Cette histoire est fictive. Toute relation avec les évènement contemporains ne serait que pure coïncidence…
Les imprévus du Pouvoir..
Extrait de ‘
… En plus des titres dont il était affublé,le Président Sambo voulut s’attribuer un qualificatif supplémentaires : Hadj ,d’où sa décision de faire un pèlerinage à
De blanc vêtu,le père de
En Arabie Séoudite, Sambo reçut journellement des nouvelles du pays ou,tout allait pour le mieux.
A force de R.A.S. ,les rapports, finissaient par devenir ennuyeux. C’est peut-être pour cela, que le jour de l’Aïd, accaparé par le mouton à sacrifier,selon le rite,il ne lut pas le document officiel :une faute fatale…
Le soir même,alors que les pèlerins se congratulaient,il apprit par la télévision saoudienne ,le coup d’Etat perpétré par son propre gendre,qui se proclama Président.
Un moment,Sambo trouva l’événement risible .Il pensa que l’aventure, allait tourner court. N’avait-il pas le peuple délirant à son passage ?
-Il se soulèvera comme un seul homme,pour exiger mon retour,pensa Sambo.
Mais une semaine après,en lisant les journaux de son pays,il se rendit à l’évidence.
Un à un,les responsables du Parti et de l’administration firent acte d’allégeance au nouveau maître pour le salut national .Des reportages,des déclarations découvrirent et dévoilèrent tout ce qui allait de travers,durant son règne.
Sambo s’aperçut que,pendant qu’il recherchait les honneurs et le prestige,d’autres discrètement,s’enrichissaient en l’utilisant comme paravent. C’est précisément ceux-là ,qui s’élevaient avec le plus de véhémence, pour stigmatiser sa politique décadente .
Durant les jours qui suivirent,un à un,tous les Etats africains reconnurent le nouveau gouvernement bolongui,qui prit soin de préciser,qu’en matière de politique étrangère,il restait fidèle aux engagements antérieurs.
Le nouveau maître s’empressa également de rassurer les dirigeants de l’ancien pays occupant , particulièrement les patrons de
Sambo décida de s’installer dans un pays limitrophe,afin de lancer un appel au peuple,ainsi qu’aux cadres fidèles et là aussi,il fit une découverte :Ne jamais se fier aux manifestations d’amitiés des chefs d’Etat et autres hommes politiques. Ceux-là mêmes sur qui il comptait le plus refusèrent de le recevoir. C’est à peine si, on autorisa son avion à faire une escale technique dans leur aéroport.
Finalement,il obtint un visa d’un pays lointain,l’Autriche.
De Vienne,il fit annoncer par communiqué que désormais,il consacrerait tout son temps à constituer un Parti d’opposition en exil,dont l’objectif principal,serait l’instauration d’un régime Démocratique au Bolongui .Ce qui fit ricaner un grand nombre de ses compatriotes ,qui considérèrent cette revendication , un peu tardive…
Pour sa part,le général Chito regagna le pays ou,malgré l’insistance de l’ancien chef d’état-major,il refusa de se rallier au nouveau régime.
Mis à la retraite d’office,on lui octroya une pension confortable,à condition de s’abstenir de faire toute déclaration intempestive. On en resta là…
Dés le lendemain du coup d’Etat,Touré se présenta à
Une semaine après cet entretien,la presse nationale annonçait la nomination de Touré comme ministre du Commerce.
Sila à l’industrie,Touré au commerce,une telle situation ne manqua pas d’inquiéter le major. Des instructions furent données immédiatement, afin d’augmenter la marge bénéficiaire de l’entreprise de collecte de sisale ,pour atteindre…trente pour cent…
Mohamed Arabdiou


