Dimanche 27 Mai 2007

Si l’Algérie m’était contée..

 

  On peut faire bien des reproches a ceux qui nous gouvernent  ,saut celui d’être  ignares en matière politique. Ils sont comme le chat qui tombe toujours sur ses pattes..

 

 Durant notre guerre de libération, il apparut très vite que la collégialité du Pouvoir avait ses limites. Pour mettre un terme aux divisions inter wilaya,ou lintérieur contre l’extérieur, ou les militaires contre les  politiques ,Boumediène alors inconnu,s’imposa pour tous,en usant de ruse et d’arguments musclés. Au contraire de ce qui se passe actuellement entre palestiniens qui ,au nom de la démocratie internes,sont en train de s’autodétruire , au FLN on ne badinait pas avec l’autorité. C’est a cette condition que le Front s’imposa sur le terrain ,au détriment  du MNA, Parti  du prestigieux Messali ElHadj.

 

Dès le départ,une règle s’imposa aux fils de la toussaint : se soumettre ou se démettre. Après l’entrée dans les rangs de Ferhat Abas(UDMA),Lahouel Hocine (centraliste du MTLD),Larbi Bouhali (communiste ) Taouflk El Madani et Bachir El Ibrahimi pour les oulémas etc..,ceux du MNA qui s’obstinèrent à garder leur autonomie, furent éliminés sans Etat d’âme .L’affaire de Melouza ou de Belounis en sont une parfaite illustration.

 

Pour d’exclusivité du Pouvoir de décision ,des hommes aux compétences avérées ne  furent ils pas liquidé. ?Qu’arriva t il  à Abane Ramdane et bien d’autres ,y compris après l’indépendance. ? C’est le cas de Khider et de Krim Belkacème  etc.. On peut longuement épiloguer après coup,couvrir d’opprobre les libérateurs du pays pardes accusations, en faisant abstraction de contexte ,au moment des faits. Cela n’y change rien.

 

Le choix socialiste de l’Algérie n’a pas attiré à Boukharouba que des amis. On se souvient de la fureur des gouvernements Françaix  lors des nationalisation  ou la liquidation des grande compagnies établies dans notre pays, comme Scafino ,Blmachère, Morry,les banques etc.. On Boycotta nos vins sur le marché Européen,on décréta le pétrole rouge.. vainement..

 

On se souvient avec quelle inimitié les dirigeants de pays occidentaux suivaient les efforts de l’Algérie à se doter d’un tissus industriel.lidérateur

 

A ceux qui s’intéressent a cette dure bataille,je conseille de lire les deux tomes d’un livre ‘Le Hasard et l’Histoire ’Il s’agit d’un long entretien avec Belaid Abdesselam père de l’industrie Algérienne avec Mahfoud Benoune et Ali El-kenz ( Edition ENAG )

 

Aux efforts en matière économico sociales, ajoutons le volontarisme en matière de solidarité avec les pays en lutte pour leur libération du colonialisme mais aussi du néo colonialisme. Après la conférence des 77 à Alger Boumediene ne fut il pas un des pionniers  dans la lutte pour des échanges équitables entre ne Nord et le Sud.

 

Les historiens honnêtes n’omettront pas de noter l’intervention sonnante et trébuchante de notre défunt Président auprès du Kremlin pour obtenir les armes qui permirent la traversée du canal de suez et la fameuse ligne Bar lev ,en Egypte, comme ils témoigneront que  notre pays fut considéré comme la’ Mecque’ des mouvements de libération de la Palestine , l’Afrique du Sud ,l’Angola ,le Chili etc sans oublier actuellement,les sahraouis .

 

Cette solidarité agissante  nous attirait l’hostilité des Nantis aux  tendances impérialistes..Ce sont les rivalités est- ouest qui nous protégèrent d’incontournables représailles .Cela dura jusqu’au jour de l’effondrement du mur de Berlin..

 

Cet évènement Historique (1989) coïncida chez nous,avec le complot des oligarques qui, après avoir fait fortune a l’ombre d’un Socialisme pervertie, sui citèrent une Révolution de Palais en tentant d’instrumentaliser un mouvement islamiste naissant .A la faveurs du contexte le FIS se répanditcomme une traînée de poudre, et justifier la nouvelle constitution libéral de Chadli ,consacrant un virage à 180 degrés..

 

 La chute du prix du baril et l’endettement excessif du ,entre autre, aux gaspillage inopportun comme la construction ‘de Houbel’ mirent le pays a genoux ,au point d’imposer aux plus démunis des restrictionscruelles du FMI Celles-ci ouvrirent la voie à un ultra libéralisme accueilli a bras ouvert par le monde dit libre’.

 

 Il était logique de liquider les entreprise défaillante et éventuellement les privatiser. .Moins honorable fut le sabotage  des boites rentables,a qui ,on inocula la rage pour justifier leur noyade. Il en résultat des centaines de milliers de chômeurs réduit au hitisme, a qui l’on proposa au mieux, des contrat déterminés...

 

Cet ultra libéralisme qui n’épargna même pas SONATRACH  eut un coté rassurant.. Sans  ce virage à droite,nous aurions sans aucun doute été classé et ciblé par Bush et son équipede néo conservateurs, parmi ceux qu’il se permit de  traiter d’Etat voyous. .

 

Durant un temps,de nombreux politiciens Françaix de droite comme de gauche,s’étaient remis à s’immiscer dangereusement dans nos affaires intérieures. On se souvient de Mitterrand et ses conseils tintés de -menaces ou Jacques Chirac à l’ONU (*) .Ce dernier exigea l’absence de photographes lors de l’entretien prévu  avec Zeroual. Du coup, notre président claqua la porte en renonçant à l’entrevue. Du Parti socialiste au MRP chacun y allait de sa version pour stigmatiser le Pouvoir par des insinuations du genre de ‘qui tue qui’.

 

On colla le terrible attentat du Boulevard Amirouche ‘au Pouvoir  et la.. sécurité militaire accusés de tous les maux. Il fallut que Haddam fasse des  aveux clairs pour atténuer la compagne de harcèlement.

 

Ce qui indirectement contribua à nous rendre service,c’est l’attentat du 11 septembre à New York et celui du métro Parisien .Ces opérations criminelles mirent un terme au dénigrement de mon pays.

 

L’augmentation du prix du pétrole aidant nous redevînmes un pays ‘fréquentable’ et même sollicité dans le cadre de la lutte internationale contre le terrorisme .La aussi, ; fidèle a ses principe l’Algérie refusa et refuse encore, l’amalgame du terrorisme avec l’action   des mouvement s de libération.

 

L’embellie financière de notre pays contribua également à nous rendre ’intéressant,’au point d’oublier les temps ou boycotté notre pays était mis en quarantaine comme un pestiféré..

 

Vieux routier de la politique étrangère de notre pays,l’arrivée au Pouvoir de Bouteflika ne fut pas inutile aussi bien a l’étranger qu’au niveau intérieur, malgré le vivier a requins avides qui rode constamment autour de nous. La politique audacieuse de la concorde civile ( elouiame),n’ attira pas que des éloges à Si Abdeka. L’ultra libéralisme qu’il semble cautionner ,n’incite pas a l’optimisme. Notre adhésion a l’OMC ne présage rien de bon. Sans des échanges équitables avec les pays industrialisés,point de développement durable. Sans développement point de paix sociale les charognards,oiseaux de mauvais augures continueront à planer  sur nos têtes. Le salut du pays ne viendra pas d’un seul homme fut avoir pour nom  Bouteflika. Il dépend d’abord et avant tout, de la maturité et la combativité  consciente de son peuple.

 

(*) C’était à l’occasion du cinquantième anniversaire des Nations Unies.                                        

 

 

                                                             Arabdiou Mohamed

 

 

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