voir  des ouvriers creuser,je suis allés me plaindre au commissariat de la scala. Revenu sut les lieux avec deux policiers,mes ouvriers nous présentèrent un ordres de mission dûment signé par le responsable d’une société nationale

 

                                    Mohamed Arabdiou

 

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