L’arrogance d’Israël
Il y a près de 60 ans, la communauté internationale a commis un déni de justice en offrant à des étrangers, la terre du peuple palestinien, sous prétexte que celle ci leur appartenait.. ..il y a deux mille ans.
Particulièrement après la deuxième guerre mondiale, les milieux sionistes se faisaient tout petits ,en exploitant à fond, la magnanimité de l’opinion publique internationale.
Les voici aujourd’hui plus que jamais arrogants, au point de défier le monde entier .Surs de leur puissance, .ils pensent qu’aucun Etat n’oserait leur tenir tête .Ne l’a t on pas constaté, lorsque les belges tentèrent de faire traduire Sharon en justice pour crime contre l’humanité ?
En cette circonstance,il faut rendre hommage au comportement exemplaire de nombreux juifs de ce pays ou, malgré de fortes pressions,ils n’hésitèrent pas à dénoncer les injustices flagrantes envers les palestiniens. En février 2001,ils se mobilisèrent pour dénoncer la politique coloniale et répressive d’Israël. Le manifeste rendu public,exprimait entre autre « leur opposition à la politique d’Israël et contestaient la prétention des dirigeants d’Israël à la mener au nom du peuple juif. »
De nos jours, les dirigeants Israéliens narguent l’étranger. Convaincu de son impunité, .Israël défie le monde. .Selon le rapport d’un expert ,publié par Al Ahram du Caire.
« Israël possèderait 4 réacteurs nucléaires et 5 accélérateurs de particule en plus de nombreuses institutions de recherche et de développement permettant la mise au point et le maintien d’un programme nucléaire militaire.
Les réacteurs sont :
1 Dimona : C’est le plus important , tout le programme militaire israélien est fondé sur lui. Il a été construit en 1958,selon un accord secret entre Israël et
2.Nahal Sorec : construit en 1957 et inaugurée e n 1959,il a une capacité de 5 mgw. Sa vocation est la formation et l’entraînement des ingénieurs et techniciens .Il a commencé à produire des radio-isotopes.
3.Rishon le Zione : C’est le premier des réacteurs israéliens. Il date de 1954 et sa capacité est de 8 mgw .Il produit des radio –isotopes et sert à la recherche La société américaine AMF Atomics l’a conçu.
4.Nebi Rubin :Fabriqué par la société américaine Amics International. Sa construction a commencé en 1966..Sa capacité est d e25 mgw ,avec usage de l’uranium enrichi .Il sert au dessalement de l’eau de mer (417,5 millions de litres par jour) et à la production de l’électricité,2000 scientifiques ,ingénieurs et techniciens travaillent dans le domaine nucléaire en Israël avec une coopération étroite avec les Etats-Unis et les sources occidentales .Le programme comprend les moyens d’assurer les matières et le combustible nucléaire dont l’uranium 235 et le plutonium239.De plus, il comprend la mise au point des moyens porteurs :missiles ,avions et artillerie. Il y a lieu de citer les missiles ICBM des bombardiers à longues portée et des sous marins ,des fusées Jéricho d’une portée de
Il est crédité de 150 à 200 bombes à fragmentation de petites taille mais d’une force de destruction supérieure à celle de Hiroshima et de Nagasaki. L’Etat hébreu produit aussi des bombes à neutrons et des bombes à hydrogène .Il possède des têtes nucléaires ( bombes et ogives) et des têtes à hydrogène, des mines nucléaire .Tout ceci fait dire aux spécialistes que l’arsenal nucléaire israélien dépasse de loin une stratégie de la dissuasion.
.Le Néguev,le Golan et le nord de
SOURCES : Le programme nucléaire israélien et son influence sur la sécurité nationale arabe ;l’organisme égyptien du livre, le Caire 1999.Ahmad Abdelhalim. Etude sur l’armement nucléaire israélien.
Les sionistes qui croient possible,d’imposer leur dictat, en maintenant les palestiniens à distance, grâce à ce terrible arsenal (montrer sa force pour n’avoir pas à s’en servir ),ne semblent pas se rendre compte de leur méprise ; qu’ils sont eux même assis, sur cette poudrière ,qui pourrait exploser sous leurs pieds.
Les dirigeants israéliens ne reconnaissent l’autorité des Nations Unies, que lorsque cela les avantage. Ce fut le cas, lorsque, suite à un travail de coulisse ,pour valider leur existence, en tant qu’Etat, par cette instance internationale. Non seulement, ils arrivèrent à faire annuler la condamnation du sionisme, en tant que mouvement raciste, mais ils poussèrent l’audace jusqu’à demander à cette organisation dominée par les USA, à faire prohiber l’antisionisme !
Pour ce qui est des condamnations d’Israël pour manquement à ses obligations d’Etat ,elles ne se comptent plus.
En voici quelques points saillants, relevés par A. Gaillard dans son livre « Le sionisme en Palestine -Israël »
« Nombre de résolutions ont été prises par l'ONU depuis la création de l'État d'Israël en 1947, résolutions qu'elle a été incapable de faire respecter.
Rappelons tout d'abord la résolution 181 du 29 novembre 1947 par laquelle l'ONU vote le partage de
:. un État juif de 14 000 km2 avec 558 000 juifs et 405 000 arabes,
. un État arabe de 11500 km2 avec 804 000 arabes et 10 000 juifs,
avec entre eux une union économique, monétaire et douanière,
. enfin, une zone sous régime international particulier comprenant les Lieux saints, Jérusalem et Bethléem avec 106 000 arabes et 100 000 juifs.
L'ONU prévoyait aussi dans sa résolution :
- que l'union économique - vue comme une nécessité absolue - soit réalisée entre les États,
- que les droits des minorités (bénéficiant d'office de tous les droits civils et politiques) et les principes démocratiques soient respectés,
- que les futurs textes constitutionnels des deux États suivent les normes de l'ONU.
Après la guerre de 1948 :
La résolution 194 - Assemblée générale des Nations unies : 11 décembre 1948
Elle stipule, à la suite du départ forcé de centaines de milliers de Palestiniens : " qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables. "
Après la guerre israélo-arabe de 1967 :
La résolution 242 - 22 novembre 1967 - du Conseil de sécurité des Nations unies :
Cette résolution décrète " l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la guerre " et " exige l'instauration d'une paix juste et durable au Moyen-Orient ", qui passe par " le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés pendant le récent conflit " et le " respect de la souveraineté de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque Etat de la région, et leur droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, à l'abri de menaces et d'actes de force. "
Cette résolution sera reprise dans toutes les négociations ultérieures de l'ONU. La base de la paix au Proche-Orient est l'évacuation par Israël des territoires occupés.
Après la guerre israélo-arabe de 1973 :
La résolution 338 - 22 octobre 1973 - du Conseil de sécurité des Nations Unies :
La résolution réaffirme la validité de la résolution 242 et appelle au cessez-le-feu et à des négociations en vue " d'instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient ".
La résolution 3236 - 22 novembre 1974 - de l'Assemblée générale des Nations Unies :
La résolution réaffirme le " droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d'où ils ont été déplacés et déracinés, et demande leur retour " et " le droit à l'autodétermination du peuple palestinien ".
Fait particulièrement notable, la résolution 3379 de 1975 de l'Assemblée générale des Nations Unies condamne le sionisme comme " une forme de racisme et de discrimination sociale ".
Mais, fait non moins notable, les Israéliens et leurs protecteurs américains parviennent en 1991, à l'occasion de l'effondrement du bloc soviétique qui modifie la répartition des votes aux nations Unies, à faire annuler la condamnation précédente à
De plus, poussant alors le cynisme à un rare niveau, les dirigeants israéliens et leurs complices occidentaux demandent dans la foulée à l'Assemblée générale des Nations Unies de condamner l'antisionisme. Cette demande inouïe est rejetée.
La résolution 478 du 20 août 1980
Cette résolution est la réponse de l'ONU au décret israélien du 30 juillet 1980 instituant Jérusalem comme " capitale éternelle de l'État d'Israël ". Elle dénonce " une violation du droit international " et déclare cet acte de force de " la puissance occupante " comme " nul et non avenu ".
À noter aussi que :
- l'Assemblée générale des Nations unies réitère chaque année depuis 1948 " le droit au retour " pour les réfugiés palestiniens ou, pour ceux qui renonceraient à ce droit, des compensations financières,
- le Conseil de Sécurité a fait depuis 1948 de multiples déclarations appelant Israël à ne pas étendre ses colonies et notamment à abandonner son projet de Grand Jérusalem. La dernière, celle du 13 juillet 1998, prie Israël de : " ne prendre aucune autre mesure qui compromettrait l'issue des négociations sur le statut définitif de la ville " et de " se conformer scrupuleusement à ses obligations découlant de la 4e convention de Genève ".
Mais la démission de l'ONU, face à Israël, a été constante :
- en octobre
- en 1992 : l'ONU condamne Israël pour l'expulsion vers le Sud -Liban de 415 Palestiniens à la suite de l'assassinat d'un garde-frontière par le Hamas... Israël ne tient pas compte de cette condamnation. L'ONU ne réagit pas...
- en 1996 : à l'occasion de l'opération "Raisins de la colère" menée au Sud-Liban, l'armée israélienne bombarde le camp de l'ONU recevant des réfugiés libanais : 98 civils sont tués. L'ONU ne réagit pas...
- le 13 juillet 1998, le Conseil de sécurité des Nations Unies demande à Israël de renoncer au Grand Jérusalem. L'ONU ne réagit pas.... (et, comme chacun sait, la colonisation de Jérusalem-Est s'est poursuivie à un rythme toujours plus soutenu, y compris pendant le déroulement des pourparlers entre les Israéliens et l'OLP sous l'égide des États-Unis).
- le 20 juillet 1998,
Israël vote contre, 21 s'abstiennent, 121 pays votent la motion.
Il s'ensuit que les pays signataires, comme ceux de l'Europe, se sont implicitement engagés (dès ratification par leur Parlement) à procéder aux arrestations des responsables israéliens criminels de guerre pénétrant sur leur territoire. Jusqu'ici aucune arrestation n'a eu lieu...
En cette même année1998, alors que les États-Unis demandaient à Israël d'arrêter la colonisation, Netanyahu, Premier ministre, déclarait : " Israël traverse une période qui nécessite une activité énergique pour renforcer la mainmise juive sur la terre " tandis que son ministre des Affaires étrangères, Ariel Sharon, invitait les colons " à passer à l'assaut " en leur proclamant : " tout ce que vous prendrez restera entre nos mains ".
- en mai 2000, Israël bombarde les centrales électriques du Liban, privant ainsi d'électricité plusieurs centaines de milliers de Libanais avec les morts qui s'ensuivent (notamment par l'arrêt de certains appareils de nécessité vitale). L'ONU se contente d'appeler le Hezbollah et Israël à " plus de retenue ", comme si Israël n'était pas directement responsable de ces bombardements dirigés exclusivement sur des objectifs civils libanais.
- avril
Richard Kook, directeur en Cisjordanie de l'agence des Nations Unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) parle, quant à lui, de " dommages énormes " et Javier Zuniga d'Amnesty International affirme : " C'est l'une des pires scènes de dévastation que j'aie jamais vues "." Il s'agit d'une tragédie humaine pour des milliers de Palestiniens innocents " dit de son côté le secrétaire d'État adjoint américain chargé du Proche-Orient, William Burns. Pour un diplomate européen : " Il est trop tôt pour dire s'il y a eu un massacre à Jénine mais ce que nous savons déjà montre clairement qu'il y a eu un carnage, c'est-à-dire un déchaînement de violence aveugle sans commune mesure avec la résistance rencontrée ".
Malgré cela, quelques jours plus tard l'ONU dissout cette commission sous le prétexte que Sharon, chef du gouvernement israélien, ne veut pas collaborer avec elle.
C'est dire qu'Israël et ses dirigeants ont toujours, avec un constant cynisme, ridiculisé l'ONU en se moquant de ses résolutions et de ses voeux. Suivant la phrase célèbre de Ben Gourion : " peu importe ce que disent les Gentils, l'important c'est ce que font les Juifs ". À propos de cette phrase, Ammon Kapeliouk fait remarquer qu'elle est connue de tous les enfants israéliens.
Si Israël s'est toujours moqué de l'ONU, il lui arrive aussi de se comporter de même avec ses amis américains. En 1992, le Secrétaire américain, James Baker, avait lié l'octroi de garanties bancaires pour un prêt de 10 milliards de dollars à Israël à l'arrêt de la colonisation juive en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. En définitive, Israël devait recevoir la garantie pour son prêt quelque temps plus tard tout en poursuivant sa colonisation, sans aucune réaction américaine...


