A PROPOS DE
Alors qu'il n'a fait aucun pas pendant son mandat vers une aide à la
résolution du conflit israélo-palestinien, le gouvernement Bush, à un an
de la fin de ce mandat, englué dans la guerre en Irak, confronté à une
situation difficile en Afghanistan, engagé dans un bras de fer avec
l'Iran, lance l'idée d'une conférence internationale « pour relancer le
processus de paix » au Proche-Orient qui devrait se tenir à l'automne
aux Etats-Unis (Annapolis - Maryland).
Celle-ci devrait réunir, outre le gouvernement israélien et l'Autorité
palestinienne, les membres du Quartet (ONU, Etats-Unis, Union européenne
et Russie) ainsi que des pays de
jour pas fixée, en particulier concernant la participation de
D
palestinienne sur une déclaration conjointe, avec des positions qui,
pour le moment, sont très éloignées les unes des autres : un accord
cadre détaillé, avec un calendrier de négociations précis et resserré
pour les palestiniens, évoquant dés à présent les sujets délicats comme
Jérusalem et la question des réfugiés, un texte vague, sans engagement
précis, pour les israéliens.
Tout ceci dans un contexte de renforcement des colonies, d'extension du
mur, de blocus de Gaza déclarée « entité ennemie », de problèmes
économiques sans précédent pour les palestiniens. Dans le contexte
également de coupure entre
force du Hamas et de lourds conflits interpalestiniens risquant de
rendre inapplicables des accords qui ne seraient pas reconnus par
l'ensemble de la société palestinienne.
En même temps, en Israël, alors qu'est réaffirmé le droit des
palestiniens à un Etat, le partage de Jérusalem est pour la première
fois évoqué et cela par le vice premier ministre Haïm Ramon.
Face à cette situation complexe, UAVJ, qui a toujours soutenu les
efforts de paix véritables, en particulier le projet élaboré à Genève
conjointement par des responsables palestiniens et israéliens, suit avec
attention les discussions en cours tout en réaffirmant que:
· l'évacuation des colonies et le retour aux frontières de 67
sont des éléments incontournables de tout accord,
· Le peuple palestinien a des droits intangibles sur la ville de
Jérusalem, capitale à partager,
· La question des réfugiés doit faire l'objet d'une négociation
définissant les modalités du droit au retour.
C'est à ce prix qu'une paix juste peut s'établir, dans la sécurité et le
respect des droits de tous les peuples du Proche Orient.
publié par arabdiou dans: observateur


