CEUX QUI TIRENT LES FICELLES - Suite
Essai de Mohamed Arabdiou - 2003
Pour les turcs,le fait de s’être alliés à leur ennemi, pour se libérer,les arabes furent,désormais, perçus comme des traîtres ,de façon persistante, alors que les arabes leur renvoyaient le compliment, en leur reprochant d’être des impies ,de connivence avec les futures dirigeants de l’Etat hébreux. Pendant ce temps, ces derniers,très actifs et bien au fait ,des évènements mondiaux,profitaient de chaque opportunité, pour faire avancer leurs pions. Weizmann « joua habilement sur la fibre coloniale anglaise et ses impératifs de sécurité, pour préserver la route des Indes «.(G.Corm).On connaît la suite.
En 1947,les juifs, qui avaient fait le baptême du feu ,durant la deuxième guerre mondiale et surtout, très motivé depuis « l’holocauste» disposaient en Palestine, de troupes para militaires aguerris ,soutenus par leurs puissants complices occidentaux,alors que les arabes étaient encore à des années lumière, en matière d’expérience militaire et de développement, en général ,d’où, les défaites successives, tout à fait prévisibles. Les vaillants bédouins du roi Abdallah de Jordanie étaient commandés par Club Pacha,un officier anglais n’ayant pas les motivation nécessaires, pour défendre fermement Al Kods (Jérusalem ) et des terres, qui,après tout, n’appartenaient pas à la couronne d’Angleterre.
En Egypte, trônait, pour la forme ,un « gros monsieur» nommé Farouk, dont le souci quotidien, c’ était les soirée mondaines, alors que le peuple commençait à montrer des signe d’impatience, contre un régime féodal , agissant sous la férule de
Lors du premier affrontement avec l’ennemi sioniste, l’armée découvrait que son équipement était obsolète et les munitions défectueuses .Des obus, ,s’avéraient incompatibles avec les culasses de leurs canons et bien d’autres actions de sabotages programmés pour la défaite. Ce sont ces frustrations de la jeunesse en plein éveil,qui aboutirent à
C’était une époque ou l’Iran,se battait pour son affranchissement des cartels de l’ARAMCO ect.. Le peuple était en ébullition avec un puissant parti communiste (Toudeh) ,celui de l’ayatollah Pachani et enfin le docteur Mossadegh qui osa nationaliser le pétrole.. Ce qui coûta un blocus qui étrangla ce pays, par les grandes puissances ,jusqu’au retour du shah sur le trône grâce à l’appui de
L’échec de Mossadegh,ne découragea pas Abel Nasser dont la première bataille gagnée fut la construction du barrage d’Assouan grâce à l’aide de l’Union Soviétique, et malgré les entraves des occidentaux et la banque mondiale .Son second round fut la nationalisation du canal de Suez qui lui valut la coalition de l’Angleterre avec
La nouvelle équipe de dirigeants redonna espoir aux égyptiens, mais aussi à tous les arabes pressés d’effacer les traces, de la déroute humiliante ,attribuée a des trahisons .Le coeur y était, mais l’expérience en matière de guerre, manquait à ces patriotes .
« Pour apprendre à faire la guerre,il est nécessaire de faire la guerre .Aucun exercice militaire,en temps de paix,aussi proche de la réalité qu’on réussit à rendre,n’est en mesure de produire chez les troupes,les effets psychologiques de la guerre,ce mélange de terreur et de courage,de prudence et d’alerte,intrépide que l’on acquiert sur le champs de bataille » (S.E.Chazli)
.Résultat,le manque de vigilance ,autorisa l’ennemi sioniste à défaire en quelques heures l’armée égyptienne , l’occupation du Golan syrien et le Sinaï, jusqu’à Charm El Cheikh et la rive, du canal de Suez , déjà obstrué, privant l’Egypte de recette appréciables..
Pieds dans l’eau et torses nus, pour faire bronsette, les soldats israéliens narguaient les troupes égyptiennes stationnés sur l’autre rive, en leur faisant le bras d’honneur. Ces derniers devenaient la risée des masses arabes, y compris, au sein de leur propre peuple.
Parmi les blagues assassines qui se colportaient à cette époque ,en voici deux,significatives :
« ..Nasser va pleurer au kremlin, en affirmant que 500 chars étaient détruits par l’ennemi et Brejniev de le consoler. .Ne t’en fais pas camarades,dès l’an prochain ,on va te fournir 800 tanks et des plus modernes. Nasser reprend : Il n’y a pas que ça,il nous ont cloué au sol ,400 Mig 21..et Brejnev de le tranquilliser : Ne t’en fais pas camarade, dès l’an prochain, on te fournira 800 Sokhoys ,parmi les plus récents. Nasser continue à se lamenter :Il y a pire encore.,ils nous ont déshonoré, en violant nos femmes et Brejnev après un silence : Ne t’en fais pas camarade,d’ici 20 ans, vous aurez la plus belle armée du monde… »
On racontait aussi, qu’ avant l’agression israélienne, à l’arrêt de l’une des station de tramway, face à une caserne de la périphérie du Caire, le receveur annonçait à haute voix : « La base secrète !. ».Nous plaisantions tous, en écoutant ce genre de blagues sur nos frères égyptiens,mais la rage au cœur..
« Qui conques se montrait en uniforme, était ridiculisé dans la rue .Le moral était descendu à un niveau quasi-suicidaire » (Le général Saad Eddine Chazli, chef d’état major,des forces armées égyptiennes)
( A suivre)



