L’immoralité :
Mère de tous les vices..
‘L’idéal se perd devant l’intérêt comme le fleuve devant la mer’
Sommes nous a ce point amnésiques ?Ou sont passés nos rêves de faire de notre Algérie un pays exemplaire dans le tiers monde,un pays véritablement sociale,démocratique et populaire. ? Ces phrases ne sont elle que des chantS de berceuses destinés a faire endormir les enfants qui se prenaient pour des adultes ?
En 1962,le pays était exsangue mais nous croyons à un avenir meilleur,si ce n’est pour nous,pour nos enfants .Le résultat est accablant. Nos jeunes diplômes s’évadent en catimini de la mère patrie, a vil prix et sans regret alors que les sans grades préfèrent le risque de se faire bouffer par les crevettes de la grande bleue en jouant aux harragas plutôt qu’occire a petit feu, dans leur pays qu’ils renient. Une malédiction ?Je ne suis pas superstitieux au point de croire à des chimères.
Dès 1962 notre pays dont l’idéal d’indépendance était en granit fut atteint par l’acide mortel de l’immoralité d’autant plus pernicieuse qu’elle se couvrait de moralité ronflante de type religieuse ou politique chloroformantes.
Le premier virus apparent fut l’attrait , voir, la convoitise du Pouvoir, source de toutes les corruptions. Pour conserver le fauteuil usurpé même avec, de nobles intentions,le ‘roi’ est obligé de s’entourer de gens plus ou moins complices, afin de mener a bon port son projet- mission .Lors de ce parcours, le monarque qui refuse d’être pris pour un usurpateur, ne se rend pas compte du virus de la complicité inoculé au sein du peuple au nom d’une cohésion nationale reposant des le départ sur une base bancale de la complicité .Les plus beaux discours se retrouvent capotant contre le mal fondamental de l’immoralité mère de tous les vices, telles la corruption, et les injustices sociales.
Selon les comptes rendus de presse,, lors de la récente rencontre avec les maires, le Président de
Au mal certain, s’ajoute la rumeur qui s’amplifie faute d’une communication crédible. Il ne suffit pas de faire de bruyantes déclarations –propagande, pour apaiser les esprits encore moins pour convaincre .Il importe de conformer les paroles aux faits réels sur le terrain.
Il en est ainsi pour Ouyahya que je prenais pour un énarque, pur produit de l’école algérienne et dont j’étais fier même lorsqu’il eut la tache ingrate de signer les accords draconiens avec le FMI.. Et voilà qu’actuellement ,on murmure ça et là de façon persistante que le SG du RND et chef du gouvernement, est accusé d’être le patron des centaines de bus du COUS ?
Cette information qui, je l’espère ,n’est qu’un bobard –intox,incite a se poser une question. :Ou en est on avec l’obligation de déclaration de fortune pour tout cadre lors de sa prise de fonction ?cette loi est en effet ,un véritable garde fou,balise contre la glissade vers la corruption?
Tant que l’on a pas éradiqué l’immoralité à partir de ses racines, toutes les tentatives de moralisation ne seraient qu’une cautère sur une jambe de bois pour le grand malheur de cette Algérie que nous chérissons. Sah !..OUELLA LALLA ?
Mohamed Arabdiou



