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Jeudi 28 Juin 2007

 

A PROPOS DE LAIT :

 

Ne mélangeons pas les torchons avec les serviettes…

 

 

J’ai la prétention de me  croire  assez documenté sur les questions agricoles, dans notre pays et ailleurs. Aussi ,en lisant ces jours ci dans la presse,des articles sensationnels,mettant en exergue l’importante subvention (quatre milliards) accordées par les pouvoirs publics, pour l’importation de lait en poudre,je ne devrais que prendre acte  d’une action banale que le gouvernement jugea utile pour éviter l’inévitable hausse du prix au niveau du détaillant, d’un produit de base et de première nécessité.

 

Ce qui me parait plus qu’aberrant, ce sont les titres de certains journaux qui, probablement par inadvertance, trompent involontairement le lecteur,en affirmant qu’il s’agit ‘d’aide aux producteurs de lait. ?!!’

 

Le producteur de lait, ce n’est pas celui qui importe de la poudre de lait ,a qui il ajoute un peu d’eau, pour la revendre en sachet moyennant rémunération.

 

Le vrai producteur de lait qui ,particulièrement en cette période, a besoins du soutient de l’état , c’est l’Agriculteur qui développe les cultures fourragères pour alimenter du bétail. C’est l’éleveur du bovin,de l’ovin et du caprin producteur de lait et de viande, matière alimentaire hautement stratégique .

 

Si l’aide aux importateurs de poudre de lait est circonstancielle, celle de nos fellahs et autres éleveurs ,devrait être permanente , afin d’assurer au pays  une sécurité alimentaire.

 

L’importateur de lait, qu’il soit étatique ou privé, ne court aucun risque ezit mezitouna ouel hout mel bhar.

 

Par téléphone ou par fax , quand on dispose de fric,a soit ou emprunté aux banques ,on  peut commander tant de tonnes de lait selon le cour. La marchandise prendra le circuit bien rodé  jusqu’au consommateur final.

 

Autre est la situation du fellah,qui s’expose a mille risques ;a commencer par les aléas climatiques, la qualité souvent incertaine des provisionnements en semences ,en fertilisants ,en produits phytosanitaires ou en équipements adéquats, sans compter les fluctuations du coût de revient de la production.

 

C’est kifkif pour l’éleveur qui,en plus ,court le risque ruineux, de la mortalité du cheptel,même lorsqu’une caisse d’assurance assume son rôle..

 

Alors s’il vous plait ,messieurs,ne mélangeons pas les torchons avec les serviettes !

 

L’importateur  est un commerçant qui ne fait qu’acheter et revendre .

 

L’agriculteur produit les aliments vitaux dont  le pays a besoin. Il suit jour après jour ce qu’il a planté ou semé en priant Dieu de le préserver des calamités qui peuvent survenir a tout instant.

 

 Pour cette raison ,particulièrement dans la conjoncture mondiale actuelle, il a besoin de toute la sollicitude de ceux qui nous gouvernent et la reconnaissance de la Nation.

 

                                                                            Mohamed Arabdiou

 

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