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Samedi 10 Mars 2007

 

              La gangrène

 

 Il y a trop de magouilles !Cela sent le roussi , au délà , de ce que peut supporter notre peuple. Les récents procès de Khalifa et autres scandales, révèlent l’ampleur d’un mal qui, une fois incrusté dans le tissus social, risque de devenir incurable. Cela commence par la corruption à petite dose, puis à grande échelle, pour aboutir à la déliquescence généralisée ,aux conséquences  pouvant s’avérer fatales.

 

 Il s’agit d’une maladie aux  métastases se répartissant a travers tous le corps ,qu’il est difficile de traiter efficacement. Cela commence par le bakchich pour l’employé communal, pour atteindre le PDG d’une grande entreprise,chargé de signer des accord  portant sur l’avenir du pays.

 

 La corruption  doit être éradiquée à la source ,dès son apparition ,avant qu’elle ne se propage, sous peine de se transformer en gangrène.

 

 Elle pénalise l’effort et banalise la rapine, au point de ridiculiser la rigueur et tout ce qui est honnête.. Quiconque affirme que l’argent ne fait pas le bonheur ferait ironiser ceux qui riraient sous capes,  en le traitant de naïf ‘.mesquine.’.

 

 La valeur du citoyen se mesurerait à l’aune de sa fortune illustrée par sa résidence en banlieue chique de la capitale,la marque de sa limousine, sans oublier le compte en banque..  en devises.. L’idéal se perdrait, alors comme le fleuve devant la mer ,selon  le dit l’adage . Dieu ; préserve mon pays !

 

 Imaginons un sursaut  de la part de quelques dirigeants honnêtes -car il y en a -pour prendre des décisions radicales contre tous les magouilleurs, candidats aux postes administratifs comme aux instances politiques non pas pour servir mais d’abord pour se beurrer.     

 

Gageons que personne ne se présenterait plus, pour être conseiller municipal, maire, ou député.. N’ayant plus rien à ‘gratter’, ils ne  resteraient  plus grand monde, parmi les militants au seins des partis politiques.

 

Face au phénomène négatif de l’appât du gain excessif ,faudra t il mener la politique de l’Autruche en baissant les bras ?. Ce serait manquer de civisme . Ce silence équivaudrait  à se rendre complices des fossoyeurs de l’Algérie. Mais attention  a la démagogie  défaitiste !

 

Toute critique doit être étayée par des arguments solides et des preuves tangibles pour éviter le dénigrement, aussi nuisible pour le pays.

 

Essayons d’abord d’être nous meme sans reproches, en faisant notre examen de conscience ,sous peine de ressembler  à ce taleb qui dit ‘fais ce que je te dis, sans faire ce que je fais’ .

 

Quant aux déserteurs partisans de la complicité mutuelle ,ils préfèrent sans doute la rengaine :’ Je te tiens,tu me tiens par la barbichette’ !..

 

                                                                         Mohamed Arabdiou

 

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