SUITE de 'La Médaille et son Revers'
Sidki alluma la lampe de chevet,installée installée près de son oreiller. Tout en dépliant le canapé,il soupira avant d’éteindre celle du plafond .Dans une cagette,il aperçut une revue illustrée ainsi que ‘L’écho du Bolongui’ .Il examina la date du quotidien :une semaine,ce n’est pas trop vieux.
En parcourant la page sportive,il espéra relever le nom d’une famille de sa connaissance.. tien sur les deux pages de cette rubrique. Les trois quart du texte était consacrés au football. Ce que Sidki détestait le plus alors que tout le monde le considérait comme le sport-roi .Pour Sidki,c’était là un dérivatif .Au lieu de s’occuper de leurs problèmes,les gens se défoulaient dans les stades. Ils allaient jusqu’à se battre pour un penalty ou autre erreur d’arbitrage. Sidki tourna vite les pages.
Il aimait lire les articles ayant trait aux évènements internationaux,même lorsque ceux-ci étaient périmés depuis longtemps comme ce fut le cas ce soir là. Des papiers bien torchés reflétaient le point de vue du gouvernement,attitude que partageait entièrement Sidki. Celui ci était avide de savoir ce qui se passait dans le pays même,mais les pages nationales étaient trop indigestes. On y retrouvait les même formulations stéréotypées .Il suffisait d’enlever,le verbe,le sujet et le lieu de l’évènement. Les articles étaient strictement identiques.
En tant que lecteur,Sidki na pensait pas que les rédacteurs de la rubrique nationale étaient moins qualifiés ou moi ns courageux que leurs collègues de la nationale. Mais pour l’avoir entendu dire,il savait que les uns et les autres ne travaillaient pas dans les mêmes conditions.
Dans la rubrique étrangère,on pouvait s’en prendre au colonialisme et encore plus au régime raciste sud –africain. Ce n’était pas le cas dans la rubrique nationale ou l’on ne pouvait que louer l’action de ce qui nous gouvernai,une seule insinuation et le téléphone sonne avait on affirmé à Sidki pour mettre en garde le journaliste irresponsable le qui se serait permis de douter des bienfaits de telle ou telle action du gouvernement.
Malgré cette intolérance,certains journalistes s’efforçaient de s’exprimer entre les lignes. .en utilisant ce qu’ils appelaient ‘le parapluies’. Cela consiste à commencer le commentaire,pat une citation du Président de


