‘Ceux qui tirent les ficelles’ - suite.
Essai de M .Arabdiou -2003
« Les Nations Unies trahissent un de leurs
Principes les plus sacrés, fondement même
du droit international. »
Le « machin » ;ce quolibet fut utilisé par le général De Gaulle contre les Nations Unies qui commençaient à se mêler timidement il est vrai, de l’affaire Algérienne. Ce président savait de quoi il parlait…L’homme du 18 juin, avait vécu de près ,la naissance de l’ONU, sous les décombres de la défunte SDN ( société des Nations) qui avait perdu toute crédibilité.
Au lendemain de la guerre mondiale qui coûta des dizaines de millions de victimes, l’intention de tous ,était des plus nobles .Etions nous à l’aube d’une ère nouvelle de justice sur terre ? L’euphorie ne dura pas longtemps. Très vite, il fallut déchanter. « Liberté, liberté que de sang a coulé en ton nom !.. »
Dès la naissance de l’ONU, cette auguste instance fut instrumentalisée .Les jeux de couloir firent bonne recette au profit des plus forts et des malins qui, au delà de la guerre froide qui pointait à l’horizon, privèrent le peuple palestinien de son droit élémentaire et universel à la liberté. .Leur pays fut vendu comme une chemise a un sionisme entreprenant. C’est dans ces conditions que naquit Israël, à terme, source de conflits aux conséquences incalculables pour toute la planète.
Voici les principaux épisodes de ce complot évoqués par A. Gaillard professeur en médecine et ancien déporté, dans un livre qui ne trouva d’éditeur,que récemment, pour cause… (Le sionisme en Palestine /Israel ,fruit amère du judaïsme- Edit. Bénévent –collection Libélli-2004 ).
« …Janvier 1947
Le Congrès sioniste exige un État juif sur toute
« Février
Reprise de
Le plan britannique exposé par Bevin prévoit un État palestinien binational avec 5 ans de tutelle britannique, mais ce plan est rejeté et par les Juifs et par les Arabes.
La Conférence demande le recours de l'ONU.
« Avril-juillet
L'ONU, en réponse à la demande britannique d'une conférence, nomme une Commission d'enquête internationale, l'UNSCOP qui est composée des représentants de 11 pays (à l'exclusion des 5 grandes puissances). Ces pays sont les suivants :
- Iran, Inde, Yougoslavie qui souhaitent un État fédéral indépendant avec un État arabe et un État juif,
- Canada, Pays-Bas, Pérou, Suède, Tchécoslovaquie, Uruguay et Guatemala (ces deux
derniers pays déjà connus pour leur appui proclamé au sionisme) se prononcent pour un partage avec union économique.
Pendant le séjour de cette Commission en Palestine, on assiste à une multiplication des opérations d'immigration illégale des Juifs et à des attentats terroristes sionistes dirigés contre les troupes anglaises qui continuent à payer un lourd tribut. À signaler notamment l'enlèvement et la pendaison de deux sergents anglais dont les cadavres piégés explosent lorsqu'ils sont découverts en faisant de nouvelles victimes parmi les soldats britanniques
« Le rapport final de l'UNSCOP recommande notamment :
- la fin du Mandat britannique et une période transitoire avant l'indépendance sous le contrôle de l'ONU,
- la préservation des Lieux saints,
- la résolution pacifique des différends entre les deux parties,
- l'unité économique de la Palestine,
- la reconnaissance des droits des citoyens étrangers à
Les délégués refuse implicitement le partage,
- et décide d'abandonner son Mandat dans un délai de 6 mois si aucun accord n'est conclu entre Juifs et Arabes minoritaires (Inde, Iran, Yougoslavie) recommandent un État fédéral bi- national, tandis que les autres veulent deux États et l'internationalisation de Jérusalem.
«
« L'épisode de l'Exodus
C'est alors que se déroulent les travaux de l'UNSCOP, qu'a lieu cet épisode destiné à forcer les Britanniques à ouvrir les portes de
Un vieux bateau nommé pour la circonstance Exodus 1947, affrété par
Les Britanniques choisissent alors le refoulement : les passagers sont rudement transférés à bord de bateaux britanniques. Après une escale à Port-de-Bouc le 29 juillet, ils débarquent à Hambourg le 8 septembre.
À l'aide d'informations sur le comportement " sauvage " des Britanniques que l'on sait aujourd'hui en grande partie mensongères, l'Agence juive et ses journalistes lancent alors à travers toute l'Europe, les États-Unis et les nombreux pays où les Juifs sont présents, une violente propagande anti-britannique.
( A suivre)


