1929-30 -
La Commission Shaw
:
Commission d'enquête envoyée en Palestine fin 1929, à la suite des émeutes arabes.
Mais le rapport ajoute : « Il faut chercher les causes profondes des désordres,dans le sentiment d‘hostilité des arabes envers les juifs,conséquence de la déception qu’ils éprouvent, devant la non réalisation de leur aspiration politique et nationale et de la crainte qu’ils ressentent, quand à leur avenir… »
Le 3 avril
Le 16 mai 1930 le gouvernement anglais prend des dispositions pour limiter l’immigration juive en Palestine. Ce qui souleva un tollé, en milieu sioniste.
Le 20 octobre 1930 le gouvernement anglais publie un nouveau « livre blanc »ou il réitère ses nouvelles dispositions moins partiales.
Rappelant les termes de la déclaration de Churchill du 3 juin 1922 le livre blanc fait ressortir que :
« L’agence juive a émis,quand à l’administration générale du pays,des prétentions qui vont bien au-delà des intentions clairement exprimés par le mandat. En outre,on a tenté de soutenir,pour appuyer les revendications sionistes que l’essentiel du mandat,son objectif propre,étaient ses dispositions relatives à la création du foyer national juif,et que les passages ayant trait à la sauvegarde des droits de la population non juive n’étaient que des clauses de style…
Le gouvernement de sa majesté a toujours tenu cette conception pour foncièrement erronée.. »
Le livre blanc passe ensuite en revue les principaux points sur lesquels les deux éléments de la population ont des intérêts divergeant. Ce sont :
1) Les problèmes de sécurité
2) Le développement constitutionnel ;
3) Le développement économique et social.
4) Le transfert des terres.
A propos du transfert des terres, le livre blancs souligne le fait que : «La situation du fellah arabe laisse beaucoup à désirer et il serait souhaitable qu’une politique de développement agricole améliore sa condition. Seules les organisations juives de colonisation,tant publiques que privées,ont pratiqué jusqu’à présent une politique de progrès agricole,rationnelle et méthodique.
Les colons juifs ont bénéficié de tous les avantages que pouvaient leur apporter le capital,la science et l’esprit organisateur. C’est à cela -et à leur énergie- que sont dus les progrès remarquables qu’ils ont accompli depuis quelques années .Les arabes en revanche,ne bénéficient d’aucun de ces avantages. Tandis que leurs taux de natalité augmentait,la superficie des terres disponible a diminué d’environ 1 million de dunams (1o dunams =1 ha environ)qui sont passés entre les mains des juifs. .L’argumentation des sionistes,lorsqu’ils s’efforcent de prouver que leur politique de colonisation n’a pas privé de terres ceux qui les occupaient avant eux,s’est avéré,à l’examen,absolument infondée,si non fallacieux.. »
Par son article 6,poursuit le livre blanc, »le mandat stipule que l’immigration juive ne doit pas porter atteinte aux droits et à la situation des autres parties de la population. Si donc l’immigration juive à pour résultat de priver la population arabe du travail sans lequel il ne peut pas vivre,ou si le chômage juif a une répercussion fâcheuse sur le marché général du travail,
En conclusion « le livre blanc » précise :
« Une étude approfondie des faits économiques politiques et sociaux établit clairement que groupes ethniques consentent à vivre cote à cote dans le respect mutuel de leurs besoins et de leurs droits. Aux arabes,le gouvernement de sa majesté demande de reconnaître le fait accompli et de faire un effort de coopération pour assurer au pays une prospérité dont tous tireront avantage. Au dirigeants juifs,il dit :Reconnaissez la nécessité de faire des concessions et de modérer la volonté d’indépendance et de séparatisme qu’a fait naître,chez certains d’entre vous,l’existence d’ un foyer national juif ;acceptez d’orienter votre politique de telle sorte que le développement général du pays profite également aux arabes et aux juifs Ainsi,se créera une prospérité générale qui ne suscitera aucune amertume ni d’un coté ni de l’autre,mais qui permettra aux deux communautés de mener ensemble une existence paisible et harmonieuse »
Les milieux sionistes s’insurgent contre ce livre blanc M. Chaïm Weizmann donne sa démission de président de l’agence juive
1930 - Rapport Hope-Simpson :
Commission comportant un seul membre, fondée sur la recommandation de
1930 - Le Livre blanc de Passfield :
Prise de position politique du gouvernement britannique a la suite des émeutes du 21 octobre 1930, et des recommandations de la commission SHAW et du rapport Hope- Simpson. Passfield appelle à renouveler la tentative de créer le Conseil législatif, et soutient les conclusions de Hope-Simpson sur l'utilisation de la terre et son potentiel agricole. Sur la question cruciale de l'immigration, l'esprit de ce Livre blanc s'oppose à une politique généreuse envers les sionistes.
Le Mouvement Sioniste organise une campagne à grande échelle contre le Livre blanc, et, dans une lettre ouverte à Haïm Weizmann, en février 1939, Ramsay Mac Donald, premier ministre britannique, s'engage implicitement à faire abroger ce document (engagement qui ne sera pas suivi. .d'effet).
1936-7 -
La Commission Peel
:
commission royale désignée en août 1936 par le gouvernement britannique pour étudier le problème de
Le plan de partage est rejeté par les Arabes, à l'exception d'Abdallah de Transjordanie, et il divise le Mouvement Sioniste. De toutes façons, le gouvernement britannique rejettera ce plan, comme on le voit à l'évidence à propos de
1938 -
La Commission Woodhead
:
Officiellement créée pour étudier la possibilité concrète de partager
1939 - Le Colloque de Saint-James :
Haïm Weizmann dirige la délégation juive. La délégation arabe comprend les représentants de cinq pays, et celle des Arabes de Palestine. Les deux parties mènent un dialogue de sourds :
La délégation juive réclame un accroissement de l'alya (des quotas d'immigration plus élevés), plus d'implantations juives et la création d'une force de défense légale. Les Arabes rejettent
Les historiens s'accordent à penser que ce colloque était, en fait, une partie d'un plan calculé pour permettre aux Anglais de se présenter comme un élément impartial dans la négociation, bien qu'en réalité , ils aient déjà été engagés dans une politique de conciliation envers les Arabes, devant la perspective de la deuxième guerre mondiale. Les Anglais savaient que les Arabes allaient rejeter l'idée du partage, et ils avaient besoin d'un forum pour démontrer qu'il s'agissait d'une option irréalisable avant de la rejeter eux-mêmes officiellement.
1939 - Le Livre blanc de MacDonald :
Prise de position politique du gouvernement britannique, publiée le 17 mai
Connue sous le nom de "Livre blanc de MacDonald", cette politique propose la création dans les dix ans d'un Etat unique en Palestine, avec des frontières allant de
Le Mouvement Sioniste considère le Livre blanc comme "un acte de trahison", "estimant qu'il condamnera la population juive a un statut minoritaire dans le pays, et mettra fin à tout espoir de voir un Etat juif se créer.
La publication du Livre blanc doit être comprise dans le contexte plus large des intérêts politiques anglais face à l'escalade des hostilités qui précèdent l'éclatement de la seconde guerre mondiale, mais son texte ne tient pas compte de la gravité des menaces que le nazisme fait peser sur les Juifs d'Europe. Dans la perspective de la guerre, il est clair pour les experts du ministère des Affaires étrangères que les Anglais n'ont pas intérêt a offenser les Arabes ou le monde musulman. La politique britannique au Moyen Orient se fonde jusqu'en 1947 sur le Livre blanc de Mac Donald jusqu'au ce vote de l'ONU sur le partage de
1945-6..La commission. .d’enquête anglo-américaine :
Après la seconde guerre mondiale, et la dette contractée par les Anglais envers les Etats Unis (qui sont venus à leur secours), le Gouvernement Attlee désire fortement associer les Américains aux décisions prises à propos de
La recommandation principale du comité, publiée en avril 1946, appelle le gouvernement britannique à autoriser l'immigration immédiate de 100,000 réfugiés juifs en Palestine. Elle recommande aussi l'abolition du Règlement foncier de 1940, et l'adoption d'une Administration autonome pour
1946 - Le Plan Morrison- Grady :
Proposition britannique, pour une solution au problème de
1947 - Le Comité spécial des Nations Unies en Palestine (UNSCOP) :
L'UNSCOP (United Nations special Committee on Palestine) est fondé en avril 1947, lorsque le gouvernement britannique présente le problème de
C'est ce rapport qui est présenté a l'Assemblée générale de l'ONU le 29 novembre 1947, et qui est adopté comme Résolution 181. Trente-trois pays votent pour ce plan, treize s'y opposent et dix s'abstiennent. Evénement historique inhabituel, les Etats Unis et l'Union Soviétique soutiennent la résolution, tandis que l'Angleterre s'abstient, promettant seulement d'évacuer ses troupes jusqu'en août 1948. En fait, les Anglais partiront trois mois plus tôt, le 14 mai.
Fin du Mandat britannique :
Les motifs du départ des Anglais font l'objet de nombreux débats parmi les historiens. Certains pensent que les Anglais évacuent
qu'ils décident de quitter
Mais d'autres historiens considèrent le retrait britannique de Palestine comme une part de sa liquidation de l'Empire, due à la situation économique désastreuse qui suit la guerre. Pendant la période 1945-
« Nul n’est plus aveugle que celui qui refuse de voir les problèmes de
Par « bombardement « ,Mandelson fait sans doute ,allusion à l’attentat terroriste commis par un groupe de sionistes,provoquant la mort de 117 personnes, des employés juifs,chrétiens et musulmans. ( voir en page 139 ….l’article de Barnavi paru dans Le Monde. Snell, ait rédigé une opinion différente. Les recommandations principales de la commission sont : la demande d'une déclaration d'intentions immédiate des Anglais à propos de
la Palestine
, d'un réexamen de la politique d'immigration, la création d'une commission d'enquête scientifique, chargée d'étudier l'utilisation de la terre et son potentiel (voir : Rapport Hope –Simpson ), ainsi qu'une clarification des relations de l'Organisation Sioniste avec le Mandat.
(1) Dans son rapport qu’elle publie le 31 Mars elle déclare que « l’émeute de Jérusalem a débuté



