Transport urbain :
Indigne de
imaginons un touriste, aux modestes moyens, qui voudrait voir une fois dans sa vie, cette Algérie au million et demi de chahids, cette Algérie considérée jadis comme
Dès qu’il débarque , notre nouvel aéroport international ne le décevra pas,parce qu’il est beau, parce qu’il est aussi bien que des dizaines d’autres aéroports à travers le monde.
Il parait qu à la sortie,il n’y a plus de ces taxieurs racoleurs qui vous imposent des prix à la tête du client, selon le pays d’où l’on vient. Et puis , il y a le bus confortable et a tout instant. Bref, jusque là,tout va bien ,avec du beau temps en prime..
N’étant pas un de ces millionnaires se réservant d’avance une suite a l’Aurassi ou au Hilton ,notre modeste voyageur sort de sa poche l’adresse d’un hôtel répondant à ses moyens, pour déposer ses bagages, avant d’e faire une virée dans El Bahdja..
D’un arrêt ou pourtant c’est bien indiqué ‘ TAXI’,il hèle un taxi pourtant vide. le chauffeur l’ignore superbement et continue sa route .Un second taxi fait pareil.. Notre invité risque d’être planté là ,jusqu ‘à épuisement sans comprendre l’ostracisme,dont il fait l’objet.. d’ou une déception des plus durables qu’il ne manquera pas de conter à son entourage ,lorsqu’il retournera dans son pays.
Imaginez un père de famille arrivant de Tizi Ouzou ou de Tamanrasset avec son épouse,sa belle mère et un de ses enfants sans oublier le gros couffin en guise de valise .Lui aussi veut aller chez son cousin qui marie son fils ou son gendre qui est hospitalisé… AYAMAYEMA. ! !Il aura beau se servir de son pouce, lever les deux bras au ciel, pour supplier le chauffeur de s’arrêter.. Makache. !. Le taxieur appui un peu plus sur le champignon jusqu’a faire maudire au voyageur ce jour ou il mit les pieds dans.. Alger la blanche.. Alger guizane !.C’est ainsi que la réputation de notre capitale, voir de notre pays se retrouve écornée. Elle ne mérite pas cela mais.. A qui la faute ?
Les premiers responsables à notre avis, ce sont les gestionnaires de la ville, particulièrement la direction du transport urbain qui ne semble pas faire son travail.
En principe, nous avons deux types de taxis .Le collectif qui fait payer chaque passager une somme forfaitaire (20 dinars) pour un trajet bien défini.
Il y enfin le taxi classique qui ,à l’instar de tous les taxis du monde, mène pour la meme somme indiquée par le compteur, le passager là ou il veut ,avec le nombre de personnes autorisés (généralement quatre).
Ce taxieur est tenu de prendre le départ, à partir de l’Arrêt, afin de respecter le tour de chacun. Il est entendu que les prix sensés avoir été étudies diffèrent d’un type de transport à l’autre (collectif ou au compteur)..Or cela fait belles lurettes que, pour des raisons qui restent à définir,il n’y a presque plus de taxis compteurs.
Contrairement à la réglementation tous font du collectif avec cette différence que le taxi compteur fait payer a chacun la somme indiquée sur l’appareil ;ce qui n’est ni plus ni moins qu’une arnaque..
En plus des responsables du transport urbain, cette anomalie implique direction du tourisme dont le rôle est de entretenir une bonne image de notre pays. N’oublions pas également la responsabilité de la police sans laquelle les meilleures lois du monde. n’auraient aucun sens si elles ne sont pas appliquées.
Mohamed Arabdiou


