Point de vue :
Par Mohamed said AlAshmawi-Haut magistrat egyptien.
L’islam politique - 13– éditions Laphonique –Bouchène.
Le droit égyptien est conforme à la shari’a
Le terme de shari’a,qui dans le coran signifie la voie,a fini par désigner,on l’a vu,toute la jurisprudence islamique telle qu’elle résulte de l’histoire .Le droit égyptien est conforme à la shari’a et à la jurisprudence(fiqh) islamiques ainsi comprises .En effet,les lois égyptiennes en matière de statut personnel, sont directement empruntées aux règles du Coran et de
Dans ces conditions,dire que la loi de Dieu doit être appliquée intégralement et que celui qui en retranche ne serait-ce qu’une disposition,est un infidèle, n’est qu’un de ces procédés de basse politique auxquels ont recours, les théoriciens extrémistes de l’islam politique, lorsqu’ils sont contraints d’abandonner les généralités et de préciser ce qu’ils entendent au juste par « l’application de la shari’a ».Tout se passe comme s’ils n’avaient d’ autre dessein que de taxer d’infidèle la société égyptienne ou toute autre société,et que pour ce faire tous les moyens sont bons,et tous les coups sont permis.
A cet égard, l’un de leurs arguments favoris pour accuser le législateur égyptien d’infidélité est qu’il n’interdit pas la consommation de l’alcool. Certes,le Coran invite le croyant à s’en abstenir : « Le vin,le jeu de hasard,les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du Démon. Evitez-les » (V, 90).Mais ni le Coran ni
à suivre


