Qui est Édouard Drumont ?
J’ai lu des textes contradictoires sur ce personnage .Il semble être un antisémite convaincu .Il semble également faire parti de l’extrême droite de son époque. Au dé là du procès de Dreyfus, Drummond défend des idées à l’opposé d’un Emile Zola,plus proche de la classe ouvrière et des déshérités. Vivant aujourd’hui l’auteur de Germinal se suiciderait de chagrin ? a voir les opprimés d’hier devenir ségrégationnistes et oppresseurs d’aujourd’hui.. Moralité,chacun de nous peut être affecté par la bête immonde.. Deux exemples édifiants :Le peuple allemand,un des plus ’civilisé’ de la planète se nazifia, alors que les stigmates des camps de la mort n e sont pas encore effacer,des juifs font ce que tout le monde sait. .de quoi désespérer..
Ci-joint un texte intéressant,trouvé su r Internet .Au lecteur de se faire une opinion..
M.A
Édouard Drumont (3 mai 1844 - 5 février 1917) est un journaliste et écrivain français.
Porte drapeau de
Son journal La libre parole révéla au grand jour le scandale de Panama ; scandale qui mit en péril la stabilité du gouvernement, en mettant en cause nombre de parlementaires. Le premier numéro parut le 20 avril 1892. Dans ses colonnes, où il manie sa plume caustique, il dévoile avec verve le système politico-financier, presque tout entier tenu par des mains juives. Les articles, écrits à cette occasion, sont ensuite réunis en un volume : De l'or, de la boue, du sang, en 1896.
Il est élu député d'Alger en 1898 par les colons mécontents du décret Crémieux, qui donnait la nationalité française aux juifs d'Algérie.
Né en 1844 d’une famille paysanne originaire des Flandres, Drumont doit, très jeune, subvenir aux besoins des siens car son père est gravement malade. Ce dernier est simple expéditionnaire à l’Hôtel de ville de Paris :
“Moins qu’un autre, le père de Drumont n’était homme à souffrir qu’on mît une chemise de force à l’esprit humain : c’était un de ces rêveurs sages et circonspects, moins têtus, comme on en voit dans nos vieux pays du Nord, avec leurs yeux bleus tranquilles enfantins, et leurs colossales épaules. D’ailleurs ancien élève de l’Ecole des chartes, ami des livres et fort érudit.”
Drumont entre à dix-sept ans, dès la mort de son père, à l’Hôtel de ville où il travaille seulement six mois. Ce n’est pas un zélé fonctionnaire mais on ne le renvoie pas car le souvenir de son père est encore vivant dans les bureaux de la municipalité parisienne. Le rêve de Drumont est de devenir homme de lettres. Il se lance dans le journalisme et entre au Moniteur du bâtiment puis collabore au Diable à quatre un journal de Villemessant (journaliste qui ressuscita, en avril 1854, Le Figaro. Il en fit un journal à sensation et à scandale). Il travaille parallèlement à L’inflexible, un organe antirépublicain où il dévoile les secrets de Villemessant qui le congédie. Il publie des articles dans divers journaux comme
Drumont dénonce le Paris de 1878, annonçant la décadence de la “ville lumière”. La description du Palais-Royal permet à Drumont de livrer aux lecteurs ses convictions monarchistes et sa haine du Paris Républicain : “Que ne trouvait-on pas, d’ailleurs, au Palais-Royal ? Il était au milieu de la ville comme la capitale de cette débauche, maintenant disséminée un peu partout. “
La métamorphose est limpide pour Drumont. Il prétend que la monarchie était autrefois “au centre” de la société, donc son principal moteur alors qu’en 1878 c’est la “débauche, maintenant disséminée”. Le titre de l’ouvrage est déjà significatif : Mon vieux Paris, il s’agit donc d’une vision tout à fait subjective (Mon = celui de Drumont) à la gloire du conservatisme : “vieux”. Avec huit ans d’avance, Mon vieux Paris laisse présager les théories réactionnaires de l’auteur de
Drumont ne manque pas d’associer “LE Juif” au futur de
En 1880, Drumont rédigea l’introduction d’un ouvrage inédit intitulé La mort de Louis XIV. Cet ouvrage fut conçu par les frères Anthoine (garçons de la chambre de Louis XIV). L’introduction que rédigea Drumont consolide l’idée que le judéophobe était également un ferme partisan du monarchisme :
“Louis XIV mourant, comme Louis XIV vivant, représente le XVII siècle dans sa manifestation la plus admirable et la plus élevée.”
Drumont se converti par le Père jésuite du Lac, qui l'a engagé à écrire
En 1885, Drumont célèbre encore sa nostalgie des monarques en publiant un opuscule de quarante-trois pages intitulé Le vol des diamants de la couronne au garde meuble. Appelé à la direction du Monde en 1886, il publie, en avril de la même année,
Battu aux élections générales du 27 avril 1902, il reprit son métier de journaliste et d'écrivain. Le 22 février 1915, il prit la direction du journal Le Peuple français. Sa mort, en 1917, passa presque inaperçue.
Georges Bernanos lui a consacré le livre "
Dans les années 1930, Henry Coston se réclama de Drumont en relançant "
Citation de «
La France
juive»
«Le Sémite est mercantile, cupide, intrigant, subtil, rusé; l'Aryen est enthousiaste, héroïque, chevaleresque, désintéressé, franc, confiant jusqu'à la naïveté. Le sémite est terrien ne voyant guère rien au-delà de la vie présente; l'Aryen est un fils du ciel sans cesse préoccupé d'aspirations supérieures; l'un vit dans la réalité, l'autre dans l'idéal.
«Le Sémite est négociant d'instinct, il a la vocation du trafic, le génie de tout ce qui est échange, de tout ce qui est une occasion de mettre dedans son semblable. L'Aryen est agriculteur, poète, moine et surtout soldat; la guerre est son véritable élément, il va joyeusement au-devant du péril, il brave la mort.
«Le Sémite n'a aucune faculté créatrice; au contraire l'Aryen invente; pas la moindre invention n'a été faite par un Sémite. Celui-ci par contre exploite, organise, fait produire à l'invention de l'Aryen créateur des bénéfices qu'il garde naturellement pour lui.
«L'Aryen exécute les voyages d'aventure et découvre l'Amérique; le Sémite, qui aurait eu une si belle occasion de s'arracher fièrement à l'Europe, à la persécution et de montrer qu'il était susceptible de faire quelque chose pour lui-même, attend qu'on ait tout exploré, tout défriché, pour aller s'enrichir aux dépens des autres.
«En un mot tout ce qui est une excursion de l'homme dans ses régions ignorées, un effort pour agrandir le domaine terrestre est absolument en dehors du Sémite et surtout du Sémite juif; il ne peut vivre que sur le commun, au milieu d'une civilisation qu'il n'a pas faite. «Le malheur du Sémite, - retenez bien cette observation fondamentale en mémoire de moi, - est qu'il dépasse toujours un point presque imperceptible qu'il ne faut pas franchir avec l'Aryen.
«L'Aryen est un géant bon enfant. Il est heureux pourvu qu'on lui conte de ces légendes dont a besoin son imagination éprise du merveilleux. Ce qui lui plaît ce ne sont pas des aventures dans le genre des sémitiques Mille et une Nuits, où des chanteurs découvrent des trésors, où des pêcheurs, jetant leurs filets dans la mer, les retirent pleins de diamants. Il est nécessaire, pour qu'il soit touché, que sur la trame de toutes ces fictions se détache un être qui se dévoue, qui combatte pour une cause, qui se sacrifie, qui aille comme Parsifal à travers mille dangers à la conquête du Saint-Graal: la coupe remplie du sang d'un dieu.
«L'Aryen est resté l'être candide qui se pâmait au Moyen Âge en écoutant les chansons de geste, les aventures de Garain le Loherain, d'Oliver de Béthune ou de Gilbert de Roussillon qui, après avoir refusé d'épouser une fille d'un sultan, transperçait cinq mille mécréants d'un seul coup de lance. Il a écouté longtemps la légende de 89 comme il eût écouté le récit d'un cycle chevaleresque. Un peu plus et les rédacteurs de
«À l'Aryen, je le répète, on peut tout faire; seulement il faut éviter de l'agacer. Il se laissera dérober tout ce qu'il possède et tout a coup entrera en fureur pour une rose qu'on voudra arracher. Alors soudain réveillé, il comprend tout, ressaisit l'épée qui traînait dans un coin, tape comme un sourd et inflige au Sémite qui l'exploitait, le pillait, le jouait, un de ces châtiments terribles, dont l'autre porte la trace pendant trois cents ans.»
[modifier]
Citation de «
La Fin
d'un monde»
«Le cadavre social est naturellement plus récalcitrant et moins aisé à enterrer que le cadavre humain. Le cadavre humain va pourrir seul au ventre du cercueil, image régressive de la gestation le cadavre social continue à marcher sans qu'on s'aperçoive qu'il est cadavre, jusqu'au soir où le plus léger heurt brise cette survivance factice et montre la cendre au lieu du sang. L'union des hommes créé le mensonge et l'entretient : une société peut cacher longtemps ses lésions mortelles, masquer son agonie, faire croire qu'elle est vivante encore alors qu'elle est morte déjà et qu'il ne reste plus qu'à l'inhumer...»


