D’un film à l’autre..
’Ali af yeddou bah kla.. ? ’
Branché hier soir par hasard sur TV5 MONDE j’ai vu une partie d’un téléfilm dont j’avais entendu parler. La nausée qu’il provoqua en moi fut telle, qu’avec la meilleure volonté ,ne serai ce que pour m’informer,je ne pus résister à la tentation d’éteindre mon Téléviseur .
.Dans le rôle de catin, Byouna avait vraiment la tête de l’emploi, mais en matière de tapin ,elle fait,figure d’enfant de cœur a coté du réalisateur de ce film ordurier qui insulte l’Algérie par une caricature cinématographique bien plus vile que celle du Danois qui ,pour se faire une pub au moindre coût, dessina le prophète de manière provocante.
Contrairement a certaines foules hystériques de pays musulmans,j’espère que les algériens qui auront vu ce navet de la pire espèce ne tomberont pas dans le panneau de l’indignation .Ce serait faire trop d’honneur a ces larbins qui ,sous prétexte de dénoncer l’intégrisme rabaisse l’Algérie au niveau d’un bordel sordide.
Il serait intéressant de connaître les commanditaires de cette insulte du pays d’un million et demi de chahids.
Le peuple algérien ne se compose pas d’anges. Il a ses militants il a ses voleurs et ses corrompus. Il a aussi ses démocrates vrais, encore plus respectueux des valeurs de justice et de liberté que certaines personnes de l’autre coté de la mer. Que penser des responsables de TV5 et ce présentateur demi solde, qui vanta les horreurs d’un film visiblement subversif. ? La liberté d’expression ? Le grand mot alibi du curé ‘faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais’ .
En France et dans toute l’Europe Al Manar
S’il existait vraiment une morale, les propagateurs du navet passé hier soir devraient être traduit devant la justice pour incitation a la violence terroriste tant la provocation est flagrante..
Quant a nos jeunes acteurs algériens embarqués dans cette galère,ils méritent
l indulgence dans la mesure ou on ne leur a pas donné une chance dans leur pays qui regorge d’artistes talentueux rongeant leur freins pour se montrer au public, alors que des barons de la culture brident leur ardeur.
Je suis bien placé pour le savoir ; moi, qui a souffert de leur vilénies.
Après avoir produit et réalisé ’Les Dealers ou Chronique d’Une Révolution avortée’ un film engagé qui,sans tomber dans le défaitisme, ne va pas dans le sens du poil ,cher aux opportunistes qui retournent la veste au gré du vent.
Ayant réalisé mon long métrage avec mes maigres deniers je fus ignoré par des caciques ,probablement pour mon manque d’orthodoxie.
‘Planter l’café ce n’est pas difficile ..ya quà se baisser..et c’est ca le plus difficile’..(vielle chanson française) J’aurais pu écrire des scénaris qui répondraient au goût du jour, vantant un ultralibéralisme dévastateur,J’aurai pu faire un film qui rabaisserait mon pays comme l’on fait certains pour plaire a des commanditaires outremer et un visas de séjoiur... Il y a un petit quelque chose qui m’en empêche..ENIF..
Ayant atteint le quatrième age, souffrant de trois maladies chroniques je n’attends plus rien de la vie si ce n’est le sentiment sans prétention de n’avoir jamais trahi mes convictions de militant pour la justice sociale. Cela vaut tout l’or du monde.
A l’approche du moment ou je dois plonger dans le trou noir de la galaxie je dis à ceux qui m’ont saboté ;un jour peut être ,d’autres vous feront ce que vous m’avez fait...Ya chari nouba?..’.’OUELA LALLA ?.’..
Mohamed Arabdiou



