Le général Touati répond à Belaid Abdesselam
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Le général s'exprime dans El-Khabar:
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Le général s'exprime dans El-Khabar :C’était souhaitable afin que le lecteur puisse avoir une idée aussi objective que possible de faits que l’histoire retiendra. Le point faible des algériens,c’est d’écrire peu et lorsque quelqu’un écrit le réflexe d’intolérance resurgit. Quand on ne l’encense pas on le ‘démolit’
Le général Mohamed Touati est sans doute aussi respectable que l’homme politique qu’est Belaid Abdesselam. La probité professionnelle des médias serait de leur donner le même espace dans leur journaux en se gardant d’en profiter pour..’ régler de vieux comptes’. Belaid n’est pas parfait Touati non plus. Elkamel lillah.Encourageons les à écrire toujours et encore.. N’est ce pas mieux que le mutisme. ? Ci dessous la mise au point du Géneral en retraite, Mohamed Touatiparu dans ElKhabar.
.M.A
« M. Abdesslem croit plus aisé d’imputer à d’autres les raisons de ses médiocres performances »
« Il m’a proposé le poste de Ministre de l’Intérieur et j’ai refusé »
Le général à la retraite, Mohamed Touati a indiqué lors de sa « réponse aux mémoires de l’ancien Chef du Gouvernement » Belaid Abdeselem, que ce dernier a cru plus aisé d’imputer à d’autres les raisons de ses médiocres performances ». Lors de cette réponse Touati s’est arrêté à plusieurs points surtout en ce qui concerne ses relations avec le Trésor français et de grands importateurs.
« Lorsque les hasards de l’existence hissent un homme au poste le plus élevé lui confiant, même provisoirement, l’honneur de gouverner ses semblables, cette dignité lui impose la retenue dans l’expression, la mesure dans ses jugements, un vocabulaire digne de sa haute fonction et le rejet de l’allégation diffamatoire », ainsi commence le texte de la réponse du Général Touati aux déclarations de l’ancien Chef du Gouvernement Belaid Abdeselem dans ses mémoires il y a quelques jours.
Toutefois il ne considère pas sa démarche comme une justification mais plutôt il estime « Apporter des éclaircissements ou des rectifications aux allégations avancées ».
En ce qui concerne des propos des allégations au sujet de ses contacts avec le Trésor Français, M. Touati a souligné qu’en 1993 ses seuls contacts avec les fonctionnaires français se limitaient aux formalités de police et de douane à Orly. « Penser un seul instant qu’une structure technique comme le Trésor Français, puisse un jour dialoguer avec un Général étranger quel qu’il soit, relève à l’évidence de l’ignorance ou du seul désir de nuire sans crainte du ridicule ».
Pour ce qui est de sa rencontre avec M. JUPE il a déclaré « je n’ai jamais rencontré personnellement M. Jupe. La seule et unique fois où je l’ai vu, ce fut au cours d’une réception à Djenane El Mithaq (Etablissement Officiel) au cours d’un déjeuner auquel j’ai été invité, me semble t-il, par feu M’Hamed Yazid, Directeur Général de l’INESG. M. Jupe était encore au RPR ».
« M. Abdesselem a prétentdu que j’avais apporté une protection ouverte à de gros importateurs et c’est précisément ce genre d’ineptie qui m’a décidé à répondre à la série d’allégations proférées par cet ancien dignitaire de l’Etat. Je n’ai jamais eu, à ce jour, le moindre rapport avec les milieux d’importation. J’ai même interdit à mes enfants de s’y engager pour éviter toute interférence regrettable dans mes fonctions et les mettre ainsi à l’abri d’approches intéressées et peu fiables », précise-t-il.
Il poursuit « Monsieur Abdeslem en est venu à cette interprétation (protection d’importateurs) lorsque je lui ai dit dans son bureau et en face, qu’un des rédacteurs du Code des Investissements m’a dit être dépité et déçu par l’ajout de sa formule finale. Elle vidait de sa substance novatrice le texte élaboré. Je l’ai fait très spontanément comme on le fait dans l’Armée vis-à-vis de ses Chefs, sans penser un seul instant que ceci pouvait donner lieu à une interprétation mettant en cause ma probité. Ainsi, la moindre réserve à l’endroit de son point de vue est synonyme de trahison ».
M. Touati poursuit en indiquant « loin de respecter les limites imposées par sa haute fonction, Monsieur Bélaid ABDESLEM, dans l’outrage au bon sens commis sur Internet, a cru plus aisé d’imputer à d’autres les raisons de ses médiocres performances ».
Il évoque sa dernière entrevue avec l’ex chef du gouvernement qui a eu lieu fin juin 1993 « C’est sur insistance du Général Khaled Nezzar que j’ai accédé, à la demande de M. Abdeslem, d’aller le voir à Djenane El Mufti, sa résidence d’alors. Il me propose alors le poste de Ministre de l’Intérieur. Je déclinai la confiance et l’honneur pour des raisons politiques et une raison économique ».
Il a également souligné la vision simpliste et le dogmatisme de l’ancien chef du Gouvernement lorsqu’il a rappelé son refus d’occuper le poste de ministre de l’Intérieur « au motif qu’il n’y avait pas d’autres solutions que le rééchelonnement », Abdesselem répondit : ‘’Tu es donc pour le blanchiment d’argent ! ».
« C’est certainement ce genre de propos tenus à M. l’ex chef du gouvernement qui me vaut aujourd’hui une suspicion derrière-je ne sais quel plan de braderie de l’économie nationale ? »
Il a conclu en indiquant « enfin, toutes les autres allégations, assertions, divagations, imputations, –et j’en passe- sont faites dans le but de nuire et d’assouvir une frustration inconsolable. Sans doute, procèdent-elles chez leur auteur, d’un inconscient cherchant à exorciser les fantasmes qui l’assaillent, depuis la faillite avérée de son « programme d’austérité » mis en œuvre de juillet 1992 à août 1993 ».
« En un mot, l’ex chef du gouvernement n’est victime de personnes d’autre que de lui-même et de son dogmatisme. Souhaitons-lui un prompt retour à la sérénité »



