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Lundi 23 Juillet 2007

Belaid  vide son sac.. (suite)

 

      

 

  (  Extrait de son nouveau livre paru sur site Internet)

 

 

Tout le monde sait que l’Algérie a recueilli, avec la restauration de sa souveraineté nationale, un immense patrimoine foncier et immobilier formé par les terres agricoles dont la colonisation avait spolié le peuple algérien, et par le considérable parc d’immeubles, de villas,d’habitations et de bâtiments de toutes natures ; ce patrimoine foncier et immobilier, devenu

 

propriété de l’Etat, avait pris, d’un point de vue économique, le caractère d’un bien de mainmorte,soustrait aux jeux de l’économie de marché, puisqu’il était exclu du domaine des transactions et de la mise en oeuvre des opérations hypothécaires qui pouvaient faire de lui un facteur actif des contreparties à l’émission monétaire. Mais, cette situation n’effaçait nullement le fait que, potentiellement, ce patrimoine foncier et immobilier constituait un support en puissance d’une ampleur considérable à la masse monétaire en circulation. Il suffisait, pour cela, de transformer la potentialité qu’il représentait en facteur actif de l’activité

 

économique. Autrement dit, l’activation au sens économique du terme, du patrimoine foncier et immobilier détenu par l’Etat constituait, entre les mains des pouvoirs publics, c’est-à-dire des dirigeants politiques du pays, un moyen de parvenir au rétablissement des grands équilibres de l’économie dont se gargarisent ceux qui servent de relais et de porte-voix au F.M.I. et aux prépondérants du libéralisme international. Malheureusement, tout le monde sait aujourd’hui ce qu’on a fait de ce patrimoine. Au lieu de le transformer en actifs mobilisés

 

pour engendrer des ressources financières au bénéfice de l’Etat, on l’a érigé en une mine de transfert de biens au profit des prédateurs, qui se sont constitués des fortunes colossales au détriment de la collectivité. Par la grâce de lois et de textes divers, élaborés pour les besoins de cette opération, on a érigé le patrimoine foncier et immobilier de l’Etat en un véritable système d’enrichissement sans cause, pour une multitude d’individus, devenus par là -même et,pour ainsi dire, par la force des choses, solidaires de la mafia qui étend son empire sur toute l’économie du pays et, partant, sur toutes les institutions qui animent et commandent la vie nationale. Les biens, qui auraient pu servir à désendetter l’Etat, ont été transformés en moyens pour dominer l’Etat et le soumettre à la volonté des groupes d’intérêts particuliers.

 

Avant de s’en remettre aux recettes bien connues du F.M.I. et dont aucun des pays auxquels elles ont été appliquées, n’a réussi à surmonter sa crise économique, l’Algérie disposait d’atouts d’une valeur et d’une efficacité à la mesure des problèmes posés à son économie. Au lieu de déployer un effort d’imagination pour valoriser les atouts dont disposait l’Algérie et tirer avantage des moyens qui lui sont propres, on a préféré s’en remettre aux

 

« recettes miracles » du F.M.I. On a dévalorisé, de cette manière, le patrimoine foncier et immobilier que le Peuple Algérien détenait comme l’un des acquis majeurs de sa lutte de libération nationale.

 

 En réalité, ce recours au F.M.I. ne tardera pas à apparaître aux yeux de

 

l’histoire comme l’un des subterfuges et comme l’une des voies mises en oeuvre dans le but d’annihiler les effets de notre Révolution et de reléguer dans l’oubli le rôle éminemment positif qu’elle tient dans notre histoire nationale.

 

 

                               ( A SUIVRE..)

 

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