Nostalgie ?..
..A cette époque, la critique littéraire qui me fit le plus chaud au cœur, ce fut sans conteste celle « d’El Moudjahid « l’ hebdomadaire et organe central du FLN,imprimé jadis en Jogoslavie et publié en Tunisie. Voici son contenu :
«
Encore un livre sur la guerre ?Oui, mais «
Un roman ? C’est si peu composé, si mal écrit…Un témoignage ?Mais les lieux et les hommes ne disent pas leur nom. Un dossier ?Moins encore : Celui là est instruit depuis longtemps. On a parlé de film :peut etre,eu égard à la technique qui fait penser à des flashs successifs ,mais sans les portraits ,ni les images auxquelles ARABDIOU ne s’arrête guère .Il sait trop que les gestes qu’il saisit comme au vol ,n’ont pas besoin de support, qu’ils sont à tout le monde ,d’existence quotidienne et de vérité. Tableau de mœurs ?Si l’on veut, mais c’est aussi une histoire ou l’amour de loin l’emporter sur la haine, car le regard s’adresse à l’essentiel et les protagonistes sont vivants ,de chair et de pensée exactes C’est à dire ni noirs ni blancs ,ni petit ni grands, couleur d’hommes .Avec un peu d’épique et de dérisoire ,sur l’arrière plan d’un choix jamais remis en question parce qu’il est celui de la plus juste cause, avec beaucoup de tendresse ,le récit suscite et maintient l’émotion. Et Arabdiou a évité ce piège de la maladresse qu’est le facile mélo, parce qu’il est lucide et conscient, comme un travailleur ,comme un homme du peuple, comme un authentique militant.
L’algérie dit on , manque de cadres ? »
( EXTRAIT de :’Au fil des jours,une vie’) de M.A.


