Introduction à l’idéologie chrétienne
Selon Enrico
Le culte de la mort
Les chrétiens vénèrent un dieu crucifié. Ils placent une statue de leur dieu crucifié au frontispice de leurs édifices de cultes, à l'intérieur de l'édifice aux points vers lequel tous les yeux se tournent pendant la cérémonie, etc.
Ils vénèrent aussi toute une série de martyrs, personnages légendaires qui auraient préféré être dévorés par les lions dans le cirque plutôt que de renier leur dévotion au dieu crucifié ou accompli quelques miracles, généralement posthumes.
Assez tôt dans l'histoire du christianisme, l'inquisition se mit à brûler les gens en prétendant qu'en faisant cela, elle les sauvait de l'enfer. il s'agissait donc d'une forme de sacrifice humain. Le christianisme est donc une religion qui pratiqua longtemps activement le sacrifice humain, et qui ne s'est jamais libérée d'une fascination morbide pour les statues sanguinolentes d'hommes -dieux crucifiés. Aujourd'hui, le catholicisme a certes arrêté de pratiquer cette forme de sacrifice humain qu'étaient les exécutions de l'inquisition, mais l'église continue à encourager la dévotion aux reliques, c'est à dire au culte de morceaux de cadavres humains. Le culte de la mort est donc un élément central du christianisme, en particulier du catholicisme.
Le culte des morceaux de cadavres est bien vivant aussi au nord des Alpes. Par exemple, un ami (par ailleurs catholique - en fait un ex ami je crois, car il s'est fort offusqué de mes pages Web) m'a raconté que, récemment, des affiches annonçaient en ville de Fribourg une messe "En présence de Sainte Thérèse". Il s'agissait bien sûr de la présence d'un coffret de reliques (un coffret contenant des morceaux de cadavres de la sainte) qui serait placé dans la cathédrale pendant la messe, qui aurait lieu en présence de morceaux du cadavre de Sainte Thérèse. Bien sûr, la messe en présence des morceaux de cadavre attira une foule immense.
Il va sans dire que ce culte des morceaux de cadavres de saints entraîne une multiplication miraculeuse de ces ossements. Ainsi, les fidèles peuvent, en Italie, vénérer au moins 7 "vrais clous" de la croix du Christ, et dans la seule ville de Rome, deux crânes de l'apôtre Pierre ainsi que environ 5 de ses tibias.
Le sacrifice humain
Dans pratiquement toutes les civilisations agricoles, il y a eu une époque ou le sacrifice humain a été pratiqué. Pour amener le dieu soleil près de la terre, les celtes lui sacrifiaient, selon les tribus, une vierge ou un enfant handicapé.
Les chrétiens, pendant presque toute leur histoire, ont brûlé vifs sorcières et hérétiques. Peut-on affirmer qu'il s'agit-là d'une forme de sacrifice humain à la divinité chrétienne? Un sacrifice est fait pour plaire à un dieu et le satisfaire. En sacrifiant des vierges, les celtes et les adorateurs de Moloch (pour citer deux religions adeptes de sacrifices humains) lui offraient une femme pour des rapports sexuels dont les hommes pensaient que le dieu à leur image serait friand. Peut-on affirmer que les chrétiens brûlant une sorcière cherchaient à faire plaisir à dieu ? C'est une interprétation à mon avis tout à fait défendable.. Les grands maîtres de l'inquisition, qu'elle soit Romaine, Espagnole ou Médiévale, tels Torquemada, St Pedro, Bernard Gui, St Bellarmin, étaient tous les hommes intègres, instruits d'une intelligence hors norme, généreux, qui jamais ne cherchèrent honneur et richesse. Des chrétiens exemplaires. Ils l'étaient, j'en suis convaincu et la plupart des historiens catholiques le sont aussi, donc il s'agit de comprendre pourquoi ils ont tué. Mon interprétation, qui n'a rien de sensationnaliste et n'est pas une déclaration mais une interprétation, est qu'ils agissaient pour "sauver" les hérétiques par "les flammes purificatrices de l'inquisition", donc aussi pour plaire au dieu chrétien qui se réjouit notoirement de chaque âme qui est sauvée des enfers. On peut donc considérer cela comme un sacrifice humain.
( à suivre.


