Ceux qui tirent les ficelle
Extrait opportun a un moment ou les sionistes jubilent en célébrant le soixantieme anniversaire d'une usurpation,le peuple palestinien commémore les mêmes années de naqba en attendant le retour sur sa terre usurpée grâce ,entre autre ,a l’instrumentalisation de l’ONU des la création de cette institution internationnale au lendemain de la guerre .
La lutte sera longue mais la libération de
la Palestine
ne fait aucun doute. C’est une question de temps,de persévérence et de détermination.
En 1930,
Voici un texte emprunté a mon amiAndré Gaillard que j’ai reproduit dans mon essai intitulé ‘Ceux qui tirent les ficelles’
M.A
Les Nations Unies trahissent un de leurs
Principes les plus sacrés, fondement même
du droit international. »
Le « machin » ;ce quolibet fut utilisé par le général De Gaulle contre les Nations Unies qui commençaient à se mêler timidement il est vrai, de l’affaire Algérienne. Ce président savait de quoi il parlait…L’homme du 18 juin, avait vécu de près ,la naissance de l’ONU, sous les décombres de la défunte SDN ( société des Nations) qui avait perdu toute crédibilité.
Au lendemain de la guerre mondiale qui coûta des dizaines de millions de victimes, l’intention de tous ,était des plus nobles .Etions nous à l’aube d’une ère nouvelle de justice sur terre ? L’euphorie ne dura pas longtemps. Très vite, il fallut déchanter. « Liberté, liberté que de sang a coulé en ton nom !.. »
Dès la naissance de l’ONU, cette auguste instance fut instrumentalisée .Les jeux de couloir firent bonne recette au profit des plus forts et des malins qui, au delà de la guerre froide qui pointait à l’horizon, privèrent le peuple palestinien de son droit élémentaire et universel à la liberté. .Leur pays fut vendu comme une chemise a un sionisme entreprenant. C’est dans ces conditions que naquit Israël, à terme, source de conflits aux conséquences incalculables pour toute la planète.
Voici les principaux épisodes de ce complot évoqués par A. Gaillard professeur en médecine et ancien déporté, dans un livre qui ne trouva d’éditeur,que récemment, pour cause… (Le sionisme en Palestine /Israel ,fruit amère du judaïsme- Edit. Bénévent –collection Libélli-2004 ).
« …Janvier 1947
Le Congrès sioniste exige un État juif sur toute
« Février
Reprise de
Le plan britannique exposé par Bevin prévoit un État palestinien binational avec 5 ans de tutelle britannique, mais ce plan est rejeté et par les Juifs et par les Arabes.
La Conférence demande le recours de l'ONU.
« Avril-juillet
L'ONU, en réponse à la demande britannique d'une conférence, nomme une Commission d'enquête internationale, l'UNSCOP qui est composée des représentants de 11 pays (à l'exclusion des 5 grandes puissances). Ces pays sont les suivants :
- Iran, Inde, Yougoslavie qui souhaitent un État fédéral indépendant avec un État arabe et un État juif,
- Canada, Pays-Bas, Pérou, Suède, Tchécoslovaquie, Uruguay et Guatemala (ces deux
derniers pays déjà connus pour leur appui proclamé au sionisme) se prononcent pour un partage avec union économique.
Pendant le séjour de cette Commission en Palestine, on assiste à une multiplication des opérations d'immigration illégale des Juifs et à des attentats terroristes sionistes dirigés contre les troupes anglaises qui continuent à payer un lourd tribut. À signaler notamment l'enlèvement et la pendaison de deux sergents anglais dont les cadavres piégés explosent lorsqu'ils sont découverts en faisant de nouvelles victimes parmi les soldats britanniques
« Le rapport final de l'UNSCOP recommande notamment :
- la fin du Mandat britannique et une période transitoire avant l'indépendance sous le contrôle de l'ONU,
- la préservation des Lieux saints,
- la résolution pacifique des différends entre les deux parties,
- l'unité économique de la Palestine,
- la reconnaissance des droits des citoyens étrangers à
Les délégués refuse implicitement le partage,
- et décide d'abandonner son Mandat dans un délai de 6 mois si aucun accord n'est conclu entre Juifs et Arabes minoritaires (Inde, Iran, Yougoslavie) recommandent un État fédéral bi- national, tandis que les autres veulent deux États et l'internationalisation de Jérusalem.
«
« L'épisode de l'Exodus
C'est alors que se déroulent les travaux de l'UNSCOP, qu'a lieu cet épisode destiné à forcer les Britanniques à ouvrir les portes de
Un vieux bateau nommé pour la circonstance Exodus 1947, affrété par
Les Britanniques choisissent alors le refoulement : les passagers sont rudement transférés à bord de bateaux britanniques. Après une escale à Port-de-Bouc le 29 juillet, ils débarquent à Hambourg le 8 septembre.
À l'aide d'informations sur le comportement " sauvage " des Britanniques que l'on sait aujourd'hui en grande partie mensongères, l'Agence juive et ses journalistes lancent alors à travers toute l'Europe, les États-Unis et les nombreux pays où les Juifs sont présents, une violente propagande anti-britannique.
Le film « Exodus.. » : une légende efficace
À propos de l'exploitation de cet épisode de l'Exodus par l'intelligentsia juive à des fins de propagande, Christopher Sykes a pu écrire : " Exodus 1947 , fut parmi les plus importants succès du sionisme avant la naissance de l'État d'Israël. Il devint le sujet d'une saga, avec un livre et un film, ayant autant de ressemblance avec les événements en cours que l'Iliade d'Homère avec le siège de Troie " .
« Mais les maîtres du jeu en 1947 sont avant tout les États-Unis et l'URSS.
Aux Etats-Unis, le lobby juif acquis à la cause sioniste, et représentant une puissance financière et électorale considérable, fait pression sur le Congrès américain et sur Truman pour le partage. C'est là la motivation essentielle de la position des États-Unis. Le risque d'une brouille avec le monde arabe est éclipsé par l'intérêt immédiat du Président Truman.
« Quant à l'URSS, c'est avant tout son hostilité à
Sionistes et Arabes face au plan de partage
Les sionistes plaident leur cause avec diplomatie. Ils jouent :
. sur les intérêts électoraux des divers représentants des pays de l'ONU intéressés par la collaboration des organisations juives de leurs pays,
. sur l'histoire des Hébreux et de
. sur les persécutions dont les Juifs ont été victimes au cours des siècles dans de nombreux pays,
. sur la responsabilité plus ou moins importante des pays occidentaux dans le génocide hitlérien,
. sur les réalisations économiques des colons juifs en Palestine, susceptibles de profiter à tous les Arabes de la région, pauvres et peu instruits.
« De plus les sionistes, par la voix de leur président Ben Gourion, à un moment particulièrement crucial où les représentants des Nations Unies étaient excédés par l'antagonisme absolu des forces en présence, avaient accepté un compromis de pure tactique mais particulièrement habile, en déclarant se satisfaire d'une seule partie de
« Les Arabes, au contraire, assurés de leur incontestable bon droit, déclinent d'emblée toute proposition de partage. Pour le Haut comité arabe (HCA) : " Les droits naturels des Arabes de Palestine sont évidents et ne peuvent continuer à faire l'objet d'enquête ". Le Comité rejette désormais toute coopération avec
De nouvelles sous-Commissions sont alors nommées pour réexaminer les demandes palestinienne et juive.
«
« Il en est ainsi pour les pays arabes
De nombreuses résolutions sont votées par les différents pays de
« En septembre 1947 : l'ONU émet un premier vote pour décider de l'avenir de
Le
- 25 voix pour le partage,
- 13 voix contre,
- 19 abstentions.
Mais la résolution, pour être validée, devait obtenir les 2/3 des voix, ce qui n'est pas le cas.
C'est alors que les pressions les plus grandes s'exercèrent sur les représentants des Nations Unies de la part du Congrès, de l'Administration, du Parti démocrate, du président Truman (inquiet pour sa réélection), de l'ensemble des organes du mouvement sioniste présent dans tous les pays. Ils pèsent de tout leur poids pour gagner à leur cause les États les plus faibles.
Il s'ensuit que les représentants de certains de ces États :
« Le 25 novembre : l'ONU (où l'Afrique et une partie de l'Asie n'ont pas encore de voix) émet un second vote pour décider de l'avenir de
En dépit de l'opposition farouche des États arabes et du Royaume-Uni tout à fait convaincu que la création d'un État juif entraînerait une situation continue de violence et de guerre, le projet soviéto-américain de deux États séparés passe en commission.
Le vote est le suivant :
- 25 voix pour,
- 13 voix contre,
- 17 abstentions,
- 2 absents.
« Mais il manque encore 1 voix pour atteindre la majorité requise des 2/3.
C'est alors que Truman jette de nouveau tout son prestige de Président des États-Unis dans la bataille et mobilise tous les moyens dont il dispose, moyens diplomatiques et autres : l'administration des États-Unis menace
« Le sous-secrétaire d'État des Etats-Unis, Summer Welles, a pu écrire à propos de ces événements, nous dit encore D. Vidal : " Par ordre direct de
« Le 29 novembre 1947 : l'ONU vote le partage de
. un État juif de 14 000 km2 avec 558 000 Juifs et 405 000 Arabes,
. un État arabe de 11500 km2 avec 804 000 Arabes et 10 000 Juifs formé de trois tronçons séparés : Gaza,
- enfin, une zone sous régime international particulier comprenant les Lieux saints, Jérusalem et Bethléem avec 106 000 Arabes et 100 000 Juifs.
À noter que l'ONU accorde aux sionistes 50 % de plus que le plan Peel de 1937 soit 60 % du territoire alors qu'ils n'avaient jusqu'alors que 7 % de la propriété foncière ; de plus ce territoire comporte 80 % des terres céréalières de
« La résolution 181 est acquise suivant le vote suivant :
- 33 voix pour la création (dont celles des E.U., de l'URSS et de
- 13 voix contre,
- 10 abstentions (dont celle de
Ainsi se termine à l'avantage du groupe de pression sioniste une bataille fertile en manœuvres, chantages, menaces et coups de bluff.
« L'ONU prévoit aussi dans sa résolution :
- qu'union économique, monétaire et douanière (vue comme " une nécessité absolue ") soit réalisée entre les États,
- que les droits des minorités (bénéficiant d'office de tous les droits civils et politiques) et les principes démocratiques soient respectés,
- que les futurs textes constitutionnels des deux États suivent les normes de l'ONU.
Ainsi s'est décidé légalement, mais manifestement de façon illégitime, le sort de
Or,
« En ne respectant pas ces principes établis par elles-mêmes, les Nations Unies trahirent là l'un de leurs principes les plus sacrés, fondement même du droit international : l'autodétermination des peuples. « (Le sionisme en Palestine/Israël fruit amère du judaïsme- édit bénévent 2004)


