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Samedi 10 Novembre 2007

Tendances et événements au Proche-Orient.

 

La septième visite en Israël et dans les Territoires palestiniens de la secrétaire d’État Condoleezza Rice, qui s’efforce de créer un climat propice à la tenue de la conférence d’Annapolis, s’est une nouvelle fois transformée en opération de relations publiques. Des rumeurs ont circulé sur un début d’accord israélo-palestinien. Mais la vérité est venue de la bouche de la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et non pas du Premier ministre Ehud Olmert, du président palestinien Mahmoud Abbas et de Mme Rice, qui ont tous trois fait état, pour la première fois, d’une « ambiance positive ».
Selon les analystes, c’est Livni qui a reflété la véritable image lorsqu’elle a résumé l’attitude israélienne à l’égard du processus de paix avec les Palestiniens : « La sécurité d’Israël est plus importante que l’État palestinien et que toutes les revendications des Palestiniens. C’est la priorité absolue ».
Des milieux palestiniens bien informés assurent que cette fameuse thèse de la sécurité a accompagné toutes les étapes des négociations en cours entre les deux parties en prévision de la préparation de la conférence d’Annapolis. Cela a d’ailleurs été le cas ces 15 dernières années, ce qui avait poussé le leader historique des Palestiniens, Yasser Arafat, à fixer des limites en deçà desquelles il avait toujours refusé de descendre. On comprend maintenant les raisons de son assassinat par empoisonnement après l’échec du blocus de deux ans de son siège de la Mouqataa , à Ramallah.
Les mêmes milieux assurent que les différentes organisations palestiniennes ont accordé un délai suffisant à l’Autorité présidée par Mahmoud Abbas afin qu’elle revoie ses calculs et revienne aux constantes fixées par Yasser Arafat. Le report de la conférence nationale qui devait être organisée à Damas illustre cette flexibilité, surtout que le président palestinien avait appelé les Arabes à ne pas normaliser leurs relations avec Israël. Mais les récentes déclarations de Abbas après sa rencontre avec Rice montrent qu’il n’a pas saisi le message, et qu’il semble disposé à faire des concessions inacceptables. Les organisations palestiniennes, qui surveillent de près l’attitude politique de Abbas, devraient décider, après ses derniers propos, de relancer leur projet de conférence nationale destinée à sauvegarder les droits du peuple palestinien.

 

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