L’eau aussi,c’est la vie !..
Si tu veux que ton frère mange un jour
Donne lui un poisson.
Si tu veux qu’il se nourrisse tous les jours
Apprend lui à pécher. (MAO)
Le problème alimentaire fait actuellement l’objet de nombreux débats internationaux. Cela ne nourrit pas ceux dont la mort de faim est prévisible parce que programmé. On n’ attend pas que l’incendie gagne votre demeure pour penser à réparer la pompe à incendie .C’est pourquoi limitons nous à réfléchir sur les moyens qui épargneraient à nos descendants ,le sort tragique de centaines de millions de petits africains asiatiques ou latino américains
Compte tenu de l’importance du sujet, nous l’aborderons par chapitre afin que la lecture ne paresse pas rébarbative au non initiés. Qui dit production alimentaire dit essentiellement terre, mais la terre serait stérile sans eau. D’ou l’importance à donner par le gouvernement au secteur de l’hydraulique. Dans ce domaine particulier, notre gouvernement a fait ces dernières années, un effort méritoire au point de réduire sensiblement les retards accumulées depuis des années, voir, des décennies. Cela ne veut pas dire que nous sommes au bout de nos peines et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Bon nombre de nos barrages construits à grands frais sont menacés prématurément d’un envasement désastreux. En effet ,le dragage pour désenvaser un ouvrage d’art revient presque aussi cher que sa construction. C’est pourquoi, les experts recommandent de procéder au boisement des collines en amont de l’ouvrage,au moins quatre années avant sa construction, afin de prévenir l’érosion des sols qui lors des orages laverait le sol jusqu’à la roche entraînant l’humus vers le barrage jusqu’à le boucher.
En plus des grands barrages, une multitudes de retenues collinaires jouent un rôle d’appoint non négligeable en matière d’irrigation avec pour objectif : ne laisser aucune gouttes de pluie retourner à la mer.
Il y a le problème de recyclage des eaux usées au bénéfice de l’agriculture tout en contribuant à la protection de l’environnement. Dans certains cas, entre autre, près des décharges publiques, l’eau des nappes phréatiques s’en trouve polluée.
Malgré l’interdiction de creuser des puits sans autorisation certains défient la loi. Particulièrement sur la cote, cela peut entraîner une contamination de la nappe phréatique par une eau saumâtre d’origine marine la rendant inutilisable.
Dans certaines régions comme la vallée du Chélif, le manque de drainage entraîne une remontée de sel ,du fait que l’eau du barrage de Bougzoul traverse une montagne de sel ,vrai poison, pour la végétation.
Tous les efforts réalisés ou a déployer n’auront que l’effet d’un coup d’épée dans l’eau si les agriculteurs ne respectent pas une discipline collective en matière de répartition de cette élément vital, en fonction d’un ordre de priorité .Exemple : Motivés par l’appât du gain, certains vont pomper l’eau d’une rivière ou d’un barrage collinaire à peine suffisant au dépend de cultures maraîchères pour cultiver des pastèque plus rentable financièrement.
L’eau n’est pas seulement utile pour l’agriculture, elle est pour la population aussi vitale que le pain .Tout le monde se souvient des crises vécues il y a à peine quelques années à Alger et ailleurs, particulièrement en Oranie et ses environs,Là aussi ,grâce aux recettes gazières, le gouvernement consacra des crédits appréciables pour l’implantation, le long des cotes, de nombreuse stations de dessalement de l’eau de mer. Cet effort ne sera satisfaisant que si nos dirigeants exigent des constructeurs étrangers, la formation des cadres algériens de façon à assurer la relève, pour les projets à venir.
Cet effort sera vain, s’il n’est pas suivi d’une gestion rigoureuse de la distribution de l’eau à commencer par la rénovation des canalisations vétustes source de déperdition considérable d’une eau de plus en plus coûteuse.
L’autre effort doit être orienté vers la sensibilisation des citoyens pour les inciter a éviter le gaspillage, sous toutes les formes, d’un élément dont dépend notre survie. Mais les plus beaux discours sur l’économie de l’eau serait vain, si au même moment, le citoyen qui n’est pas ‘C.’ voit tel Kamkoum remplir sa piscine ou barboteraient ses rejetons. Sah !.. OUELA LALLA ?
Arabdiou .Mohamed


