‘Ceux qui tirent les ficelles’
(Essai de M.Arabdiou _ 2003) suite
.. 1 Janvier 1919 Remise d’un mémorandum par l’émir Fayçal aux membres de la conférence de la paix à Paris :
« La contré située au sud d’une ligne allant d’Alexandrie à
« Mon père occupe une place éminente parmi les arabes,en sa qualité de guide politique,de chef de leur famille la plus noble et de Chérif de
« L’unité des arabes en Asie a fait récemment de grands progrès, grâce au développement des chemins de fer,du télégraphe et des liaisons aériennes Jadis la superficie du territoire était trop vaste et beaucoup de ses parties trop faiblement peuplées,pour permettre aux populations d’y échanger facilement des idées communes.
« Les diverses provinces de l’Asie arabe-la Syrie,l’Irak,
«
« Le Hedjaz est avant tout un pays tribal et le Gouvernement devra y conserver longtemps un caractère patriarcal .Nous sommes meilleurs juges en la matière que l’Europe,et c’est pourquoi nous nous proposons d’y conserver notre complète liberté d’action.
« L’Yémen et le Nedjd ne soumettront probablement pas leur litige à la conférence de
« En Palestine,les arabes constituent l’énorme majorité de la population .Les juifs sont très proches des arabes par le sang et il n’y a aucun conflit de caractère entre nous et eux. En principe,nous ne faisons qu’un .Néanmoins,les arabes ne peuvent courir le risque de voir tenir la balance égale,entre deux races et deux religions dont le heurt,dans cette région,a souvent mis le monde en difficulté…
« En examinant nos provinces en détail,je ne prétend pas disposer d’une compétence supérieure. Les grandes puissances trouveront,je l’espère,des solutions meilleures,susceptible d’aider nos Mouvements nationaux à réaliser le but qu’ils poursuivent .Je suis venu en Europe,au nom de mon père et des arabes d’Asie pour vous dire en toute franchise ce qu’ils attendent de vous : Ils espèrent que les grandes puissances n’attacheront pas trop d’importance aux différentes conditions de vue qu’ils pourront constater chez eux et ne les considèreront pas uniquement sous l’angle des intérêts matériels européens Ils souhaitent que les puissances voient en eux u n grand peuple virtuel,jaloux de sa langue et de ses prérogatives et demandent qu’aucune mesure ne soit prise qui aille à l’encontre de l(union ultérieure de tous ses territoires sous l’égide d’un seul Gouvernement souverain.
« En mettant l’accent sur les différences de niveau social qui existent entre nos diverses provinces,je ne voudrais pas donner l’impression qu’il y a entre elles des motifs de discorde matérielle,morale ou religieuse assez graves pour rendre leur union impossible. Le plus grand obstacle que nous ayons à surmonter est l’ignorance,ce dont le gouvernement turc est responsable au premier chef.
« A notre avis,si nous jouissons de l’indépendance et si les autorités locales sont établies,l’attirance convergente qui résulte de l’unité de race ,de langue,et d’intérêt nous amènera rapidement à nous rassembler,de façon à ne former qu’un seul peuple. Mais pour y parvenir,les Grandes Puissances devront veiller à ce que nos frontières intérieures restent ouvertes,nous doter d’un réseau ferroviaire et télégraphique commun,ainsi que d’un système d’éducation uniforme .Pour y parvenir,elles devront mettre de coté toute préoccupation de profit matériel et oublier leurs anciennes querelles. En un mot,nous demandons de ne pas nous imposer d’un seul coup la totalité de votre civilisation,mais de nous aider à choisir parmi vos expériences,celles qui peuvent nous être le plus profitable.
« Nous n’aurons que peu de choses à vous offrir en retour,si ce n’est notre gratitude. » (D .H .iller : My Diary at thé conference of Paris (New York 1924) vol .IV ?P.297 -298 ).
(à suivre..)


