‘ Ceux qui tirent les ficelles’ - suite.
Essai de M.Arabdiou -2003
La cinquième colonne
Tout le monde reconnaît l’efficacité du Mossad ,du shin beth et autres « organisations de bienfaisance » israéliennes .Cela n’a rien de surprenant, puisque le virus sioniste, risque de contaminer une bonne partie des bis nationaux juifs, de différents pays, au point de les compromettre avec des services secrets Israéliens, un pays étranger. Ce qui ne contribue certainement pas à éradiquer , la tendance à la suspicion ,débouchant sur l’antisémitisme.
Dans
En pays démocratiques tels
Les souffrances des juifs furent savamment exploitées par les sionistes au point de transformer le sentiment de bienveillance envers cette minorité, en dangereuse complaisance .Au lendemain de « la guerre des six jours »,Pierre Déméron ironisa :
« .. Tout Paris manifestait en faveur de cette « courageuse République » comme l’appela Guy Mollet, menacée de génocide par « Nasser- Hitler » et ses hordes d’Arabes fanatiques au cimeterre toujours entre les dents :Edmond de Rothschild ,Sammy Davis ,P.Schmittlein à qui Bourgès Maunouri,l’homme de Suez,confiait « Ah ! si les américains nous avaient laissé continuer en 1961 ! » Luis Mariano ,qui regrettait sans doute de ne pas savoir l’hébreu pour chanter « l’Hatikva » comme tout le monde ,le publicitaire Bleutein-Blanchet,Mme Soustelle dont le mari aurait tant voulu appliquer une solution à« l’israélienne » à l’Algérie, le grand rabbin Kaplan,Richard Antony,le général koenig,héros de BirHakim,allié d’affaire de Marcel Dassault et président de l’Alliance France-Israel,Sacha Distel,A.Sanguinetti,l’ex chef des barbouzes,le colonel Thomazo,dont le nez de cuir palissait ce jour-là devant le bandeau noir de Dayan,Arthur Rubenstein,Michel Simon ,le vieil homme poussé par l’enfant, qui avait si bien su dissimuler pendant l’occupation, sa sympathie pour les juifs ,Régine ,qui devait rêver d’ouvrir un bastringue au pied de Mur des Lamentations ,puisque la victoire éclair des panzer de Dayan l’empêchait de partir comme cantinière sur le front du Sinaï. Sans oublier naturellement Me Tixier-Vignancour…
On vécut des heures bouleversantes. La gravité de l’heure invitait à l’oubli des querelles. On vit Enrico Macias se réconcilier avec Johnny Hallyday, sous l’œil paternel de l’ambassadeur israélien Walter Eytan.
Toute les familles spirituelles de
Quelle divine surprise pour les antisémites. Ceux qui avaient pourvu les camps nazis aussi bien que ceux- l’immense majorité des français- qui avaient vu, sans broncher disparaître autour d’eux les juifs un à un,au cours de la grande rafle de quatre ans, faisaient enfin amende honorable.
Ces juifs qu’ils avaient pris si longtemps pour des petits juifs des caricatures, des usuriers au nez crochu, des sous-hommes incapables de faire des soldats et des laboureurs, voilà qu’ils maniaient le napalm mieux que nous en Algérie et plus efficacement que les américains au Viet Nam !Leurs soldats ressemblaient comme des frères aux paras des couvertures de « Match » des beaux jours de la pacification. »
( A suivre..)


