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Mardi 18 Avril 2006

 

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De:

 

"Hakim Arabdiou" <hakimarabdiou@free.fr>

 

À:

 

"MOHAMED ARABDIOU" <arabdiou.mohamed@yahoo.fr>

 

Objet:

 

Fw: Infos UJFP

 

Date:

 

Mon, 17 Apr 2006 23:37:26 +0200

 

 

 

----- Original Message -----

 

From: UJFP

 

To: Abecassis, Frederic

 

Sent: Monday, April 17, 2006 4:31 PM

 

Subject: Infos UJFP

 

 

Le 17/04/06

 

 

 

Chers membres et sympathisants de l’UJFP,

 

A nos partenaires associatifs,

 

Messieurs et Mesdames de la presse,

 

 

 

 

 

DERNIÈRE MINUTE : ATTENTAT PRÈS DE TEL-AVIV

 

 

 

Au moment d’aller sous presses, nous apprenons qu’un attentat suicide s’est produit ce matin dans un quartier populaire près de Tel-Aviv. Un premier bilan fait état de 6 morts et de 30 blessés, tous des civils. Selon des informations reprises par le journal télévisé de midi, qui sont toujours à confirmer, cette tuerie ait été revendiquée par le Jihad islamique et les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa. Quels que soient les auteurs de cet acte terroriste, l’UJFP rappelle sa condamnation de toute opération armée visant des civils, qu’elle soit le fait de l’armée israélienne ou des milices palestiniennes. Si l’armée d’occupation est une cible légitime des groupes armés palestiniens, dont nous ne contestons pas le droit à la résistance, les civils, qu’ils soient Juifs ou Arabes, n’ont pas à faire les frais des combats livrés entre belligérants. Nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes de Tel-Aviv, comme nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes civiles des bombardements israéliens dans la Bande de Gaza cette dernière semaine. Nous pouvons déduire que ce dernier attentat vient en réponse aux bombardements israéliens qui, eux, ont fait de nombreux victimes ces derniers jours. Mais les actes odieux des uns ne justifient pas les actes odieux des autres. Nous réitérons notre solidarité au peuple palestinien et aux anticolonialistes israéliens qui luttent contre l’occupation, seul moyen de mettre fin à de nouveaux bains de sang qui endeuillent les deux peuples.

 

 

 

SUSPENSION DE L’AIDE AUX PALESTINIENS

 

 

 

A l’instar du gouvernement américain, le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne a décidé le 10 avril de suspendre le financement que l’UE accordait à l’Autorité palestinienne. Et ceci malgré la confirmation de l’Europe que les élections législatives palestiniennes se sont déroulées régulièrement, conformément aux normes démocratiques internationales. La raison de cette sanction financière ? L’UE exige que le gouvernement dirigé par le Hamas, issu de ce vote, retranche deux points essentiels de son programme politique. En clair, qu’il reconnaisse l’Etat d’Israël et qu’il renonce à la violence. Une exigence réciproque n’est cependant pas formulée à l’encontre de Ehoud Olmert, lui aussi récemment élu. Et pourtant, ce dernier ne renonce pas à la violence, pas plus qu’il ne reconnaît les droits du peuple palestinien. Pire, il vient d’annoncer que son gouvernement n’aura aucun contact avec l’Autorité palestinienne, ni même avec des dirigeants étrangers qui acceptent de rencontrer des ministres du Hamas. Pour une fois que des sanctions sont imposées par la communauté internationale, elles ne semble pas s’appliquer là où il faudrait dans le conflit qui oppose l’Etat d’Israël au peuple qu’il occupe. Parmi les multiples protestations qui ont afflué, signalons celle que la Fédération des Juifs européens pour une paix juste a écrit au Président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Quand a l’UJFP, elle a adressé une lettre le 9 avril à Philippe Douste-Blazy, Ministre des Affaires étrangères, qui a représenté la France à cette réunion du Conseil des Ministres de l’UE, ainsi qu’à Javier Solana, Haut représentant pour la Politique étrangère de l’Union. Dans notre missive, nous précisons « En tant qu’association juive, nous vous demandons de ne pas supprimer un seul euro de l’aide européenne accordée au peuple palestinien, et ceci au nom de la justice et de l’équité à laquelle nous sommes fermement attachés. » Pour le texte complet de notre courrier, voir le fichier attaché <Lettre-49>. Par ailleurs, le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (dont l’UJFP est membre) envoie une délégation au Bureau du Premier ministre sur ce dossier le mercredi 19 avril. En même temps, un rassemblement aura lieu à proximité de Matignon (à 18h30, angle de la rue de Varenne et de la rue du Bac dans le 7ème arrondissement de Paris). Notre association sera présente et nous invitons tous nos membres et sympathisants parisiens à participer à cette action.

 

 

 

SOLIDARITÉ AVEC LES ANTICOLONIALISTES AMÉRICAINS

 

 

 

Nous sommes actuellement dans la semaine de Pessah, la pâque juive qui commémore la libération des Hébreux de l’esclavage dans l’Égypte des pharaons il y a plus de trois millénaires. Le 15 avril, l’UJFP a célébré cette fête à Paris avec une cérémonie laïque dédiée au peuple palestinien et à sa lutte pour l’autodétermination, qui a réunit une trentaine de militants. Le 11 avril, une vingtaine de jeunes Juifs se sont réunis pour un seder (la cérémonie traditionnelle de Pessah) à Boston, dans l’État de Massachusetts, sous les fenêtres d’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) et du JCRC (Jewish Community Relations Council). Cette première organisation est un lobby pro-israélien aux États-Unis et la deuxième est affiliée au « CRIF » local. Ces jeunes ont conduit leur séder en exprimant leur soutien aux droits du peuple palestinien, en opposition à la politique prônée par l’AIPAC et le JCRC. Leur cérémonie s’est tenue sous une banderole qui clamait « Pessah veut dire libération pour tout le monde. Justice pour la Palestine  », précisant que ni l’AIPAC, ni le JCRC ne parlent au nom de tous les Juifs. L’ardeur universaliste des Juifs américains et de leurs amis ne s’arrête pas là. Le 7 mai, le Comité pour une paix juste en Israël et Palestine dans la ville de Oak Park (État d’Illinois) organise, pour la cinquième année consécutive, sa « Marche pour une paix juste en Israël et Palestine ». L’UJFP a envoyé un message fraternel à ses homologues américains pour les encourager dans leur démarche. Dans notre message, nous disons : « L'Union européenne, tout comme le gouvernement des États-Unis, vient de couper son aide financière à l'Autorité palestinienne parce qu'elle n'est pas satisfaite des résultats des élections palestiniennes, même si celles-ci se sont déroulées démocratiquement. Nous avons protesté, tout comme vous sans doute de votre côté de l'Atlantique, contre cette mesure qui prive le peuple palestinien d'une source importante du financement des programmes sociaux dont il a tant besoin. Et pendant ce temps Israël viole le droit international en ne démantelant pas le Mur construit sur des terres palestiniennes, malgré la décision de la Cour internationale de justice. Une coupure dans l'aide financière octroyée à Israël serait peut-être la bonne mesure à prendre afin de contraindre Tel-Aviv à respecter ses obligations internationales. Nous saluons votre initiative à Oak Park et appelons les citoyens de toutes origines à soutenir la cause d'une paix juste entre les peuples israélien et palestinien. »

 

 

 

ÉLECTIONS ISRAÉLIENNES DU 28 MARS : NOTRE ANALYSE

 

 

 

Le 10 avril, l’UJFP a émis un communiqué intitulé « Deux élections qui ne se ressemblent pas ». En effet, le 25 janvier les Palestiniens ont élu leur parlement, bien que sous l’emprise d’une occupation militaire (avec une participation très élevée des électeurs). Deux mois plus tard le 28 mars, les Israéliens, habitués, eux, à leur situation d’occupants ont, à leur tour, élu leur parlement (avec le plus bas niveau de participation dans l’histoire électorale israélienne). Bilan : en Palestine, « Le Hamas remet en question moins une possibilité de paix qui n’existe plus depuis longtemps que ce jeu du processus qui n’avait d’autre but que d’assurer l’hégémonie israélienne. » En Israël, les résultats permettent « les retrouvailles d’un parti dit ‘du centre’, Kadima, et d’un parti dit ‘de gauche’, le Parti Travailliste, lesquels se donneront une belle image par rapport au parti électoralement disqualifié de la droit dure, le Likoud. Ariel Sharon, cet héritier commun des deux composantes du sionisme d’avant Israël, celle de Ben Gourion et celle de Jabotinsky, aura, du fond de son coma, gagné la partie. La paix ne se fera pas et l’État d’Israël poursuivra sa politique de grignotage de la Palestine , quitte à abandonner les parties du terrain qui lui coûtent trop cher ». Et pourtant, « ces élections auront marqué une nouvelle donne. Pour la première fois, la question sociale a joué un rôle important et a provoqué entre autres un effondrement du Likoud lié à la politique ultra-libérale de Netanyahou. » Pour le texte complet de ce communiqué, voir le fichier attaché <Commu-72>. Pour le nombre de sièges recueilli par chaque parti et une description sommaire de ceux-ci, voir le fichier attaché <Elect-2>. Deux militants de l’UJFP nous livrent également d’autres éléments d’analyse, appuyés sur des résultats chiffrés et des informations concernant les différents partis, leurs dirigeants et leurs programmes. Jean-Guy Greilsamer conclue que les élections israéliennes du 28 mars sont « l’_expression de la phase actuelle d’évolution d’une société hétéroclite, dont le seul moteur est la politique sioniste de son État et les effets qu’elle suscite. » Liliane Cordova-Kaczerginski caractérise le PNR d’extrême droite ultra nationaliste, le Likoud d’extrême droite, Kadima de droite, le Parti Travailliste de centriste, le Meretz de centre-gauche et le Hadash comme seul parti de gauche, avec une caractérisation plus détaillée d’Israël Beiteinou, des appréciations nuancées sur différentes sensibilités au sein du Shass, du Judaïsme de la Torah , le Parti des retraités et les partis dits « arabes ». Pour ces deux textes, voir les fichiers attachés <Greilsamer-Elections-1> et <Cordova-Elections-1>.

 

 

 

13 MAI À PARIS : COLLOQUE « ANTISÉMITISME ET ANTISIONISME »

 

 

 

Le MRAP organise un colloque le 13 mai à Paris sur le thème de l’antisémitisme et l’antisionisme, afin de dissiper la confusion qui persiste entre ces deux phénomènes, pourtant très différents. Que recouvrent ces termes aujourd’hui ? De quelle histoire sont-ils issus ? Y a-t-il plusieurs formes de sionisme, d’antisionisme, d’antisémitisme ? Comment l’antisémitisme peut-il se cacher derrière certains discours antisionistes ? Pour répondre à ces questions, Mouloud Aounit, secrétaire général de l’association antiraciste organisatrice de ce colloque, sera accompagné à la tribune par Pierre Stambul, vice-président de l’UJFP, Denis Sieffert, directeur de la rédaction de Politis, Pascal Boniface, auteur de « Peut-on critiquer Israël ? », René Monzat, journaliste et Pascal Lederer, animateur d’Une Autre Voix Juive. Le colloque, qui se déroulera de 9 heures à 18 heures, aura lieu dans la salle du Conseil de la Mairie du 9ème arrondissement, 6 rue Drouot, 75009 Paris (M° Richelieu-Drouot). L’entrée est libre mais, le nombre de places étant limité, une inscription préalable est impérative. Vous pouvez vous inscrire en appelant au 01 53 38 99 99 ou en écrivant au mrap@wanadoo.fr.

 

19 MAI À GRENOBLE : TAMAR AVRAHAM, PACIFISTE ISRAÉLIENNE

 

 

 

Le 19 mai, l’UJFP organise à Grenoble une réunion-débat avec Tamar Avraham, militante israélienne membre de Ta’ayush (« Vivre ensemble »), de Machsom Watch (les femmes qui dénoncent des abus aux check-points) et de Zochrot (pour la mémoire des villages palestiniens disparus dans la Nakba en 1948). Tamar présentera ces associations israéliennes, trois composantes actives de ce qui est convenu d’appeler le mouvement anticolonialiste. Elle brossera aussi un panorama de la situation politique au Proche-Orient et se fera un plaisir de répondre à vos questions. Organisé avec le soutien du Collectif Isérois pour la Palestine et des Femmes en Noir, une participation aux frais de 3 euros sera demandée à la porte. Rendez-vous à 17 heures à la salle de l’association Amal située dans le MJC des Allobroges, 57, avenue M. Randon, 38000 Grenoble. Pour le tract d’invitation, voir le fichier attaché <Tract-6>.

 

MISSION CIVILE À NAPLOUSE EN JANVIER

 

 

 

Dans la foulée des élections municipales palestiniennes, Jean-Guy Greilsamer, membre du Bureau national de l’UJFP, a participé à la 117ème mission civile pour la protection du peuple palestinien. Dans un rapport sur cette mission, il décrit son séjour dans la ville de Naplouse, où il a notamment pu visiter la maison associative et citoyenne DARNA. Cette structure anime des cours d’informatique, des activités culturelles et sportives, l’apprentissage de langues, de la cuisine, etc. Jean-Guy a pu discuter avec de nombreux interlocuteurs dans cette cité, la première ville de la Cisjordanie après Jérusalem, qui a élu un maire du Hamas, ainsi qu’un député du Hamas au Conseil législatif palestinien. Selon Jean-Guy, « Tous disent que la fracture principale n’est pas entre religion et laïcité mais entre corruption et intégrité, entre résistance et occupation. Il paraît que même les Samaritains, communauté ancienne qui s’estime juive, ont souvent voté Hamas. » Pour le texte complet de son rapport, voir le fichier attaché <Naplouse-1>.

 

 

EST-ON TROP INDULGENT ENVERS ISRAËL ?

 

C’est sous ce titre que Shlomo Sand, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Tel-Aviv, a signé un article publié dans Le Monde du 13 avril. Il note que « les choix politiques du peuple palestinien sont disqualifiés par les porte-parole américains, au motif que les vainqueurs des élections ne sont pas disposés à reconnaître l'État d'Israël. Cela constitue un problème, mais faut-il vraiment s'en étonner ? Depuis maintenant quatre décennies, tous les gouvernements d'Israël, de droite comme de gauche, n'ont cessé d'autoriser ou d'encourager le processus de colonisation qui ronge, année après année, de nouveaux morceaux du territoire palestinien. » Il constate que « la population des territoires, soumise à l'occupation, a majoritairement opté pour une alternative politique plus ferme, mais aussi moins corrompue. » Malgré le refus actuel du Hamas de reconnaître Israël, Sand estime que ce parti « n’a pas pour autant rejeté totalement l’idée d’une reconnaissance mutuelle, laissant même entendre qu’il y serait disposé sous certaines conditions. » Et nous rappelle que « L'État d'Israël, c'est un fait, n'a jamais reconnu une Palestine dans les frontières de 1967, pas plus qu'il n'a reconnu Al Qods (la partie arabe de Jérusalem) comme capitale de l'État palestinien ; pourquoi, dans ces conditions, reconnaître un tel Israël ? En 1988, le mouvement national palestinien a majoritairement fini par adopter le principe du partage de la Palestine. Mais Israël n'a toujours pas admis, à ce jour, le principe du droit à l'autodétermination du peuple palestinien, sans pour autant se voir menacé de boycott par le monde occidental. » Et d’analyser les résultats des élections israéliennes sur lesquelles il porte un regard particulièrement lucide : « L' ‘État juif et démocratique’, qui, selon sa propre définition, n'est pas la république de tous ses citoyens, mais un État pour les Juifs du monde entier, est saisie d'une crainte majeure : celle de l'évolution du rapport démographique entre Juifs et Arabes sur l'ensemble des territoires dont il a pris possession. Cette préoccupation a guidé hier le retrait israélien de la bande de Gaza ; elle explique aujourd'hui le succès du parti Kadima et la popularité de son projet de ‘regroupement’ ». L’universitaire conclut sur avertissement adressé tant à ses compatriotes qu’aux lecteurs français : « Il y a donc urgence à mettre fin à l'occupation et au cortège d'actes meurtriers qu'elle nourrit, mais aussi à vacciner l'État d'Israël contre le virus raciste qui menace de le contaminer ! » Pour le texte complet de l’article, voir le fichier attaché <Sand-1>. Cet article a pu paraître dans Le Monde grâce à la traduction de l’hébreu réalisée par Michel Bilis, membre du Bureau national de l’UJFP.

 

 

LE TRANFERT TRANQUILLE

 

 

 

C’est le titre d’un article qui a paru dans le quotidien israélien Ha’aretz le 30 mars, signé par notre amie Khulood Badawi, militante de Ta’ayoush qui s’est présentée aux élections israéliennes sur la liste du Hadash (le Front démocratique pour l’égalité et la paix, coalition dirigée par le Parti communiste israélien). Khulood a animé une table ronde sur l’état des lieux politique et le dossier européen sur la Palestine lors du dernier congrès de l’UJFP à Paris le 4 mars. Dans cet article, Khulood, Palestinienne de l’intérieur originaire de Nazareth, commente la Journée de la Terre , commémorée le 30 mars. Décrivant la condition de la minorité dont elle fait partie, Khulood précise que «  la Journée de la Terre n’est pas le symbole d’une lutte se rapportant seulement à la terre, mais à tout ce qui a trait à nos conditions de vie et aux droits nous permettant une vie décente. Aujourd’hui, trente ans après la première Journée de la Terre , non seulement rien n’a changé mais la situation s’est aggravée. Nous vivons à l’ombre d’offensives racistes menées par des élus juifs et dans le cadre desquelles des partis de droite proposent aux Arabes des plans complets d’encouragement au ‘départ’ – entendez : expulsion – de leur pays natal. » Sans sonner la charge à la force des armes à l’intérieur des frontières de 67, les autorités israéliennes mènent aujourd’hui une politique de « transfert tranquille opéré par voies bureaucratiques, notamment par le biais de la politique de développement, de planification et de construction. » Cela comprend le nouveau programme du judaïsation de la Galilée mené par Shimon Pérès et un plan du « Conseil pour la Sécurité nationale » pour l’expulsion de dizaines de milliers d’Arabes bédouins du Néguev. Et de conclure : « Si seulement la Journée de la Terre pouvait n’être rien de plus qu’un jour de commémoration de faits du passé ! Mais aujourd’hui, elle est le rappel du quotidien, d’une menace existentielle bien réelle, concrète et qui se perpétue. » Pour le texte complet de l’article, voir le fichier attaché <Badawi-1>. Traduit de l’hébreu par Michel Ghys.

 

 

 

UN NOUVEAU CONSENSUS EST NÉ

 

 

 

« La majorité absolue des Israéliens ne veut pas d’une paix juste avec les Palestiniens, ne considère pas que ceux-ci ont droit à un État à eux et ne les voient en fait pas comme des égaux. Voilà comment nous sommes et voilà à quoi ressemble notre aspiration à la paix. » Ainsi résume Gideon Lévy, journaliste israélien, dans les pages du quotidien Ha’aretz le 19 mars. Avant même le déroulement des élections législatives, Lévy a bien identifié ce qui est convenu d’appeler un nouveau consensus en Israël, favorable à l’annexion des « blocs de localités », nom pudique pour décrire les grosses colonies en Cisjordanie. Devant cette tendance dans l’opinion de plus en plus avérée, le journaliste ironise : « Pendant que les commentateurs et les sondages d’opinion pointent un supposé glissement à gauche, avec une majorité favorable à la création d’un État palestinien et à l’évacuation des colonies, la vraie carte politique s’est déplacée à droite, et radicalement. Les programmes des trois grands partis, Likoud, Kadima, et Parti Travailliste - censés représenter la droite, le centre et la gauche - s’unissent en un parfait accord sur la conservation par Israël des grandes colonies. Même le Plan de Genève, tenu pour ‘radical’, maintient Ma’ale Adoumim dans les frontières d’Israël. On se lève un beau jour en découvrant autour de soi un nouveau consensus : on ne voit pas au juste clairement comment s’est cristallisé ce consensus de droite. Auparavant, le consensus portait sur Jérusalem ; maintenant sur la moitié de la Cisjordanie. Et on appelle encore ça un ‘glissement à gauche’. » Lévy clame sans détour : « Ce masque trompeur doit être démoli : la société israélienne dit en réalité un grand ‘non’ à tout espoir de paix, à un accord juste et à la création d’un État palestinien… Les blocs de colonisation mettront en échec tout espoir de ce genre : une Cisjordanie dépecée ne sera jamais un État palestinien indépendant. C’est précisément à cette fin que les ‘blocs de localités’ ont été créés. » S’adressant aux lecteurs israéliens, le journaliste conclue : « Celui qui prétend avec passion que la vision du Grand Israël céderait au profit du ‘partage du pays’, de même que celui qui parle pompeusement de la conscience qu’aurait la société israélienne de la nécessité de mettre fin à l’occupation trompent à la fois cette société et le monde entier. La vérité est infiniment plus amère : le discours public en Israël continue d’entretenir l’aspiration nationale la mieux enracinée ici : avoir le beurre et l’argent du beurre. » Pour le texte complet de l’article, voir le fichier attaché <Lévy-5>. Traduit de l’hébreu par Michel Ghys.

 

 

 

UJFP DANS LA PRESSE

 

 

 

Dans son numéro du mois de mars, le bulletin de quartier « Pas à Pas » à Grenoble a publié un extrait de notre communiqué « Ilan Halimi : contre tous les racismes, contre toute récupération de la douleur et de l’émotion ». Le 31 mars, Radio Orient a diffusé une émission sur les résultats des élections israéliennes avec trois invités dont Michèle Sibony, porte-parole de l’UJFP. Cette émission, animée par l’écrivain Pascal Boniface, était diffusée à Paris, Lyon, Nîmes et Nice. Dans son numéro du mois d’avril, le mensuel Regards a publié une chronique sur la nouvelle revue de l’UJFP, De l’Autre Côté. Le 1er avril, Radio Zinzine à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) a diffusé une interview avec Michèle Sibony, de passage dans la ville pour représenter l’UJFP lors d’un débat autour du film israélien « Pour un seul de mes deux yeux ». Le 3 avril, à Montpellier, Radio Lengua d’Oc et Radio Aviva ont diffusé des entretiens dans le cadre du Festival du Cinéma Méditerranéen. C’était avec Janine Euvrard, membre de l’UJFP, critique de cinéma et auteur du livre « Israéliens, Palestiniens, que peut le cinéma ? ». Si vous habitez  le sud de la France vous pouvez regarder France 3 le vendredi 21 avril à 12h45. Vous verrez, dans son édition Méditerranée, un reportage de huit minutes sur la tournée de Sarah Lakhiani (mère de Tali Fahima) et Rawda Odeh à Marseille en novembre 2005. Cette tournée était organisée par l’UJFP, l’AFPS, l’ATMF et la LDH. Au mois de mai, vous pouvez acheter le N° 45 (mai-août) de la revue Mouvements. Vous pourrez y lire la transcription d’une discussion table ronde avec Laurent Lévy, écrivain, Richard Prasquier, membre du Comité directeur du CRIF et Richard Wagman, président de l’UJFP. La discussion porte sur le meurtre d’Ilan Halimi et les conséquences sur le communautarisme en France.

 

 

 

CALENDRIER

 

 

 

Veuillez trouver ci-dessous, également dans le fichier attaché <Calendri>, le calendrier des activités de l’UJFP pour les semaines à venir.

 

 

 

 

 

Richard WAGMAN

 

Président

 

 

 

Union juive française pour la paix (UJFP)

 

21 ter, rue Voltaire

 

75011 PARIS

 

 

 

Tél. : 01 42 02 59 76

 

Fax : 01 42 02 59 77

 

Site : www.ujfp.org

 

 

 

 

 

Calendrier d’activités – UJFP

 

 

 

 

Mar. 18 avril – A Lyon (69), soirée sur la Palestine avec Tarek Sadeq (GUPS), Adam Maor (refuznik), Jérôme Faÿnel (Collectif 69) et Georges Gumpel (UJFP). A 18h30 dans le grand amphithéâtre de l’ENSISH (école normale supérieure), 15 Parvis René, 69007 Lyon. Organisé par les jeunes du Forum d’information politique.

 

 

 

 

Mercr. 19 avril – A Paris (75), délégation à Matignon du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (dont l’UJFP est membre) afin de protester contre la suspension de l’aide de l’Union européenne à l’Autorité palestinienne. Avec un rassemblement à proximité à 18h30, angle de la rue de Varenne et de la rue du Bac (M° Rue du Bac).

 

 

 

-           A Grenoble (38), réunion-débat avec Tamar Avraham, militante pacifiste israélienne membre de Ta’ayush, de Machsom Watch et de Zochrot. Tamar présentera ces associations et brossera un panorama de la situation politique au Proche-Orient. A 17 heures dans la salle de l’association Amal au MJC des Allobroges, 57 av. M. Randon, 38000 Grenoble. PAF 3 euros. Organisé par l’UJFP, avec le soutien du Collectif Isérois pour la Palestine et des Femmes en Noir.

 

 

 

-           A Carhaix (29), projection du film « Pour un seul de mes deux yeux » du cinéaste israélien Avi Mograbi, suivie d’un débat animé par Janine Euvrard, critique de cinéma et membre de l’UJFP. A 20h30 au cinéma Le Grand Bleu, Kerampuil, 29270 Carhaix. Organisé par Le Grand Bleu, l’AFPS et le Festival de cinéma de Douarnenez.

 

 

 

Jeudi 20 avril – A Paris (75), projection du film « Hommes sur le bord » des cinéastes israéliens Avner Faingulernt et Macabit Abramsonn, suivie d’un débat animé par Abraham Segal, cinéaste français et membre de l’UJFP. A 21 heures au cinéma Les Trois Luxembourg, 67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris. Organisé par l’ADDOC (Association des cinéastes documentaires) et le cinéma Les Trois Luxembourg.

 

 

 

-           A Douarnenez (29), projection du film « Les Enfants d’Arna » du cinéaste israélien Juliano Mer-Khamis, suivie d’un débat animé par Janine Euvrard, critique de cinéma et membre de l’UJFP. A 20h30 au cinéma Le Club, 39 rue Bertholot, 29100 Douarnenez. Organisé par Le Club, l’AFPS et le Festival de cinéma de Douarnenez.

 

 

 

Jeudi 21 avril – A Morlaix (29), projection du film « Massaker » de la cinéaste Monika Borgmann, suivie d’un débat animé par Janine Euvrard, critique de cinéma et membre de l’UJFP. A 20h30 au cinéma La Salamandre , rue Eugène Pottier, 29600 Morlaix. Organisé par La Salamandre , l’AFPS et le Festival de cinéma de Douarnenez.

 

 

 

Lun. 24 avril – A Paris (75), réunion publique « électorale » (sur les récentes élections palestiniennes et les prochaines élections israéliennes) avec Alain Gresh, journaliste au Monde Diplomatique, Richard Wagman, président de l’UJFP et Mikhal Raz, refuznik israélienne. A 20 heures au 37, rue de Tournefort, 75005 Paris (M° Monge). Organisé par Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient – 5ème arrondissement.

 

 

 

Sam. 6 mai – A Saintes (17), les 2ème Rencontres Internationales pour le Désarmement Nucléaire, Biologique et Chimique, organisées par l’ACDN (Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire). Le 6 mai à 9h30, atelier sur le Moyen-Orient (« région à risques… et conflits en cours ») avec Nadège Edwards, présidente de l’UJFP-Aquitaine. Ces Rencon

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