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Mercredi 19 Septembre 2007

L’image des Etats-Unis gravement écornée..

 

   (Selon’ LOS ANGELES TIMES’ (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)

 

La guerre contre le terrorisme va affecter l’image des États-Unis pour les générations à venir. La guerre en Afghanistan, théâtre cette année de 100 opérations-suicides, se poursuit. De même que la guerre en Irak. Et maintenant, les prémices d’un troisième conflit commencent à se profiler avec le bras de fer de plus en plus dangereux avec l’Iran.
Il est désormais clair que la décision d’envahir l’Irak n’avait rien à voir avec la lutte contre le terrorisme islamique radical. Et ce dérapage a coûté cher aux États-Unis : 3 700 morts tombés dans des sables étrangers et 27 000 autres rentrés au pays avec leurs blessures.
Le président George Bush ne croit pas dans les valeurs et les libertés états-uniennes. Ses guerres ont non seulement porté atteinte aux intérêts militaires des États-Unis, mais ont limité les libertés et les valeurs qui faisaient de cette nation un modèle à suivre tout au long de l’histoire. Tel est le véritable prix dramatique payé ces six dernières années.

 

L’attentat du cheikh Aboul Sattar Abou Richa

 

Un des alliés les plus proches des États-Unis en Irak, artisan du ralliement sunnite dans l’ouest du pays, a été tué jeudi dans un attentat, au premier jour du ramadan et avant un discours crucial du président George W. Bush sur l’Irak.
Cheikh Abdoul Sattar Abou Richa a été victime d’une bombe qui a explosé sous sa voiture dans la localité de Ramadi, capitale de la province d’al-Anbar, qu’il avait aidée à pacifier dans une stratégie présentée comme un « succès » par le commandement US.
Agé d’une quarantaine d’années, il dirigeait une coalition d’une quarantaine de tribus rassemblées sous son autorité, le « Réveil d’al-Anbar », qu’il avait mobilisées pour lutter aux côtés des troupes états-uniennes contre al-Qaïda en Irak.
Membre d’une éminente tribu irakienne, les al-Doulaïmi, il était un interlocuteur privilégié des responsables états-uniens et avait serré la main de M. Bush lors de sa visite surprise dans la province d’Al-Anbar le 3 septembre.
La Maison-Blanche a qualifié cet attentat d’« acte indigne », se disant confiante que les chefs tribaux de la province poursuivraient la lutte contre Al-Qaïda.
La mort de Cheikh Abdoul Sattar est une « perte tragique », a estimé de son côté le Pentagone, qui a assuré que « le mouvement qu’il a initié lui survivra ».
Cheikh Abdoul Sattar « s’est arrêté avec son convoi au bord de la route pour parler à un handicapé. Un engin piégé a explosé peu après précisément au niveau de sa voiture », a expliqué à la télévision irakienne le colonel Tarek al-Doulaïmi, chef des services locaux de sécurité.
Il a été tué avec trois de ses gardes, selon le Pentagone. L’attentat, dont les circonstances exactes ne sont pas encore connues, a eu lieu près de sa résidence à trois kilomètres au nord-ouest de Ramadi.
Cet assassinat porte un coup dur à l’image de succès que le commandement US veut donner à son action dans l’ancien bastion de l’insurrection sunnite.
Depuis février, sous l’autorité du cheikh, les tribus et chefs locaux ont abandonné la lutte armée contre « l’occupant » pour collaborer avec les troupes irakiennes et états-uniennes contre al-Qaïda.
Cette stratégie, couplée à un vaste plan de sécurisation de Bagdad, avait permis une baisse considérable des attaques menées par les insurgés sunnites, selon le commandement US. Elle a souvent été citée par le général David Petraeus, plus haut gradé états-unien en Irak, comme un exemple à suivre dans le reste du pays.

 

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