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Jeudi 07 Septembre 2006

SIONISME, REVISIONNISME

 

ET DEMOCRATIE

  (suite)

 

4.--Le révisionnisme

 

 

Les révisionnistes contestent l'histoire généralement admise de la seconde guerre mondiale, telle qu'elle nous est infligée par les médiats. En particulier, ils ne croient ni à l'existence de chambres à gaz dans les camps de concentration, ni à une extermination systématique, planifiée ou improvisée des Juifs. Selon les historiens révisionnistes, les Allemands ont commis des massacres de juifs, mais ils n'ont jamais exterminé les Juifs dans des abattoirs industriels, ni à Auschwitz, ni à Treblinka, ni ailleurs. Et la thèse selon laquelle six millions de Juifs ont péri par les gaz, ou autrement, est un mythe. Toujours d'après ces historiens, le nombre de victimes juives, qui pourrait être établi avec précision, est beaucoup moins élevé, et la présence de chambres à gaz dans les camps est une rumeur de guerre complaisamment avalisée au procès de Nuremberg.

 

Inutile de rappeler ici les arguments des révisionnistes. Il est légalement interdit de les diffuser publiquement par voie de presse ou dans des publications, mais, hélas pour leurs adversaires, ils sont convaincants, et ils sont pour le moment sans réplique autre que la censure, les historiens officiels s'étant contentés de reconduire contre les révisionnistes un anathème religieux sans répondre réellement à leurs arguments.

 

Demandons-nous cependant pourquoi les thèses révisionnistes suscitent une telle haine -- car le moins que l'on puisse dire, c'est que le sujet est sensible. Pourquoi la déportation des Juifs a-t-elle donné naissance au culte de la "shoah"? Pourquoi ces cérémonies officielles permanentes, ces émissions de télé permanentes, ces films, ces allusions continuelles, dans les médiats, ces livres redondants et ces commémorations? La réponse la plus courante, celle que l'on obtient quand on interroge une personne non prévenue et de bonne foi, c'est que les juifs ont été victimes du plus grand crime collectif de l'histoire, et que cela mérite, ou en tout cas explique, une expiation permanente. De plus il faudrait constamment rappeler "ce qui s'est passé" afin d'éviter que cela ne se renouvelle. Dans cette optique, ceux qui nient le génocide sont des cryptonazis qui essaient de blanchir Hitler. Cette réponse est insuffisante car des atrocités dont l'ampleur dépasse celles dont il est question ici, ont été tranquillement oubliées, la traite des noirs par exemple, ou les massacres qui ont accompagné la colonisation de l'Afrique, ou l'extermination des indigènes qui résulta de la colonisation de l'Amérique. Et, plus près de nous, la longue liste des crimes commis pour l'Humanité par les alliés. Les révisionnistes sont plus près de la vérité quand ils expliquent que l'acharnement avec lequel on les poursuit provient du fait qu'ils ont mis le doigt sur les mensonges que les Alliés ont forgés afin de légitimer la seconde guerre mondiale et l'ordre qui en est résulté. Ainsi le mythe des chambres à gaz servirait de clef de voûte au monde moderne: il justifie la destruction de l'Allemagne, les crimes commis par les vainqueurs (tout est permis pour vaincre le diable), le découpage des frontières de l'Europe (l'Allemagne a perdu un cinquième de son territoire, douze millions de ses ressortissants ont été chassés de chez eux, deux millions aux moins ont été massacrés, la Russie s'est agrandie de territoires allemands et la Pologne s'est déplacée de deux cent kilomètres vers l'ouest). Ce mythe justifie enfin la fondation de l'Etat d'Israel par "les survivants de la shoah"1. Tout cela devrait donner à réfléchir et mériterait d'être discuté, mais la loi ne le permet pas. Mais tout cela serait-il vrai, l'argumentation révisionniste ne contient pas toute la vérité. Certes l'homme de la rue est maintenant persuadé que les juifs ont frôlé l'anéantissement, et s'indigne lorsqu'on émet des doutes sur ce point. Certes l'antisémitisme est devenu un péché mortel. Certes les Israéliens peuvent tout se permettre. Nier "la shoah" s'apparente à un sacrilège. Et pourtant un résidu obscur subsiste. L'explication des révisionnistes est trop rationnelle. Pourquoi la légende d'une extermination des juifs a-t-elle si bien pris? Alors que tout un chacun peut constater, à tout le moins, que si les Juifs ont frôlé l'anéantissement -- et resterait à établir les modalités exactes de ce frôlement -- ils n'ont cependant pas été exterminés, au sens de ce mot tel qu'il est défini dans le dictionnaire. Pourquoi cette "extermination" est-elle devenue le centre de l'idéologie occidentale? La propagande n'explique pas tout. Un mythe ne se crée pas sur commande.

 

Commençons par le commencement. Pourquoi cette histoire de chambre à gaz a-t-elle pris une telle importance? Contrairement à ce qu'affirme M.Faurisson, qui est généralement mieux inspiré, la preuve de l'inexistence des chambres à gaz n'impliquerait pas que les "exterminationnistes" aient tort. Les Juifs étaient la bête noire de Hitler, et les nazis auraient pu nourrir l'intention de les anéantir sans recourir au gaz. Inversement, même si l'on découvrait quelque chambre à gaz dans quelque camp de concentration, cela ne prouverait pas qu'elle était destinée à tuer tous les juifs que les Allemands raflaient en Europe. Il n'y a pas de lien logique nécessaire entre le génocide et la chambre à gaz. Les deux problèmes sont disjoints, et normalement, la question des chambres à gaz aurait du être traitée comme un point particulier d'importance secondaire -- un détail. (Il y aurait même lieu de se poser la question de savoir si le texte de la loi Gayssot, interprété strictement, comme il devrait être de règle pour la loi pénale, interdit réellement de discuter l'existence de telle ou telle chambre, ou même des chambres à gaz en général. La loi interdit de nier le crime contre l'humanité, elle n'interdit pas de discuter l'instrument et les modalités du crime, d'autant plus que le jugement de Nuremberg n'évoque les chambres à gaz que de façon cursive et allusive sans donner la moindre précision ni la moindre localisation). Mais c'est tout le contraire qui est arrivé. Au lieu de dire: "Ce qui compte, c'est que les nazis ont anéanti des millions de juifs, et peu importe comment ils s'y sont pris", les pontifes de l'Holocauste se sont butés sur la chambre à gaz. Ils se sont enfermés dans un piège, fabriquant ainsi une machine infernale qui, tôt ou tard, leur explosera à la figure. Pouvaient-ils faire autrement? Non. Quand les révisionnistes ont commencé à faire parler d'eux, il y a une vingtaine d'années, il était déjà trop tard. La chambre à gaz était déjà devenue le symbole de l'Holocauste. Elle avait cristallisé en elle une telle communion émotive qu'une marche arrière n'était plus possible. On a donc bétonné, et on continue à le faire, à coup d'intimidations, de procès, d'agressions, de lois d'exception et de surenchère médiatique. Un jour cet immense barrage s'effondrera sur ceux qui l'ont construit. Mais la mobilisation forcenée contre les révisionnistes conduit à un dévoilement sans précédent du fait communautaire judaique, et les méthodes employées conduisent à s'interroger sur la véritable fonction et la véritable nature de ce lien social, auparavant largement insoupçonné.

 

L'histoire montre qu'une situation anormale peut durer très longtemps. Elle ne dure jamais éternellement. "Chassez le naturel, il revient au galop." Tôt ou tard la vérité finit par sortir du puits. L'idéologie s'aligne sur la réalité, et l'équilibre se rétablit. La décolonisation, la fin du "communisme", la réunification allemande comme la désunification yougoslave illustrent cette loi. La croyance aux chambres à gaz est tellement absurde, et le mythe d'une extermination des juifs tellement contraire à la vérité, qu'ils sont appelés à disparaître. Mais comme la civilisation occidentale repose sur cette croyance et sur ce mythe, qui sont aux démocraties ce qu'était la religion à l'ancien régime, la diffusion du révisionnisme entraînera des glissements de terrain spectaculaires. La classe politique l'a compris. Sentant déjà le sol se dérober sous ses pas, elle se raccroche à toutes les branches, d'où ce tam-tam permanent autour de l'holocauste, ces procès à grand spectacle où des octogénaires sont traînés devant des cours d'assises pour répondre de "crime contre l'humanité" à la définition élastique et interchangeable, pour des faits commis il y a un demi-siècle. D'où ces pèlerinages à la maison d'Anne Frank, à la maison des enfants d'Izieu, à la comique chambre à gaz du Struthof, et tout le reste.

 

Au procès de Nuremberg, les juges ont voilé le mode de fonctionnement des chambres à gaz dans un flou artistique. Les historiens qui ont suivi n'ont pas cherché à en savoir plus. Sous la pression des révisionnistes, ils ont été obligés de descendre au niveau des faits, de fournir des preuves, de discuter des chiffres, d'entrer dans des questions techniques. C'est le commencement de la fin. M. Faurisson n'a légalement plus le droit d'écrire publiquement ce qu'il a encore le droit de penser (voir le texte de la loi: "par un des moyens énoncés à l'article 23") mais on a le droit d'écrire: "Toute censure est un aveu. On ne bâillonne que la bouche qui dit la vérité" (Pierre Gripari).

 

Supposons un instant que l'inverse soit vrai, M.Faurisson est un falsificateur de l'histoire. C'est un savant fou. Les révisionnistes exploitent des contradictions mineures entre les témoignages, les montent en épingle, et essaient de semer le doute sur le plus effroyable génocide de tous les temps. Mus par un antisémitisme viscéral, ils nient le soleil à midi. Les déportés ont rapporté ce qu'ils ont vu. Les Allemands ont avoué. Que voulez-vous de plus? Fort bien... Mais alors, pourquoi interdire aux révisionnistes de parler? S'ils ont tort, il suffirait de les laisser s'exprimer pour que l'absurdité de leurs thèses éclate aux yeux de tous. "Sans doute, disent les nouveaux censeurs, mais leurs théories, aussi délirantes soient-elles, risquent de convaincre des personnes insuffisamment éclairées et informées, et de réveiller l'anti-sémitisme". Ici, les défenseurs de l'ordre montrent le bout de l'oreille: "Les thèses révisionnistes sont évidemment absurdes, mais l'évidence de leur absurdité risque d'échapper au public." Ce qui, évidemment, démontre que l'absurdité des thèses révisionnistes n'est pas évidente mais rend évidemment évidente l'absurdité de la thèse des censeurs. Ils manifestent ainsi qu'ils ne sont pas si sûrs que cela d'avoir raison. Si leur foi en la réalité du génocide et des chambres à gaz était ferme, ils n'exigeraient pas de loi antirévisionniste dogmatique. Enfin, ces démocrates avouent ingénument le peu de cas qu'ils font du principal postulat de la démocratie: la rationalité (au moins globale) du citoyen. Le fondement de la démocratie repose en effet sur l'hypothèse selon laquelle les citoyens sont, dans leur ensemble, majeurs, raisonnables, et capables de discernement. Tout cela ne présente peut-être qu'un lointain rapport avec la réalité, mais la démocratie repose sur cette hypothèse. Or ce sont les démocrates eux-mêmes qui, en prétendant censurer et emprisonner les révisionnistes, prouvent par là qu'ils ne font pas confiance en leur propre système. Tant que le bon peuple regarde les jeux télévisés et se passionne pour la politique intérieure et les matchs de football, tout va bien: vive la liberté! Mais qu'une théorie dangereuse pour la classe dominante fasse son apparition..., les masques tombent: on ne laisse pas les enfants jouer avec des allumettes.

 

LA VIEILLE TAUPE

(à suivre..)

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