1 2 3 4 5 6 7 8
Jeudi 05 Octobre 2006

   ‘Ceux qui tirent les ficelles’                   suite    

 

Essai de M.Arabdiou _  2003

 

 

 ..De nos jours , aucun des dirigeants français,anglais ou américain n’oserait défier  ce « petit pays » aux longues tentacules ,sous peine de sanctions économico sociale et politique etc.. Ce serait faire preuve de mauvaise foi ,que de ne pas reconnaître cet exploit remarquable en ce 20 et 21ème siècle .Le Président Bush en est conscient .Jacques Chirac en homme avisé en tient compte également.. Le danger pour ces gens , qui connurent tant d’épreuves est de se laisser griser par ces succès, au  point de leur faire oublier une réalité :Ne jamais insulter l’avenir , en se souvenant ,du fait,que la roue de l’histoire tourne.. ,  que nul n’est perpétuellement invulnérable.

 

. »Passer de la barbarie à la civilisation et poursuivre un rêve ,puis décliner et mourir ,dès que ce rêve a perdu sa force, tel est le cycle de la vie d’un peuple » écrivait Gustave Le Bon, dans. « Psychologie des foules »lors des années 30.

 

   Sous le titre « La civilisation des arabes » le même auteur :

 

.

 

 .. ».. Lorsque nous avons eu à examiner ,l’action des divers facteurs qui régissent l’évolution des sociétés, nous avons rangé parmi les plus importants, l’influence d’un idéal. ; culte de la patrie, croyance religieuses, amour de l’indépendance, de la gloire du peuple ou de la cité etc.. peuvent  être considérés au point de vue philosophique comme des illusions, mais ce sont ces illusions qui ont toujours mené les hommes et c’est sous leur égide que se sont élevés des édifices politiques et sociaux qui ont abrité l’humanité jusqu’ici .La grandeur des romains, fut fondée surtout par le culte de Rome et Rome resta maîtresse du monde tant qu’un romain n’hésita pas à sacrifier sa vie pour augmenter sa puissance.

 

 On pourrait caractériser d’un mot l’état des peuples gréco-romains et asiatiques quant parut Mahomet, en disant que tout idéal était mort chez eux depuis longtemps .L’amour de la patrie, le culte des anciens dieux n’avaient plus de prestige sur les âmes .Le sentiment dominant était l’amour égoïste de soi-même.

 

  Avec un mobile semblable ,on ne résiste  guère à des peuples prêts à sacrifier leur vie pour leur croyances.

 

 

Mahomet sut créer un idéal puissant pour les peuples qui n’en avaient pas et c’est en  cela surtout que consiste sa grandeur. Cet idéal nouveau était sans doute, comme tous ceux qui l’avaient précédé, un vain fantôme, mais il n’ y a pas  de réalités aussi puissantes que de tels fantômes .Jamais sectateurs du prophète n’hésitaient à sacrifier leur vie pour leur nouvelles croyance, parce qu’aucun bien terrestre ne leur semblait supérieur à la vie future que cette croyance leur faisait espérer.

 

 

 

 L’islamisme fut bientôt, pour tous les peuples soumis à sa loi ,ce qu’avait été jadis pour les romains, la grandeur de Rome .Il donna des intérêts communs et des espérances communes à des populations séparées jusqu’alors par des intérêts divers et réussit aussi à diriger leurs efforts vers un même but.

 

 

  Mais si la communauté d’ intérêts et des croyances peut suffire à amener l’homogénéité d’un peuple, elle ne suffit pas à lui donner les moyens de conquérir un monde alors même que ce monde se trouverait dans l’état de décadence ou étaient arrivés les empires gréco-romains et celui des perses à l’époque de Mahomet .Bien que le colosse ne fut plus qu’une ombre, cette ombre était encore redoutable .Pour lutter contre elle avec succès, il fallait joindre aux croyances qui dirigeaient les efforts dans le même sens, des qualités guerrières très grandes .Le courage et l’amour des combats ne manquaient pas aux arabes ,car, ces qualités étaient héréditaires chez eux, depuis des siècles ;le mépris de la mort leur était enseigné par la croyance nouvelle, qui leur promettait des jouissances infinies dans un autre monde ;mais l’art de la guerre leur était entièrement inconnu et la vaillance ne le remplace pas .Les combat des arabes entre eux n’étaient que de véritables lutte barbares, ou  toute la tactique consistait à se précipiter en foule les uns contre les autres et à combattre chacun pour soi.

 

  Cet art de la guerre, les perses et les romains le possédaient encore à un très haut degré et leur premières rencontres avec les arabes le firent bien voir .Les défaites des arabes en Syrie montrèrent bientôt à ces derniers ce qui leur manquait et ils s’instruisirent rapidement à l’école de leur vainqueurs.

 

.Les nombreux transfuges attirés par la foi nouvelle servirent d’instructeurs aux disciples du prophète et leur enseignèrent la tactique, la discipline et les moyens  d’attaques que ces derniers ignoraient En quelques années ils étaient entièrement formés et au siège de Damas ,leurs adversaires les virent avec stupeur, se servir de machines aussi parfaites et aussi bien maniées que celles des grecs »

 

                        (   A suivre..)

 

1 2 3 4 5 6 7 8

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus