La passoire..
Durant toute l’année, il n’y a presque pas de jour ou les journaux ne nous annoncent la capture d’un container bourré de pétards. Chaque fête du Maouloud, les salles des urgences spécialisée en ophtalmologie ne
désemplissent pas de victimes d’accident parfois graves de ces joujous explosifs qu’affectionnent, même des moustachus restés enfants
L’objet de cette chronique n‘est pas de justifier l’usage de ce jouet pour pyromanes qui, depuis des temps immémoriaux ,au même titre que les prières, a meublé la célébration de la naissance du prophète. Il est vrai que les pétards d’antan n’ont rien a voir avec les bombes meurtrières d’aujourd’hui. Ce qui justifient amplement ,leur interdiction.
La question que pose le citoyen tant soit peu curieux ; est la suivante :
Comment se fait il que, malgré les décisions fermes annoncées avec fracas,et plusieurs fois proclamées par le gouvernement ,les pétarades n’on jamais cessé de nous faire tressaillir à l’approche de cette fête ?. C’est a partir de cette question logique et sans réponses satisfaisantes que les spéculations commencent à nourrir la rumeur .Aux versions logiques,s’ajoutent les plus scabreuses. Cela s’enfle et se dégonfle mais il subsiste souvent un zeste de déception qui, en s’accumulant renforce le sentiment de frustration encore à l’état latent mais qui peuts’aerer dangereux
La vox populi qui apprend par la presse que malgré la vigilance annoncée,le marché aux pétards demeure florissant,elle se demande si nos frontières ne sont pas devenues une passoire( Dar Khali Moh) ou on y entre et on y sort comme on veut ..
Déçue par le fait que des fortunes colossales se constituent miraculeusement avant que l’on ait le temps de le dire,elle se demande s’il se s’agit pas de complaisances quelque part à un niveau qui reste à définir. C’est d’autant plus frustrant qu’il expliquerait la situation plus que précaire des salariés, la misère insoutenable des sans emploi parmi lesquels ces haragas qui se suicident en mer par désespoir Ce constat opposée à une richesse perçue comme mal acquise par une oligarchie insolente setransforme en détonant particulièrement préocupant.
Les uns accordent des circonstances atténuantes au gouvernement en rappelant que notre vaste pays jouit de milliers de km terrestres et
Les grincheux démagogues vous répondent spontanément ‘c’est la faute au gouvernement,’sans autre forme de procès.
Il y a les opposants pour qui tout est bon pour accabler le Pouvoir en place taxé d’incapable, en insinuant qu’a sa place ils auraient fait mieux… évidemment.
Si un journaliste curieux et respectueux des règle professionnelles s’adresse aux cadres supérieurs des services des douanes, ces derniers peuvent lui rétorquer comme c’est souvent le cas ‘,de manque de moyens humains ou matériel ou les deux à la fois.’
Ce qui est certains est qu’à l’heure des bilans, la tendance des citoyens ici comme ailleurs ,c’est d’oublier les actions positives pour ne se souvenir que de ce qui cloche comme cette simple histoire de pétard que l’on comparera a ‘l’arbre qui cache la foret’ et que l’on collera au chef de l’Etat simplement parce que ce n’est là que la rançons du Pouvoir avec ses honneurs et ses servitudes. Sah !..OULA LALLA ?
Mohamed.Arabdiou


