Entre Allemands et Israël : Histoire..
(Extrait de livre ‘ »Le sionisme en Palestine/Israël,fruit amère du judaïsme »D’André Gaillard-Edition Bénévent- collection Libelli-Nece-2004)
‘..En ce qui concerne les Allemands ,il faut souligner que du génocide hitlérien est né un singulier couple, le couple germano-israélien. Un premier rapprochement eut lieu en 1952 lorsqu'un accord fut conclu entre les deux pays concernant les réparations officielles de l'Allemagne. À la suite des négociations entre David Ben Gourion et le chancelier Konrad Adenauer, ces réparations comportaient la paiement de plus de 50 milliards de dollars à des particuliers et à l'État d'Israël. Elles étaient payables en nature sous forme d'équipements, d'investissements industriels, de pièces détachées, de navires et de locomotives.
À ces aides, proposées spontanément par le gouvernement allemand à titre de compensation envers la communauté juive gravement spoliée, sont venues s'ajouter par la suite des aides bien plus importantes encore, avant tout sous la pression des juifs américains particulièrement persévérants à exploiter, en faveur d'Israël,
Même si une impression s'est répandue chez les Allemands d'être les dindons de la farce d'une " industrie de l'Holocauste ", même si " beaucoup de compagnies allemandes ont le sentiment d'être soumises à un véritable racket par les Juifs américains " comme le dit Deidre Berger, directeur du Comité Juif Américain à Berlin, il n'en reste pas moins qu'une enquête menée en Allemagne et en Israël montre que le soutien de l'Allemagne, quoique fort discret, est absolument central dans les domaines militaire, sécuritaire, politique et économique alors que le comportement de l'intelligentsia française est considéré en Israël comme tout à fait suspect.
Bref, du remords quant au passé et de la volonté d'expiation savamment exploitée et attisée est née une étrange amitié (suivant le mot de Roger Cohen journaliste au New York Times). La méconnaissance de la malignité de l'idéologie sioniste et une certaine lâcheté, lâcheté commune à bien d'autres États occidentaux, ne sont cependant pas absentes de la coupable indulgence de l'Allemagne vis-à-vis d'Israël. Comme le constate Cohen, le rapport annuel sur les Droits de l'Homme édité par le Ministère allemand des Affaires Étrangères au Moyen-Orient ne comporte aucune mention des exactions d'Israël dans les territoires occupés. Seuls, les Palestiniens sont l'objet de critiques. M. Wiener, un diplomate allemand marié à une israélienne, est heureux de vivre en Israël, mais pour préserver la remarquable alliance entre les deux pays, il est contraint, dit-il, à la réserve. " Je pense qu'Israël devrait rendre les territoires occupés [...] Je le dis à mes amis et ils n'ont rien contre, mais en public, en tant qu'Allemand, la seule chose que vous puissiez faire, c'est... la fermer ".


